Psychiatrie mon amour !

Travesti, transgenre, transsexuelle

6 ans et demi  de thérapie, pour en arriver où ?

A ce site !

C’est dire que la psychiatre n’a aucune efficacité pour les gens comme moi.

Est ce la preuve que nous ne sommes pas malades ou que nous sommes incurables ?

Voici mon expérience avec la thérapie :

L’ANPE m’envoie une lettre disant qu’elle met en place un service de soutien psychologique aux chômeurs de longue durée car il peut exister des freins psychologiques à l’emploi.

Je me dis pourquoi pas, ça peut être intéressant.

Je me présente donc à un rdv et on me dit que la prestation est finalement annulée  et qu’il n’y aura pas de psychologue pour m’aider.

J’en avais parlé avant d’y aller à l’assistante sociale qui me suit donc lorsque je la revoie elle me demande comment ça c’est passé et je lui explique que rien ne s’est passé car c’est annulé.

Elle me dit alors qu’il existe des consultations gratuites avec un psychologue pour les rsmistes et me propose de m’inscrire.

Je dis OK.

Et c’est comme ça que j’ai commencé à raconter ma vie à une personne payées pour m’écouter !

LE PSYCHOLOGUE = 1 an

En y allant j’avais peur de dire que j’étais un travesti car je me disais que le psychologue allait le dire à l’assistante sociale qui allait le dire à la police qui allait le dire aux RG et que du coup je serais fiché à vie !

Enfin, j’exagère mais je pensais que le dire pouvait m’apporter des soucis au niveau local avec le rmi.

Puis après x semaines, j’ai dit au psychologue que j’étais une travesti et que le fantasme d’être femme polluait en quelque sorte ma vie.

Le suivi était de 1 fois tous les 15 hours, 1h d’entretien.

Après 6 mois le psychologue a demandé une dérogation pour me suivre 6 mois de plus car la durée était limitée à 6 mois.

Je lui ai demandé si elle pensait que j’étais borderline ou bipolaire et elle a répondu que non.

Après 12 mois la psychologue ne pouvait plus me suivre car l’était ne payait plus après cette période.

Je suis donc parti avec le rapport suivant à donner à l’assistance sociale :

 » personne avec une intelligence vive, un bon niveau scolaire mais des difficultés à s’insérer (je ne sais plus si c’état socialement ou professionnellement terme qui suivait) à cause d’une recherche identitaire liée à une faille narcissique  »

Et une adresse vers qui je pourrais continuer : le psychiatre/psychanalyste/sexologue chez qui elle a fait un stage pendant les études.

Donc 1 an de thérapie avec un psychologue et on m’oriente vers un psychiatre.

Le psychiatre 1 = 4 ans

Je vais donc voir ce psychiatre et il me propose une thérapie en face à face.

Pendant 4 ans, je vais lui raconter ma vie 1 fois par semaine.

Après 3 ans il me propose une hospitalisation pour voir comment je suis quand je suis hors de ma bulle, en société (tu parles d’une socialisation !) et pour que je reprenne un rythme de vie normal (je vis la nuit, il pensait que c’était un soucis, moi non).

Je lui dis que je veux bien y aller le jour mais que la nuit ça ne sert à rien car je ne suis pas en dangereux donc pas besoin de me surveiller.

Il me propose donc un hôpital de jour. On  fait ensemble une lettre on il explique qui je suis.

Après x mois pour avoir le premier rdv (la lettre c’état perdue et on a du en faire une autre) je suis reçu par une psychologue.

Je raconte ma vie pendant 1h au moins et  la personne me dit qu’elle ne peut pas me prendre en hôpital de jour car c’est trop médicalisé pour moi.

Je lui demande si elle est psychologue, elle réponds que oui, je lui dis alors que je veux parler à un médecin car seul un médecin peut décider si j’ai besoin d’être dans un hôpital ou non.

Elle me donne rdv avec le chef du service.

J’explique qui je suis au chef du service avec le psychologue présent lors de l’entretien.

Il me répond la même chose que le psychologue : pas besoin d’hôpital.

Il propose la socio-thérapie pour commencer : une sorte d’hôpital de jour light, qui au lieu de durer toute la journée tous les jours comme l’hôpital de jour dure 1h30 à 2h30, 3 fois par semaine et il me dit que si ce n’est pas assez on reparlera de l’hôpital de jour.

Donc je commence socio-thérapie qui consiste à faire de la peinture et de la lecture avec des dingues que je trouve tous bien plus malades que moi donc je me dis que c’est logique que je ne sois pas pris en hôpital de jour si là bas c’est encore plus médicalisé.

