Transition : de travesti à trans ?!

Travesti, transgenre, transsexuelle

 

Dans le monde trans la transition signifie passer de homme à femme (MtF) ou de femme à homme (FtM).

Mais je n’ai jamais entendu parler de transition pour une personne qui passerait de travesti à transgenre ou transsexuelle.

On pourrait appeler ca TvtTs !

La personne ne se sent pas homme mais trav (en théorie psychiatrique un travesti se sent homme mais on peut contester ce postulat) et ne veut pas être femme mais trans.

Le prochain trend chez les trans ?!

 

#3-eme-sexe, #hormones, #mtf, #transgenre, #transition, #transphobie, #transsexuelle, #travesti

Choisir un psychiatre

Travesti, transgenre, transssexuelle

 

Je pense qu’il est très utile quand on a un questionnement sur le genre/sexe ou une souffrance liée à une situation hors norme vis à vis du genre de consulter un psychiatre.

De la même manière consulter un psychiatre quand on culpabilise d’aimer porter des vêtements féminins est très utile, non pas pour perdre l’envie mais pour ne plus culpabiliser.

Mais il ne faut pas choisir un psychiatre au hasard car il y a beaucoup de psychiatres qui ne connaissent rien sur le sujet voire qui on peur du sujet et qui peuvent aggraver la situation en stigmatisant ou en donnant des médicaments (par exemple des neuroleptique !).

J’ai eu la chance de ne pas rencontrer de psychiatre toxique en thérapie individuelle.

En thérapie de groupe j’ai croisé plusieurs psychiatres avec lesquelles je ne me sentais pas respecté, psychiatres croyants tout savoir et refusant toute possibilité de savoir au patient.

Le plus bel exemple est le suivant :

J’étais dans une thérapie de groupe consistant à choisir un texte et à le lire devant des patients, chacun lisant à son tour et tous pouvant commenter les lectures.

J’ai très souvent lu des textes sur  la théorie queer (Virginie Descente), les gender studies (Gayle Rubin), voire le féminisme (Elisabeth Badinter).

Le groupe était encadré par un psychiatre et un psychologie (GAY!).

A chaque fois le psychiatre avait une attitude négative sur ce que je lisais, critiquant les positions jugée extrêmes de Despente,  me demandant pourquoi je lisais des trucs comme ca…

Le psychologue n’avait pas cette attitude mais ne prenais pas ma défense.

Une fois j’ai lu un passage de Gayle Rubin sur le FIST FUCKING.

Et le psychiatre m’a vite coupé, disant en gros que j’étais un pervers : « pourquoi vous lisez toujours des trucs violents, je suis sur que ca ne vous intéresse même pas et que vous lisez ca uniquement pour provoquer et que ca vous fait jouir… ».

Peu après cette lecture, j’ai été convoqué en « individuel » devant ce psychiatre, le psychologue gay et une infirmière pour m’expliquer !

On m’a reproché de lire des trucs violents et on m’a demandé pourquoi je lisais ca !

J’imagine que le psychiatre pensait que j’allais faire une auto-critique devant mes juges  ?!

Et bien il s’est lourdement trompé !

Ma réponse fut la suivante :

« Quelle légitimité avez vous pour juger la sexualité des autres violente à partir du moment où ces autres aiment ce qu’ils font, le font librement et sans nuire à personne  ? ».

« D’un côté la psychiatrie qui dit que je suis un malade mental car j’aime m’habiller en femme pour baiser et de l’autre la théorie queer et les gender studies disent que je ne suis pas malade et bizarrement je préfère la second version, d’où  je lis cette seconde version pour informer les gens de son existence ».

« Et même si je ne pratique pas le FIST, je me sens solidaire des gens qui le pratiquent car ils sont comme moi maltraités par la psychiatrie d’où je les defends en lisant sur le sujet du FIST ».

Réponse du psychiatre : « vous prenez des médicaments ?!!! »

Moi : « non ».

Le psychiatre : « il serait peut être bon d’en prendre » !

Moi : « quels medicaments, des neuroleptiques ? »

Le psychiatre : « oui, par exemple »

Moi : « hors de question »

Le psychiatre : « pourquoi ? »

Moi : « à cause des effets secondaires »

Le psychiatre : « sur les nouveau il n’y en a quasiment pas »

Moi, sachant que le psychiatre raconte des conneries sur les effets secondaires : « je vais y penser ».

Le psychiatre : « je peux appeler votre psychiatre ? »

Moi : « Oui, voilà son nom ».

Quelques semaines plus tard, le même psychiatre me dit qu’il a appelé mon psychiatre (qui m’a dit texto « pour les gens comme vous les médicaments ca ne sert à rien et ca peut  être dangereux »), que celui-ci n’est pas bavard mais qu’il dit que j’ai bien avancé avec lui, et il me conseille de retrouver voir mon psychiatre (je ne le voyais plus depuis un bon moment).

Il m’a reparlé médicament, je lui ai dit que je n’en voulais pas.

