Pourquoi j’ai du mal avec les travestis ?

Pour être honnête, j’ai du mal avec les gens en général !

Car je les trouve souvent peu intelligents, peu cultivés, psycho-rigides et peu ouvert au vrai dialogue sans masque, donc je m’ennuie, je les provoque et on s’embrouille souvent !

J’aime parler et tout remettre en question, contredire, ça énerve aussi les autres qui ont besoin de rester dans leur certitudes rassurantes.

J’ai noté que j’avais du mal à supporter les travestis alors que paradoxalement je devrais me sentir biens avec eux puisque je suis un mâle qui s’habille en femme.

J’ai lu une fois un article qui expliquait qu’entre trans ce n’était pas si simple car chacun ayant sa définition de ce que ça implique d’être une « une vraie » transsexuelle que ça fini souvent en dispute.

Je trouve cette analyse juste mais entres gens moins extrémistes sur le genre que les transsexuelles ? Entre travestis ?

A en croire internet et les réseaux sociaux  ils semblent assez bien s’entendre entre eux.

J’ai longtemps pensé que j’étais un (simple) travesti qui fantasme d’être une femme pour des raisons purement érotique et qui se laisse dépasser par le fantasme en disant qu’il veut être une femme.

Avec le temps, en parlant notamment avec des travestis, j’ai compris que j’étais dans une autre position, bien plus complexe et que j’avais finalement peu de points communs avec eux.

Mon 2 ème psychiatre (j’en vois 2 car je suis TRES malade !) m’a affirmé que je n’étais pas un travesti car j’ai un questionnement identitaire profond (suis je un homme, une femme, un autre genre ?) que les travestis n’ont pas.

Selon lui, les travestis savent qu’ils sont des hommes, ne veulent ni modifier leur corps ni se débarrasser de leur bite, ils adorent leur bite de la même façon que les mâles en homme aiment leur bite, ils aiment être des hommes…habillés femmes !

Ils consultent au mieux pour se débarrasser de la pulsion de s’habiller en femme et non pour savoir s’ils sont des femmes et encore moins pour exprimer l’envie d’être femelle.

Selon cette vision du travesti, en effet je ne suis pas un travesti.

Chez  les travestis ce qui m’agace le plus c’est que je sais qu’il sont hyper narcissiques, qu’ils veulent être le centre d’attention, qu’en femme ils sont en train de jouir littéralement devant moi.

Se montrer, prendre des poses débiles pseudos sexy sur des photos, raconter leurs fantasmes et dire à quels points ils sont féminins  : ça les fait jouir !

Et je crois que j’ai simplement du mal à être le spectateur de cette jouissance car je me sens utilisé pour leur plaisir contre ma volonté.

Le pire c’est les travestis qui se disent « lesbiennes » et me draguent de façon ennuyeuse et prévisible, j’ai envie de les baffer tellement ils m’agacent !

Je déteste être le réceptacle à libido d’un travesti !

Je crois qu’il y a aussi le fait que je les trouve dans 90% des cas grotesque et que les voir se prendre pour des « femmes sexy et désirable » alors qu’ils font mecs MOCHES déguisés me fait pitié !

Je crois que quelque part j’ai peur d’être aussi grotesque pour les autres gens qu’ils ne le sont pour moi.

En fait j’ai peur d’être eux. Est ce un rejet de moi même ?

Leur coté hyper sexuel m’agace aussi car ils ne parlent que de sexe ou de trucs liés au sexe à savoir de leurs fétiches : c’est la catalogue de la Redoute la conversation avec eux !

Je précise que je ne suis pas anti sexe et que  je convois très bien qu’on s’habille en femme pour s’exciter car ça m’excite aussi mais baser tout les conversations autour de ça…

J’aime parler des idées, des concepts, des théories, des émotions, pas de chaussures, maquillage, soutien gorge, ou de combien de mecs j’ai sucé cette semaine, du moins je ne base pas une relation sur ces sujets.

Je ne me vois pas être amie avec une personne juste car elle s’habille en femme en étant mâle !

Mais je crois que ce qui m’agace le plus c’est le coté S.M. de la plupart des travestis (qui sont plutôt du coté masochiste).

Je n’ai rien contre le S.M. mais celui des travestis me pose un gros soucis car il est très clairement basé sur l’idée machiste qu’être féminisé est honteux  et donc qu’être femelle/femme est inférieur à être mâle/homme.

D’ailleurs la plupart des travestis vivent dans la honte, il suffit de parler sur un chat ou un site travesti pour voir que 80% planquent leur face et ne montent que leur cul, leur jambes, leur fétiches…tout en se décrivant comme jolie, belle et sexy !

Je m’oppose de toutes mes forces à cette vision du féminin dégradant et je déteste l’idée qu’être soumis implique d’être féminin ou qu’être féminin implique d’être soumis.

Pour moi me féminiser ce n’est pas me dégrader mais m’améliorer, ce n’est pas m’humilier mais m’affirmer, ce n’est pas me soumettre mais me rebeller.

Donc les annonces de travestis qui disent :   » très féminine puisque grosse salope à jus et esclave obéissante bonne à être utilisée par un maitre »,  je me dis que quelque chose ne trouve pas rond chez les gens qui écrivent ca et qu’ils n’ont rien pigé à la féminité.

Je  ne m’habille pas en femme pour m’humilier, pas pour servir quelqu’un, pas pour érotiser la honte, pas pour m’exhiber et pas pour être un objet sexuel et encore moins pour me punir !

Je m’habille en femme car j’ai envie d’être une femme, car je me sens quelque part plus moi en femme, car ça me donne un pouvoir de séduction, car je trouve ça excitant,  car ça me semble évident que c’est en femme que je dois avoir des relations sexuelles, car ça SOIGNE quelque chose en moi.

Donc pour moi être en femme c’est m’améliorer et non me dégrader.

Paradoxalement, quand je demande à des travestis les 10 mots qui leurs viennent à l’esprit quand ils pensent à eux en femme, ils ne répondent que des trucs positifs  qui tournent atour du plaisir, de la jouissance, de sexe, bref ils jouissent en répondant !

Moi, alors même que j’essaye de m’upgrades en étant en femme, je réponds pas mal de truc négatifs qui expriment une souffrance, une désespoir, un vide, un manque…

Voilà ce que pense des travestis !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités