EUREKA, j’ai compris la dynamique pulsionnelle

Travesti, transgenre, transsexuelle

 

LA PULSION TRANS :

Jusqu’à présent, je me disais que je ne pouvais pas me dire femme, pas me dire trans et pas changer de sexe pour 5 raisons :

1) FLUCTUATION  DE LA PULSION

Le fait que l’envie de changer de sexe soit TRES fluctuante, passant d’une certitude (je vais commencer une transition à moyen terme) à une indifférence ou rejet (idée farfelue qui apparait comme de la science fiction)

 

2) CORPS MALE

Le fais que je vois bien que j’ai une corps mâle, que tout le monde me voit homme et que donc je ne me sens pas légitime mais ridicule si je commence à me voir femme.

3) PEUR

La peur du rejet social, de me retrouver un déchet social car je perçois la vie trans comme socialement chaotique.

 

4) FANTASME SEXUEL

Comme la pulsion était soulagée par le sexe je me disais que c’était  juste un fantasme sexuel et je sais qu’il est impossible de vivre dans le fantasme

5) TROUBLE  MENTAL

Je me disais et je me dis toujours en partie que cette envie d’être femme est peut être la conséquence d’un trouble mental borderline ou bipolaire

 

C’est clairement le point 1) ce qui me bloque le plus car sans envie qui dure plus de x jours, impossible même d’acheter une paire de lunette féminine !

Comme l’envie passait de tout à rien avec le sexe, je me suis dit que c’était sexuel ou au pire un trouble de l’humeur bipolaire ou borderline entrainant une libido plus forte.

Et ça m’arrangeait de penser ça car j’ai trop peur de me voir femme ou trans car je sais ce que ce ça implique : une transition

Je ne suis pas comme ces trans qui veulent prouver qu’ils sont trans, moi je veux plutôt prouver que je ne le suis pas pour éviter la transition car je vois ça comme la fin de la vie normale et le début du chaos, un suicide social.

Je crois avoir trouvé l’explication à cette fluctuation, grâce à un trav en partie, car il m’a dit que selon lui la fluctuation vient du fait que je ne m’accepte pas trans et que je lutte contre la pulsion.

Au début je me suis dit que c’était intéressant mais qu’il se trompe car la fluctuation de tout à rien arrive justement quand je ne lutte plus et que je passe à action en femme et non quand je lutte.

Il n’a rien répondu pour contredire (alors qu’il aime bien contredire) car il n’a sans doute pas élaboré de théorie, c’était juste une intuition chez lui.

Puis j’ai réflechis et je pense qu’il a raison, même s’il n’a pas su expliquer, voici pourquoi :

J’ai compris tout d’abord que la pulsion contre laquelle je lutte n’est pas de baiser, ou de m’habiller en femme car je n’ai aucun honte ou culpabilité à baiser en femme ou à me mettre en femme.

Me goder, être en femme, je fais ça depuis plus de 20 ans et j’ai peu d’anxiété (je n’ai pas besoin de boire comme beaucoup de trav font) en femme, au contraire je me sens moi.

Ca m’a toujours paru EVIDENT que c’était ma sexualité NORMALE que de me faire pénétrer en m’imaginant femme.

Je ne lutte donc pas contre le sexe en femme ou contre le fait d’enfiler des bas car je trouverais ça anormal.

La pulsion contre laquelle je lutte c’est de me dire que je suis une femme, que je vais changer de sexe et que je vais vivre en femme trans.

La pulsion que j’ai en moi depuis très longtemps sans forcement pouvoir la dire clairement : la pulsion d’ètre  femme.

Et depuis plus récemment la pulsion est plus élaborée, plus mentalisée : je veux agir pour avoir un corps femelle.

