NEWS (in English) : Bodybuilders trans

Travesti, transgenre, transsexuelle

http://projects.aljazeera.com/2015/11/trans-bodybuilding/?utm_content=main&utm_campaign=ajam&utm_source=facebook&utm_medium=SocialFlow

Article intéressant sur les hommes trans qui utilisent le bodybuilding pour mieux accepter et aimer leur corps.

Publicités

#bodybuilding, #buck-angel, #butch, #ftm, #gay, #homme-trans, #hormones, #lgbtq, #passing, #queer, #transgenre, #transition, #transman, #transsexuel, #travesti

Pulsion sexuelle transsexuelle & théorie de Bersani ?

Travesti, transgenre, transsexuelle

Ma principale pulsion sexuelle n’est pas de me branler ou d’enfoncer ma bite dans des trous et ne l’a jamais été.

Ma principale pulsion sexuelle est dans l’autre camps, celui des corps qui se font pénétrer.

Comment l’expliquer ?

Léo Bersani, un prof de fac et psychanalyste gay américain a développé une théorie interessante, non pas sur l’explication de pourquoi une personne x aime se faire pénétrer alors qu’une personne y aime pénétrer mais sur la logique sous jacente à chacune des positions.

Selon Bersani, il existe dans la sexualité humaine 2 pulsions contradictoires :

  1. l’envie de valider le Moi, de se sentir fort et dans le contrôle, de se sentir conscient de Soi, de s’affirmer
  2. l’envie d’exploser le Moi, de mourir psychiquement, de se perdre, de ne plus rien contrôler, de disparaitre

Selon lui, chacune de ces pulsions peut exister chez tous le monde, quelque soit le sexe, et nous sommes tous capables d’avoir les 2 pulsions.

Selon lui encore, la personne qui pénètre est dans la pulsion 1, celle du contrôle et la personne qui se fait pénétrer dans la pulsion 2, celle du lâcher prise.

Il n’explique pas pourquoi la pulsion 1 ne permet pas de lâcher prise mais pour avoir pratiquer moi même le sexe actif et passif, je peux deviner pourquoi il pense ca.

Dans la position active il faut bander, tenir l’érection, ne pas éjaculer, faire attention de ne pas blesser l’autre, bouger…donc on est exactement dans l’inverse du lâcher prise, on est dans le contrôle de son corps.

De plus, niveau physique, la sensation est concentrée sur quelques cm de gland avec une vague sensation de plaisir dans la zone du pubis.

Donc que ce soit niveau mental ou physique, aucune chance d’être chamboulé par l’experience !

D’où selon Bersani, l’actif n’aime pas le sexe mais le CONTROLE.

Contrôle de son propre corps et contrôle du plaisir de l’autre car l’autre lui a beaucoup de plaisir physique et un lâcher prise qu’il ne peut contrôler.

En effet, dans la position passive, il n’y a rien à contrôler, on écarte les jambes, on lubrifie son trou et on se laisse faire, d’où on peut s’abandonner plus facilement car aucune pression de la performance.

De plus, sentir quelque chose qui n’est pas nous s’enfoncer 15 cm en profondeur dans notre corps n’est pas sans provoquer une réaction physique de notre corps : le corps cherche à expulser l’intrus en contractant les muscles.

Cette invasion physique si elle est bien menée provoque du plaisir corporel TRES INTENSE et ce plaisir finit par provoquer une effraction psychique, comme si la bite qui pénètre le corps  parvient à pénétrer après x minutes l’esprit et à faire perdre tout repère corporel, spatio-temporel, moral et à faire exploser les barrière de la personne pénétrée qui ne pense plus qu’à une chose : se faire ramoner encore !

En quelque sorte, la personne pénétrée donne le pouvoir sur son esprit  à celui qui pénétre et cet abandon de pouvoir et de contrôle de soi est perçu socialement comme une marque de faiblesse, d’où la sexualité des femmes et des gays est présentée comme inférieure, honteuse.

