Fluctuation de l’envie d’être femme BIS

Travesti, transgenre, transsexuelle

Une personne ayant une situation proche de la mienne, donc un travesti qui vit en homme et qui se demande s’il n’est pas transgenre ou transsexuelle sous le masque travesti m’a dit que selon elle mon envie fluctue car je lutte contre l’envie.

Sur le coup je me suis dit qu’elle avait peut être raison.

Donc j’ai essayé de comprendre la dynamique.

Chez moi la pulsion d’être femme ou de changer de sexe monte petit à petit, que je lutte quelques jours/semaine et au bout d’un moment la pulsion est plus forte que la défense et je « craque » et je me mets en femme, en général pour sortir en femme et occasionnellement baiser avec un mec (plus pour être en femme avec un mec que pour le mec) ou me je me gode seule chez moi, voire je me contente de plus en plus de fantasmer en faisant une annonce online.

Après avoir fait joujou quelque heures en femme, la pulsion diminue voire disparait carrément et je ne pense plus vraiment  changer de sexe, je me sens plus ou moins en paix.

Mais la pulsion revient, dans 3 jours, 12 jours, 1 mois, 2 mois…et elle est plutôt plus forte que plus faible avec l’âge qui avance !

Donc peut de chance quelle disparaisse un jour.

En tout cas la thérapie ne fait pas disparaitre la pulsion et  elle est de plus en plus tyrannique cette pulsion : quand elle est là, pus rien ne compte à part être femme.

Visiblement ce n’est pas la résistance qui provoque la mort de la pulsion, au contraire, plus je résiste et plus elle monte, c’est bien le passage à l’acte qui tue la pulsion.

D’où à première vue on se dit qu’il n’y a pas fluctuation car je résiste mais car je cède.

Mais on peut aussi voir les choses autrement :

Le fait de résister fait monter la pulsion, elle devient de plus en plus forte, jusqu’à devenir intenable.

Là, je passe à l’acte. Cet acte tue la pulsion.

Comme la pulsion était forte une fois qu’elle  baisse il y a un grand vide qui donne l’impression d’une forte fluctuation.

Mais la pulsion est elle vraiment morte ?

Peut être qu’elle semble morte car elle est monté haut, trop haut et donc en comparaison quand elle est moins haute elle semble morte.

D’où impression de fluctuation.

Mais que ce passerait il si je ne luttais pas, si je laissais la pulsion s’écouler sans entrave, dès qu’elle apparait ?

Peut être que le besoin d’être femme qui accompagne la pulsion serait moins envahissant, moins violent, moins fluctuant mais plus stable, plus constant.

Et alors il y aurait toujours la même quantité de pulsion mais repartie, un peu d’envie d’être femme tous les jours plutôt qu’un pic pendant x jours et rien ensuite pendant x semaines.

Donc cette personne a peut être raison ?

Si j’accepte le fait que je suis quelque part une femme, que je m’autorise à être une femme légitime, tous les jours, en vivant en femme, la pulsion n’étant plus entravée, elle n’aura peut être plus cette dynamique d’accumulation jusqu’à débordement.

Il serait alors en théorie possible d’avoir envie d’être femme de façon continue ou du moins de façon bien moins fluctuante.

Et serait alors dpossible d’envisager une transition de façon réaliste.

Il y aurait aussi probablement moins de souffrance car la fluctuation provoque une souffre de 2 façons :

  • en créant ou au moins en renforçant un doute sur qui je suis, doute qui  provoque l’impossibilité d’avoir un projet de vie  réaliste ;
  • en créant un vide terrible qui apparait quand la pulsion disparait et d’une certaine façon ce vide est plus pénible que la lutte contre la pulsion.

Je vais en parler au psychiatre  mardi 29 décembre à 21H30 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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