Indices qui me font dire que je suis trans

TRAVESTI, TRANSGENRE, TRANSSEXUELLE

Je ne suis pas une personne transsexuelle primaire, à savoir qui une personne se croit femme depuis l’enfance.

D’ailleurs je ne me crois toujours pas femme à 42 ans, je sais juste que je ne me considère pas homme et que j’ai envie d’avoir dans un corps femelle et à la place de mon corps mâle.

Est ce que ça signifie que je suis une femme trans qui refuse de se dire trans ?

J’en sais rien, en tout cas cherche des indices pour savoir si oui ou non je suis trans, un peu comme un flic qui fait une enquête !

Certains diront que c’est signe que je ne suis pas trans car les trans ont une vision très affirmée de leur genre, d’autres diront que c’est signe que je suis trans car une personne non trans ne se demande pas si elle est trans pendant x années comme c’est mon cas.

Voici à quel stade se situe l’enquête policière niveau indices  trans :

  1. depuis que je suis ado, quand je regarde un truc porno homme/femme, je me mets toujours à la place de la femme et jamais à la place de l’homme donc je m’imagine elle et j’imagine ce qu’elle ressent ;
  2. bien qu’attirée physiquement et sentimentalement par les femmes depuis que je suis ado,  je suis resté puceau puceau jusqu’à 22 ans sans que ça me provoque un problème car j’avais une libido auto-érotique or ce coté auto-érotique et puceau tard est souvent présent chez les trans ;
  3. j’ai une dynamique familiale qu’on retrouve typiquement chez les trans : mère tout puissance qui couve et empêche de devenir autonome et père mou et absent qui ne s’occupe pas de moi avec une prime mère qui voulait une fille et qui le dit ;
  4. le sexe avec les femmes n’a pas du tout été un révélation mais une déception et le reste 20 ans plus tard alors même qu’il est évident que je ne suis pas gay car pas du tout intéressé par les hommes en homme ;
  5. en homme je n’aime pas être nu, je n’aime pas qu’on me touche, en femme ça ne me dérange pas ;
  6. j’ai une certaine déconnexion avec ma bite : je peux prendre un bain pendant 1h sans même avoir l’idée de la laver et donc sans avoir en tête que j’ai une bite ;
  7. je me vois parfaitement avoir une vie sexuelle épanouissante sans bite  et je vois la vaginoplastie comme quelque chose de désirable ;
  8. je ne me vois pas du tout ni baiser ni être en couple avec une femme quand je suis en femme, je me vois très clairement avec un homme, d’où l’attirance pour les femmes quand je suis en homme  est peut être juste la conséquence de l’impossibilité d’être femme, faute de pouvoir être femelle, j’admire ceux qui le sont et je prends ça à tort pour une attirance sexuelle  ;
  9. en femme je me sens moi même et à l’aise malgré le ridicule potentiel, il n’y a pas 2 personnalités différente, je suis pareille en homme et en femme d’où ce n’est pas une double personnalité ;
  10. le sexe en femme est de moins en moins important en femme et c’est l’expérience globale d’être femme avec un homme que je cherche ;
  11. l’envie d’être femme m’empêche de vivre normalement, elle provoque une souffrance psychique ;
  12. je ne me sens pas vivant
  13. je n’ai rien fait de ma vie en mec : pas de job, pas d’appart, pas de femme, pas d’enfant, pas de but, pas de motivation, je suis comme en hibernation, en attente de je ne sais pas quoi pour commencer à vivre ;
  14. je pense souvent au suicide, notamment quand je vois une femme qui me plait car que je me dis que j’aimerais être elle et que ce n’est pas possible, je me dis que j’ai tiré le mauvais numéro en étant né mâle, que je devrais avoir sa vie ;
  15. je déteste me faire sucer, j’adore me faire bouffer les tétons, je déteste pénétrer, j’adore me faire pénétrer, donc j’ai plutôt une cartographie érotique féminine du corps ;
  16. ce qui suffisait avant pour faire disparaitre la tension et le mal être à savoir enfiler des bas et me goder en imaginant que je suis une femme ne suffit plus du tout et je suis donc passée d’une logique de vêtement & sexe à une logique de corps (envie de corps femelle) & relation (envie d’une relation amoureuse avec un homme) ;
  17. l’envie d’être femme augmente avec le temps qui passe ;
  18. 6 ans de thérapie pour en arriver à me dire que je ne suis pas un homme ;
  19. je ne suis pas libre de faire ce que je veux car je vis avec mes parents donc je ne peux pas savoir ce que j’aurais fait si je vivais seule ou peut être que je le sais que libre je changeras de sexe et je cherche à fuir cette pulsion en restant avec mes parents ?

 

Mais comme je ne me déteste pas en homme, je me dis que je  ne suis probablement pas transsexuelle mais un travesti qui fantasme.

Mais je ne suis pas sure qu’il faille se détester en homme pour être transsexuelle car j’ai lu des témoignages de gens ayant fait une transition avec succès et qui ne se détestaient pas en homme.

Donc c’est surement plus compliqué que « se détester ou ne pas se détester » pour exclure le « diagnostic » transsexuelle.

En tout cas, je suis dans le spectre trans, peut être bi genre, gender fluid et non simplement homme.

A moins bien sur que je ne sois qu’un malade mental perdu !

Qu’en pense vous ?

 

 

 

 

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