Selon Bersani, le mâle ayant une bite, un truc qui gonfle et qu’il peut enfoncer dans un trou, il est naturellement  plus enclin à avoir des pulsions actives que la femelle qui se voit limitée par la forme de son corps.

Et bien je trouve cette explication éclaire ma sexualité  car dans le sexe en homme actif avec une femme passive je n’arrive jamais à me lâcher, je me dis que je dois contrôler et faire jouir l’autre, je me sens faux et je me fais chier durant la pénétration et je suis agressif après le sexe.

Dans la pénétration passive, je me sens toute le contraire, à l’aise, moi même, je prends beaucoup de plaisir et je suis douce et reconnaissante après le sexe si j’ai eu un orgasme anal.

Donc je peux dire que je n’ai quasi aucune pulsion de pénétrer active mais que je suis souvent envahie par des pulsions fortes de pénétration passive (spontanées ou après avoir vu  ne femme se faire pénétrer par un homme).

Conclusion : au niveau de la sexualité, je me considère à 95% comme une femme passive et ca joue une grande part dans mon idée que je suis peut être transsexuelle car je ne me sens pas du tout gay.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#3-eme-sexe, #actif, #bottom, #gay, #gender-studies, #genre, #leo-bersani, #passif, #queer, #rectum, #top, #transgenre, #travesti

Pourquoi les trans sont les vraies femmes et les vrais hommes

Ca peut paraitre contre intuitif mais je commence à le penser.

Pourquoi ?

C’est simple : une personne qui nait femelle (avec une chatte bien faite qui semble pouvoir un jour recevoir des bites) est incitée depuis la naissance (et même avant la naissance) à être une fille.

Ensuite on lui bourre le crane pour lui dire qu’elle sera une femme.

Pas  n’importe quelle femme, une femme qui aime la bite, qui se rase les jambes et qui fait de la maternité le centre de sa vie.

Du coup quand on croise ce genre de créature on ne sait pas vraiment si elle prend du plaisir sans son role, si elle y croit, si elle habite le personnage où si elle a choisit la facilité à savoir obéir et se conformer à la seule vie qu’on lui présentait comme possible.

Alors qu’avec un male qui occupe un role de femme, là on SAIT !

On sait qu’il jouit à mort en mettant du rouge à lèvre et des bas, qu’il veut plus que tout marcher sur des talons qui lui ruinent les pieds et le dos et qu’il le veut car il sait qu’en faisant cela il sera pris plus au sérieux quand il dira malgré un physique de rugbyman « je suis une femme depuis toujours ».

On sait qu’il ADORE être femme car il est prêt à perdre famille, amis, emploi, argent, réputation, avantages sociaux, avantages de classe, avantages de genre pour PORTER DU ROUGE A LEVRES !!!

D’où la vraie femme, c’est ce male au physique lourd de rugbyman, ce clown triste dont on se moque et non la femelle gracieuse et sexy sur laquelle les hommes bavent du slip.

Idem pour les hommes, le vrai homme c’est la femelle qui se balade avec un god ceinture dans le sac pour faire l’homme au lit car c’est bien plus compliqué et ca demande bien plus de volonté que de sortir une bite de son slip.

D’où les vraies femmes et les vrais hommes ne sont pas ceux qu’on croit !!!

 

 

 

 

 

 

 

Le passing

Travesti, transgenre, transsexuelle

Vaste sujet…

Passer pour une femme. OK mais dans quel but ?

Qu’est ce que ca apporte aux gens d’entendre madame au lieu de monsieur ?

En quoi l’avis des autres doit il nous influencer ?

Veut on passer pour se sentir soi ou pour plaire aux autres ?

Je suis assez perplexe sur la tyrannie du passing.

D’un coté je pense qu’on doit pouvoir s’habiller comme on veut, avoir le genre qu’on veut, et donc si on a une tête de mec et qu’on s’habille en femme en se croyant femme on doit pouvoir le faire librement.

Mais comment ne pas se moquer ou avoir pitié des travestis et transsexuelles qui font mecs déguisés ?!

C’est le premiere réflexe que j’ai et que beaucoup de gens ont.