La pulsion n’arrive pas d’un coup au max, elle monte doucement, plus ou moins vite, en fonction avec les stimuli visuel (les femmes dehors), de l’humeur, les idées que j’ai en tête…

Mais dès je départ, je LUTTE contre cette pulsion, elle n’est pas la bienvenue car je me dis :

« tu n’es pas une femme, tu sais que tu es un homme, donc tu n’es pas trans, donc c’est un fantasme, tu vas te branler et ça part donc tu es un PERVER ou un BORDERLINE ou un bipolaire pathétique qui se trompe et fait chier la terre entière avec ses salades de trans, tu fais pitié… »

Je lutte car si je me dis je suis une femme, je vais m’enfoncer dans la pulsion et me retrouver impuissant, sans barbe, avec des seins sans même être sur d’être capable/de vouloir vivre en femme…

Je sais que si je m’accepte femme psychiquement, ça sera la théorie des dominos après : no limit !

Si je commence à m’accepter femme, je vais vouloir essayer une transition or j’ai peur de commencer une transition car je sais que c’est un truc très compliqué qui demande des sacrifices importants et aussi car je ne sais pas si vivre en femme trans peut me convenir ir ou non.

Mais après tout le doute est normal, c’est plutôt un signe de donne santé mentale car il ne s’agit pas ici de change de couleur de cheveux mais de ruiner sa bite, de risquer le rejet social, d’abimer sa santé…

Comment évolue la pulsion contre laquelle je lutte ?

Elle monte petit à petit, non stop, comme de l’eau qui s’’accumule contre un barrage, le barrage tient mais il ne peut pas se renforcer, il ne fait que faiblir car il se fissure et à un moment il explose car l’eau elle monte non stop.

Quand je passe à l’acte en femme, que je me gode chez moi, que je sors dehors, que je baise avec un mec ou que je passe 6h à envoyer des mails pour dire que je suis trans à la terre entière, c’est que je ne contrôle plus la pulsion, elle a débordé le barrage et je n’ai qu’une idée : devenir une femme ou le dire (en attendant d’agir).

Au bout d’une moment la pulsion retombe car l’eau se disperse, rentre dans la terre, quand elle retombe j’ai moins envie de changer de sexe.
Et comme en général je fais un truc sexuel et que je me branle, elle retombe tellement bas qu’elle semble inexistante.

Je fais le truc sexuel pour tuer la pulsion, pas car j’ai envie de la personne avec qui je baise. Le sexe est un moyen, pas un but. C’est la soupape finale.
Le moteur n’est donc pas purement sexuel même s’il est pulsionnel et que donc la sexualité peut soulager la pulsion.

D’où sensation de passer de TOUT à rien après le sexe, d’autant plus que la pulsion est déjà bien affaiblie par x heures passé en femme à fantasmer que je vais changer de sexe.

Dans les jours qui suivent le passage à l’acte, le barrage se reconstruit donc la pulsion semble encore plus faible, surtout comparée au pic (un peu comme quand on passe sa main sous l’eau brulant, puis sous l’eau chaude, l’eau chaude ne semble pas chaude mais froide).

Et avec un barrage haut, une eau basse, je ne sens rien, je crois que la pulsion d’être femme est morte. Mais elle est peut être là, juste sous contrôle, faible mais présente (tout comme une femme ne se dit pas non stop qu’elle est une femme).

L’idée est alors la suivante :

si dès le début, quand je sens pas pulsion arriver, je ne lutte pas, que je me dis « ok, je suis trans, je vais vivre en femme, c’est cool », je me mets alors en en femme quand elle est encore faible, sans chercher à la contrôler mais à le vivre, à laisser l’eau découler à travers un trou dans le barrage, la pulsion restera assez stable, plutôt basse.

Il n’y aura alors aucune accumulation extreme de la pulsion par être en femme permet de faire écouler la pulsion.

La sensation de trop plein qui entraine le passage à l’acte puis le vide anxiogène disparaîtra.

A la place, il y aura une sensation de pulsion qui d’écoule sans stop and go, de façon continue et harmonieuse.