Il a parlé de charge anxieuse pour expliquer que le médicament pouvait m’aider.

Bah oui, quand on a de façon fluctuant en tête l’idée de changer de sexe, on a une certaine charge anxieuse !!

Bref, tout ca pour dire que les psychiatres peu compétents c’est assez courant !

Par la suite, j’a consulté 2 psychiatres au courant du problème trans et des questions sur le genre et les 2 me disent que je n’ai aucun besoin de médicaments, encore moins de neuroleptiques !

Ces 2 psychiatres sont :

  1. Hervé Hubert (qui est aussi psychanalyste donc un peu special !)
  2. Jean Guetta

Les 2 psychiatres sont sympathiques, bienveillants, non stigmatisants, ouverts sur le sexe et je  les conseilles à quiconque a une problématique sur le genre/sexe.

Ils sont bien sur over-bookés et ont  pas mal de trans comme patients.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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EPILATION : EPILATEUR E-ONE

Travesti, transgenre, transsexuelle

Un des gros problème des gens comme moi : les poils !

Qu’on veuille être femme à temps partiel ou à temps plein, être une femme poilue n’est pas bien vu en société.

Sur une femme trans c’est la garantie de passer pour un DINGUE en robe et donc d’être encore plus discriminée !

J’ai donc réfléchi aux solution pour me débarrasser des poils.

Je suis tombée sur une solution qui semble idéale si on n’a pas 10 000€ à mettre dans une épilation laser de tout le corps.

https://www.e-swin.com/fr/

D’après les témoignages l’appareil est efficace et permet une épilation quasi definitive.

 

 

 

 

 

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Pourquoi je ne me vois plus travesti ?

Travesti, transgenre, transsexuelle

Je ne me vois plus comme une travesti mais comme une personne transgenre, voire une personne transsexuelle.

Pourquoi ?

1) le DSM

Selon la définition du D.S.M. :  travesti = homme qui s’habille en femme pour des raisons érotiques ET sans remettre en question le fait qu’il est un homme.

Je précise que je pense qu’un travesti n’a rien à faire dans le D.S.M. car ce n’est pas un trouble mental, au plus une addiction sexuelle, pas plus problématique d’un point de vue intra-psychique que de vouloir sauter des femmes non stop ou de regarder du porno souvent.

Mais sur la définition du mot travesti le D.S.M. me semble assez juste : un travesti se dit homme, aime être homme et ne veut pas ne plus être homme, il veut juste être un homme qui FAIT la femme.

Je m’habille en partie en femme pour des raisons érotiques, aucun doute sur ce point, donc  je remplie la première condition pour être un travesti.

Mais je remets en doute le fait que je suis un homme, tout d’abord en voulant clairement un corps femelle avec un vagin fonctionnel et ensuite en me demandant carrément si je suis un homme ou si je fais semblant d’être un homme.

Je n’avais pas ces doutes il y a 20 ans. Et pas vraiment il y a 10 ans. Mais depuis quelques années, disons 5 ans, ils sont présents. En fait plus je consulte des psychiatres et plus je doute !

Je me pose clairement des questions sur qui je suis et sur comment je dois vivre, allant jusqu’à envisager une transition, alors même que je ne suis pas en train de fantasmer à fond les turbines en femme dans une backroom mais juste en mec faisant du vélo.

D’où je ne remplis pas la 2 ème condition sur la non remise en cause de l’identité de genre.

Le D.S.M. va plus loin en disant qu’être un travesti qui s’excite sans remettre en question l’identité peut être une sorte de phase de pré-transsexualité (comme un pré-diabète !) phase chez certaines personnes qui vont par la suite développer une dysphorie du genre.

Et je suspecte que je suis dans ce cas car j’ai une dysphorie de genre plus ou moins marquée et je pourrais même peut être carrément recevoir le diagnostic de dysphorie du genre.

Voilà la première raison pur laquelle je ne pense pas être un travesti.

2) le psychiatre n°2

Cette définition du travesti est confirmée par mon psychiatre n°2, Jean Guetta, qui est un psychiatre reconnu dans le milieu trans et qui a 30 ans d’expérience, donc pas un débutant sous l’influence du D.S.M. mais une psychiatre dont l’avis ne peut être balayé d’un revers de manche !

Selon lui, je ne suis pas un travesti car je me questionne sur mon genre et je dois essayer de comprendre pourquoi je me questionne sans me fermer aucune porte ni me mettre des étiquettes.

3) les travestis

J’ai beaucoup parlé à des gens se disant travestis online et je réalise que :

  • les travestis adorent le porno impliquant des « shemales », des « femmes à bite« , plus rarement des trans sans bite

=> moi = je trouve ces gens sexuellement repoussants et je ne regarde jamais ce type de porno

  • les travestis s’identifient à ces gens en se mettant à leur place mentalement

=> moi = je ne m’identifie pas du tout à ces gens, je m’identifie uniquement aux femmes dans le porno

  • les travestis ont souvent une dynamique masochiste, basée sur l’humiliation d’être féminisé et de se dire « féminine » en ayant une bite

=> moi = je ne me sens en rien humiliée en femme, au contraire, je me sens validée et affirmée, améliorée et j’aimerais ne plus avoir de bite

  • les travestis ne cherchent pas à passer inaperçus en femme mais à provoquer un désir sexuel chez l’autre, ils caricaturent ce qu’ils pensent être la féminité et confondent le look B.C.B.G. avec le look pute du bois.