Pendant 1 ans je ferais en parallèle 1 séance chez le psychiatre et la socio-thérapie.

Après 1 an de socio-thérapie je laisse tomber le psychiatre à cause d’un trou dans la CMU de 2 mois qui a fait qu’il voulait que je revienne quand j’aurai CMU.

Bilan de ce que je retiens du psychiatre :

  •  je m’identifie à l’imago de la mère (il me dit ça après 4 ans !)
  •  je n’ai pas assez les pieds sur terre pour faire une psychanalyse
  • je suis un petit pervers et non un grand pervers

 

La socio-thérapie

2 ans dont 1 an sans le psychiatre que j’ai vu 4 ans.

Je ferai 2 ans de peinture et un peu de lecture avec comme résultat suivant : je suis viré par le chef de service car selon lui je ne suis pas vraiment malade et qu’il faut que je m’enlève l’étiquette de malade mental pour voir comment j’évolue sans elle.

Une des raisons est surement aussi que j’ai lu un texte sur le fist fucking dans le groupe de lecture et que le psychiatre a fait un caca à cause de ça !

Le chef du service me demande quel est mon problème selon moi.

Et là je dis : je pense souffrir  de dysphorie du genre.

Il me demande ce que c’est la dysphorie.

Je ne sais pas s’il me teste pour voir ce que j’entends par là ou s’il ne connait pas le sens de dysphorie du genre.

Donc je lui explique que j’ai envie d’être une femme.

Le gars est là depuis 2 ans quand il me demande ça !

Il me répond que c’est pas en soi une maladie et que de plus en plus de psychiatres pensent que les trans ne sont pas malades.

Il dit aussi que les psychiatre ont peur des trans car ils n’y connaissent pas grande chose car ils ne sont pas formés que le sujet.

Et il rajoute tout content de lui : « mais nous avons un spécialiste maison de la question ! »

Donc il me propose thérapie individuelle avec ce spécialiste et j’accepte bien sur de le rencontrer.

Ce spécialiste est psychiatre/psychanlyste, comme le  psychiatre que j’ai vu avant pendant 4 ans.

 

Le psychiatre 2 = 1 an et demi

Lui trouve assez vite que je peux faire une psychanalyse et me propose de parler allongé contrairement au psychiatre 1 qui pensait que je n’avais pas assez les pieds sur terre pour le faire.

Il me dira, ce qui est comique, que c’est peut être le psychiatre 1 qui n’étais pas prêt à faire une analyse avec moi.

1 an et demi à raconter mes rêves et à entendre le gars voir des symboles phallique partout !

Un bel exemple : j’oublie une petite bouteille d’eau sur le sol à coté du canapé.

Il me voit devant l’immeuble 5 minutes après mon départ de son cabinet et me dit que j’ai oublié la bouteille.

Je lui demande de me la garder.

Il refuse et me dit de la prendre à l’entrée ou elle va partir à la poubelle.

Je lui demande pourquoi, il me répond que c’est pas son rôle de la garder !

Là je réfléchis 1 semaine et je lui demande :  » si j’avais perdu un parquet de mouchoir, vous l’auriez gardé ? »

Sa réponse : « oui ».

Moi :  » donc la bouteille vous la refusez car c’est un symbole phallique ? »

Lui :  » OUI  »

Comique ?!

Ma mère étant mourante, je fais une pause, elle meurt 1 mois plus tard et je ne revois pas le psychiatre pendant 6 mois en tout.

Avant de faire la pause je lui avais demandé si j’étais trans et sa réponse fut NON, qu’il me voyait bien porter des couches par contre et que je ferais un meilleur psychanalyste que trans.

Après 5 mois sans thérapie e contacte un nouveau psychiatre spécialisé dans les trans.

 

Psychiatre 3 = 2 mois

Lui, il n’est pas psychanalyste et il propose donc de parler en face à face.

Il me dit que je suis peut être un cas complexe de trans et qu’en tout cas j’ai une recherche liée au genre et à l’identité.

Pour lui jeje suis pas un simple travesti qui fantasme.

Je retourne voir le psychiatre 2 après 1 mois avec le psychiatre 3, notamment pour lu dire que le psychiatre 3 n’est pas d’accord avec lui puisqu’il ne dit pas que je ne suis pas trans.

J’ai alors 2 psychiatres.

Un pour une analyse, l’autre pour une thérapie en face à face.

Voilà où j’en suis !

Thérapie commencée il y a 8 ans, 6 ans et demi de thérapie individuelle et 2 ans de thérapie en groupe.

Tout ça pour en arriver où ?

A me dire que je ne suis pas un homme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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