On se dit qu’ils sont maboules de ne pas se rendre compte qu’ils sont grotesques, d’autant plus quand ils se disent sexy.

Mais en fait ils s’en rendent compte.

Du moins les transsexuelles s’en rendent compte. D’où  la dysphorie de genre.

Les travestis c’est moins sur car ils sont dans le fantasme donc dans un ego trip où ils sont leur propre star, ils sont à leurs yeux la plus belle femme du monde quand ils enfilent leur tenue de wonder woman.

Donc ceux qui sont ridicules : soient ils s’en foutent totalement des normes (ce qui est impressionnant pour les autres et ils sont alors parfois dans une démarche queer), soit ils en souffrent mais ne peuvent pas faire autrement que de se mettre en femme, quitte à se ridiculiser en public.

Et je commence à penser que ces gens qu’on trouve ridicules sont plus femmes que les « vraies » femmes sexy qu’on nous vend dans les médias !

 

#3-eme-sexe, #dysphorie-du-genre, #gender-fluid, #gender-studies, #hormones, #lgbtq, #mtf, #oestrogene, #passing, #queer, #transgenre, #transidentite, #transition, #transphobie, #transsexuelle, #travesti

Fuck the D.S.M.

Travesti, transgenre, transsexuelle

Le D.S.M. est un manuel médical américains qui liste les maladies mentales et les troubles du comportements.

En 30 ans il a quadruplé en volume !

C’est un livre très stratégique aux USA car les assurances privées qui remboursent les frais de santé se basent souvent sur ce livre pour déterminer si un traitement doit être remboursé ou non.

D’où pour les personnes dites « transsexuelle » dans le D.S.M. 3, puis ayant un « trouble de l’identité du genre  » dans le D.S.M. 4 et enfin juste une « dysphonie du genre » dans le D.S.M. 5, être listés comme malade mental est souvent la seule solution pour obtenir ce qu’elle désirent à savoir des modifications corporelles couteuses en payant le moins possible.

Le D.S.M. traditionnellement distingue très clairement  les cas (oui, nous sommes des cas, des sortes de cobayes qu’on analysent) dits « travestis » des cas dits « transsexuelles ».

En gros le travesti est un fantasmeur qui se branle en collant, qui garde une identité d’homme quand il est habillé  en femme, il n’a aucune envie de changer de genre, de sexe ou de vie, il veut juste jouir avec du tissu qu’il érotise et dès qu’il éjacule tout retombe et il redevient normal et fréquentable !

Il y a surement du vrai dans cette vision, moi même je me voyais comme ca pendant assez longtemps.

Le premier soucis est que cette forme de sexualité, d’expression de la pulsion est perçue comme pathologique.

Putain, au nom de quoi des gens peuvent avoir une légitimité pour dire quelle sexualité est pathologique et quelle sexualité est saine ?

Je comprends qu’on puisse stigmatiser des sexualisés qui impliquent de faire souffrir autrui sans son autorisation mais pourquoi stigmatiser des sexualités qui ne font de mal à personne ?

Pourquoi le sexe gay était dans le D.S.M. jusqu’en 1973 ?!

Je ne sais pas si les gens se rendent compte de ce qu’on vécu les gays pendant 50 ans aux USA.

On les enfermait dans des asiles pour leur faire des électro-chocs ou leur enlever des bout de cerveau, tout ca pour tuer la pulsion sexuelle gay !!!!

Tout cela au nom du D.S.M., d’où pour moi le D.S.M. est un tissu de connerie sur pas mal de concept dont la sexualité et le genre.

En 1973, l’homosexualité est sortie du D.S.M., comme par miracle mais pas complètement car elle fut replacée par le diagnostic d’homosexualité ego-dystonique. En clair être gay mais en avoir honte et vouloir ne plus l’être. Donc inversement du diagnostic : ce n’est plus être gay qui est une malade, c’est refuser de l’être !

Le « problème » trans est en train de suivre la même voix : vouloir changer de sexe n’est plus un trouble de l’identité du genre mais les symptômes de souffrance qui peuvent y être liés, symptôme qu’on nomme dysphorie du genre sont maintenant le nom de la maladie !