Un écoulement harmonieux implique d’accepter que je peux changer de sexe, que je suis trans, que je suis femme et donc probablement d’être en femme souvent, juste pour être en femme et ne pas lutter contre cette pulsion.
Si la pulsion est stable, que je suis en femme souvent, le sexe en femme arrivera non pas car je cherche à évacuer la pulsion dans l’urgence mais car je vis en femme et que donc je rencontre des mecs et que ces mecs me proposeront forcement tôt ou tard du sexe.

Je baiserais alors avec eux car j’aime le sexe avec les mecs (je suis 100% passive d’où je me sens super épanouie avec un homme actif, pour tôt dire : c’est vraiment le PIED quand un mec s’occupe de mon corps quand je me sens femme et libre d’être femme !), sans avoir cette idée de tuer la pulsion puisqu’elle sera basse.

Le sexe pourra alors même renforcer la pulsion d’être femme au lieu de la tuer car je me sentirais validée, aimée, crédible en femme et donc j’aurais moins peur et moins envie de lutter contre la pulsion de changer de sexe.

Je pourrais alors surement avoir une vie affective avec des hommes, voire une vie amoureuse de couple car plus stable dans ma tête, mieux dans mon corps, ne me servant plus des mecs pour évacuer en urgence (donc un truc négatif qui signe une défait de la lutte) mais baisant avec eux par plaisir.

L’attention sexuelle quotidienne des mecs m’autorisera à me voir, me sentir, à me penser, à me dire femme car dans leurs offres de coucher avec moi j’aurais le signale suivante : « tu es bandante, je te veux, je veux te prendre ».

D’où la solution à ce chaos émotionnel lié à l’accumulation et à l’explosion de la pulsion peut être simplement de vivre en partie en femme et de me laisser aller sans lutter, sans me dire que je suis trans ou pas trans, que je dois changer de sexe ou pas changer de sexe, juste faire ma vie en femme.

Si m’accepte femme trans et que grâce à cette acception je suis je n’ai plus de fluctuation, tout en ayant un niveau assez élevé d’envie pour être en femme (sans forcement penser au sexe), juste être bien en femme, je pourrais alors commencer à agir, à prendre hormones, à modifier mon corps.

Les hormones peuvent surement apporter un bien être psychique et une meilleur gestion des stimuli qui provoque la production de la pulsion : par exemple voir une femme en collant en me disant que je veux être elle ne sera surement pas aussi fréquent si je vis en femme, que suis en collant moi même et que les hormones féminise ma perception du collant (le collant car je le porte moi librement devant tôt le monde, ne sera plus perçu comme un symbole de féminité absolue interdit et magique mais comme un bout de tissu fragile et peu pratique) et ma production de pulsion (la testostérone accélère les pulsions, notamment sexuelle et être femme est quand même lié au sexe, ce n’est pas hors du champs sexuel)

Avec les hormones je vais voir que j’ai un corps qui fait de plus en plus femelle, qui me plait de plus en plus donc la blocage du corps perçu comme un problème pour me femme légitime va partir et je vais me sentir de plus en plus légitime et de plus en plus femme.

Enfin, un fois le corps féminisé au maximum, je serais probablement assez crédible pour me socialiser en femme sans me faire tuer dehors d’où le peur du rejet sera éliminée en grande partie sachant qu’en femme sans hormones, sans chirurgie et sans aucun entrainement à être femme, les gens semblent me trouver si ce n’est crédible, non ridicule voire assez jolie et les mecs me trouvent souvent bandante !

Vous en pensez quoi ?

Ca me parait assez bien pensé, pas farfelu et ça donne un espoir de voir le bout du tunnel autrement qu’en me suicidant !

Je devrais être psychiatre ou psychanalyste ?

En tout cas le psychiatre dit que ma théorie tient la route et confirme qu’elle aura un impact important sur ma vie si elle est juste.

 

 

 

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