=> moi = je ne cherche pas du tout à avoir ce look pute, provoquant, pseudo sexy,  je trouve ca moche sur les femmes alors sur un corps de mec je trouve ca grotesque, je cherche à ressembler à une femme banale de 42 ans  !

  • les travestis se collent des étiquettes sexuelle sans même qu’on leur demande quelque chose, comme pour se présenter comme  males normaux : hétérosexuels ou bisexuels (pour les plus rebels)

=> moi = je ne me vois pas comme attirés par les autres mais par moi en femme, plutôt auto-érotique, avec comme moteur être femme dans mon propre regard et dans celui des hommes.

  • les travestis collectionnent les vêtements pour femmes et en not le centre de leur vie en femme

=> moi = à part le nylon, les vêtements pour femme ne m’excitent pas, j’aime les porter pour me voir femme mais je les vois comme un moyen et non comme une fin donc j’ai quasiment aucun habit de femme

  • les travestis vivent dans la honte, se cachent même sur les sites de rencontre trav (on assiste à un festival comique de corps décapités !), se vivent plus ou moins consciemment coupable de quelque chose, anormaux

=> moi = je sais que vouloir être une femme est peu courant pour un mâle et socialement perçu comme anormal mais ca m’a toujours paru assez naturel d’avoir cette envie, je n’ai jamais vraiment cherché à la supprimer et je n’ai aucune honte, je ne sors pas en femme en plein jour car j’ai peur du rejet et de la violence mais je dis clairement aux gens que je connais que j’ai envie d’être une femme, je montre mes photos en femme et à l’occasion je me montre en femme.

  • Les travestis sont souvent en couple, ont une vie sociale normale en mec, sont intégrés en mecs, ils fonctionnent en mec

=> moi = je n’ai ni femme, ni enfant, ni job, ni logement, je suis comme incapable de m’assumer en homme, donc j’ai quelque chose en plus (une dysphorie ?) ou en moins (une case ?)

 

CONCLUSION :

  • soit je ne suis pas un travesti

et alors je peux envisager que je suis peut être transsexuelle

  • soit je suis un travesti très spécial

bien plus intelligent que les autres et donc plus complexe dans le rapport au travestissement.

 

 

 

A l’aise en femme

Travesti, transgenre, transsexuele

 

Je me sens globalement aussi bien en femme qu’en homme sans le sens où je ne me sens pas déguisée en femme et où au bout d’un moment je ne me dis pas que je suis en femme mais que je suis moi.

Or en femme j’ai peur de rencontrer des gens, d’être agressée, d’être emmerdée, je rase un peu les murs car je sais que si on regarde un peu on voit que je ne suis pas une femelle mais un mâle.

Et j’anticipe qu’un mâle en femme sera perçu comme un maboule et de ce fait maltraité méprisé, ridiculisé…

Donc j’ai clairement une perte de pouvoir social puisque je n’ose même pas entrer en contact avec les autres.

Pourtant malgré cette perte, je me sens aussi bien en femme qu’en homme.

D’où je peux supposer que psychiquement je me sens mieux en femme et que ce mieux être contrebalance la perte de pouvoir social pour au final donner une experience globale où je suis aussi bien qu’en homme.

Donc c’est peut être signe que je suis trans et que j’ai juste peur ?!

 

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Pourquoi tout le monde devrait changer de sexe AU MOINS une fois ?

Travesti, transgenre, transsexuelle

Pas mal de trans suicidaires présentent le changement de sexe comme la dernière chance, je trouve ça assez déprimant, j’ai une vision plus positive de la chose et j’ai tendance à penser que quelqu’un qui en arrive à cette situation a un autre problème, bien que moi même je pense souvent au suicide quand je réalise que je ne peux pas avoir un corps femelle.

Je dirais que le changement de sexe ne doit pas être une contrainte mais un plaisir, une exploration avec comme objectifs :

  • d’avoir une 2 ème expérience de vie dans un autre genre, comme une 2ème vie, une renaissance
  • de se  découvrir sous un autre jour et d’apprendre sur soi
  • de devenir une personne plus complète, qui  réconcilie l’homme et la femme en soi car libérée des noms du genre
  • d’être plus ouverte à la différence et sensible à l’injustice

Pour les mtf, avoir les effets positifs suivants grâce aux hormones et au coté cyclique de la prise ce ceux-ci :

  • devenir plus sensible et plus ouverte aux émotions (les siennes et celles des autres)
  • avoir un fonctionnement mental plus complexe
  • être une personne moins agressive et moins dans la compétition