Précision qu’il est possible de vouloir changer de sexe  et ne pas avoir de dysphorie de genre et qu’il est possible d’avoir une dysphonie du genre sans vouloir changer de sexe (en étant un travesti par exemple).

D’où la situation est assez complexe et on sent que le D.S.M. va bientôt virer de ses pages tout ce qui touche au changement de sexe.

Le D.S.M. commence à admettre que le monde ne se divise pas entre homme et femme, entre travestis et transsexuelles.

En effet, il admet l’existence d’identités entre homme et femme (identités transengenre) et des passerelles entre travestis et transsexuelles.

Avant, la frontière entre travesti et transsexuelle était perçue comme hermétique et c’était à mon sens une erreur.

En effet, l’experience montre qu’un certains nombre de gens qui correspondent au diagnostic de travesti se dirigent lentement mais surement vers une identification transsexuelle à savoir que ces gens  réclament un jour un changement de corps irréversible par les hormones et/ou la chirurgie.

Dans le passé, ces gens voyaient leur demandes refusées sous prétexte que pour être une VRAIE personne transsexuelle (transsexuelle dite primaire) il fallait le savoir depuis l’enfance, le dire haut et fort depuis l’enfance, être un homme incapable de vivre en homme, aimer les hommes, bref n’avoir jamais pu s’adapter dans la vie en tant qu’homme et être une sorte de junkie suicidaire désirant le changement de sexe ou la mort.

Tous ceux qui se découvrent l’envie de changer de sexe après l’enfance, disons passé 12 ans, ne seraient que des pervers sexuels, influencés par la testostérone et désirant être ce qui les excite à savoir une femme sexy.

Et bien tout ca est en traine de changer car la psychiatrie moderne commence à admettre qu’on peut vouloir changer de sexe à 40 ans en ayant découvert ce désir parfois à l’age adulte et que cette envie n’est pas moins valide que lorsqu’elle apparait à 5 ans.

Donc bientôt le changement de sexe sera en libre service, avec des greffes d’organes qu’on fera pousser en labo !

Vive le transhumanisme et mort au D.S.M..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#3-eme-sexe, #dsm, #dysphorie-du-genre, #gender-studies, #genre, #mtf, #psychiatrie, #queer, #sexe, #suicide, #transgenre, #transidentite, #transition, #transsexuelle, #travesti

Les gens qui m’inspirent

Durant x années passées online à chercher des solutions à mon problème et à essayer de comprendre qui j’étais et comment je pouvais vivre, j’ai découvert x personnes dont les théories et idées m’ont séduites et m’ont aidé à me sentir autrement que malade mental.

Sur le plan purement théorique, il y a bien sur Judith Butler et ses collègues de la théorie queer et du gender studies, 2 champs d’études universitaires qui viennent des USA et qui s’inspirent des philosophes français dit de la French Theory (Michel Foucault, Jacque Derrida…).

Je n’ai pas le niveau théorique pour lire et comprendre vraiment ce que disent ces gens mais j’essaye de temps en temps et parfois je comprends des choses qui changent pas vision du monde.

Et il y a une chose que j’ai bien pigée : être hors norme dans le genre, l’expression du genre ou dans la sexualité ne signifie pas être malade, inférieur, monstrueux… au contraire, c’est être totalement normal au sens du D.S.M.  qui signifie qu’on a un truc qui cloche quelque part car on s’adapte hyper bien a une société qui à mon sens est malade.

Grace à ces gens, je ne me vois pas comme une personne ayant un problème que je dois cacher aux autres de peur d’être banni de la société mais comme une personne ayant des solutions aux problèmes inconscients des autres !

Grace à eux je pense que dévier des normes du genre et du sexe est une chance car on voit la société sous un autre angle, angle qui est peut être plus riche et plus intéressant que l’angle dominant.

Voici la liste des gens qui m’ont inspiré :

  1. Judith Bulter
  2. Léo Bersani
  3. Kate Bornstein
  4. Leslie Feinberg
  5. Gayle Rubin
  6. Julia Serano
  7. Buck Angel
  8. Justin Vivan Bond
  9. Our Lady J

 

J’essayerai plus tard de dire quelques mots sur chacune des ces personnes.

 

 

Le suicide

L’idée de me suicider est une idée que j’ai assez souvent à l’esprit.

J’ai cette idée depuis environ 7 ans, en gros depuis une rupture amoureuse avec une femme à laquelle j’étais très attaché dans ma vie de mec et que j’ai fréquentée 5 ans.

Suite à cette rupture je me suis enfoncée dans le fantasme d’être une femme et je pense que cette relation amoureuse me servait de raison pour rester un homme.

L’envie d’être une femme n’est pas venue après la rupture, elle était présente bien avant de rencontrer cette femme d’ailleurs donc ce n’est pas suite un un mécanisme d’incorporation dans le deuil  que j’ai eu soudainement l’envie d’être une femme.

J’ai cette envie, de façon plus ou moins claire depuis que je suis ado et mon explication était à l’époque : « j’aime tellement les femmes que j’ai envie d’être comme elles ».

C’était surement plus rassurant que de me dire : « je ne désire pas les femmes mais je désire être femme ».

Donc le suicide. Quand est ce que j’y pense ?

Principalement à chaque fois que je me dis que je ne serai jamais une femme et que je suis une homme déguisé en femme, soit car je trouve que j’ai un physique de mec quand je suis en femme, soit car je me dis que je sais que je ne suis pas une femme et que donc jamais je ne vais faire une transition car je vais abandonner après 3 jours.

Un truc qui me provoque très facilement des pensées suicidaire est de voir des femmes dans la rue qui m’inspirent pour leur physique ou leur tenue vestimentaire.

Je les regarde comme si elles étaient des merveilles inaccessibles ayant un pouvoir hors norme et je me dis :

« c’est CA que je veux être, voilà MA place, la vie que je veux, je suis du mauvais côté et c’est INJUSTE ».

Et je réalise bien que que je n’ai aucune possibilité d’avoir leur corps femelle et je pense alors au suicide (suicide immédiat, impulsif).

Puis, je me reprends et je me dis que je peux commencer un parcours trans et essayer de me rapprocher de ce corps femelle que j’ai envie d’avoir.

Mais  très vite, je me dis que je ne suis pas trans car je sais que je ne suis pas une femme, que le parcours sachant ca est inaccessible, que de toute façon même si on se sent femme c’est l’enfer donc la transition me semble de la science fiction.

Du coup je perds tout espoir et je pense au suicide de façon moins impulsive, de façon plus organisée, à moyen terme, quand cette envie d’être non femme sera trop dure à supporter et je me dis qu’en attendant je vais rester dans ma chambre à fantasmer online et à attendre la mort au lit !

D’ailleurs je me couche souvent avec l’espoir de ne pas me réveiller, de mourir dans le sommeil, car je ne suis pas du tout attachée à ma vie ou à la vie en général.

La dernière fois que j’ai pris l’avion il y a 6 mois j’espérais qu’il s’écrase !

Et le meilleur moment de  ma vie c’est quand je vais me dormir car je me dis alors que je ne vais souffler un peu et ne plus avoir l’idée obsédante, stupide et déprimante de vouloir un corps femelle dans une société misogyne, homophobe et transphobe !

Je ne pense pas au suicide car je me déteste en homme. Je n’aime en homme. Mais je n’ai pas envie d’être un homme. J’ai envie d’être une femme.

C’est quand je me vois en femme et que je trouve que je fais bien trop homme pour espérer passer en femme, que je ressens un mal être qui je pense se rapproche de la dysphonie de genre.

Là aussi je pense au suicide car je ne vois plus d’issue à mon problème.

Donc je dirais que ce qui me fait tenir en homme c’est l’idée qu’un jour, peut être, je vais me sentir femme et trouver l’énergie de commencer une transition.

Une sorte de rêve qui donne un espoir !