Choisir un psychiatre

Travesti, transgenre, transssexuelle

 

Je pense qu’il est très utile quand on a un questionnement sur le genre/sexe ou une souffrance liée à une situation hors norme vis à vis du genre de consulter un psychiatre.

De la même manière consulter un psychiatre quand on culpabilise d’aimer porter des vêtements féminins est très utile, non pas pour perdre l’envie mais pour ne plus culpabiliser.

Mais il ne faut pas choisir un psychiatre au hasard car il y a beaucoup de psychiatres qui ne connaissent rien sur le sujet voire qui on peur du sujet et qui peuvent aggraver la situation en stigmatisant ou en donnant des médicaments (par exemple des neuroleptique !).

J’ai eu la chance de ne pas rencontrer de psychiatre toxique en thérapie individuelle.

En thérapie de groupe j’ai croisé plusieurs psychiatres avec lesquelles je ne me sentais pas respecté, psychiatres croyants tout savoir et refusant toute possibilité de savoir au patient.

Le plus bel exemple est le suivant :

J’étais dans une thérapie de groupe consistant à choisir un texte et à le lire devant des patients, chacun lisant à son tour et tous pouvant commenter les lectures.

J’ai très souvent lu des textes sur  la théorie queer (Virginie Descente), les gender studies (Gayle Rubin), voire le féminisme (Elisabeth Badinter).

Le groupe était encadré par un psychiatre et un psychologie (GAY!).

A chaque fois le psychiatre avait une attitude négative sur ce que je lisais, critiquant les positions jugée extrêmes de Despente,  me demandant pourquoi je lisais des trucs comme ca…

Le psychologue n’avait pas cette attitude mais ne prenais pas ma défense.

Une fois j’ai lu un passage de Gayle Rubin sur le FIST FUCKING.

Et le psychiatre m’a vite coupé, disant en gros que j’étais un pervers : « pourquoi vous lisez toujours des trucs violents, je suis sur que ca ne vous intéresse même pas et que vous lisez ca uniquement pour provoquer et que ca vous fait jouir… ».

Peu après cette lecture, j’ai été convoqué en « individuel » devant ce psychiatre, le psychologue gay et une infirmière pour m’expliquer !

On m’a reproché de lire des trucs violents et on m’a demandé pourquoi je lisais ca !

J’imagine que le psychiatre pensait que j’allais faire une auto-critique devant mes juges  ?!

Et bien il s’est lourdement trompé !

Ma réponse fut la suivante :

« Quelle légitimité avez vous pour juger la sexualité des autres violente à partir du moment où ces autres aiment ce qu’ils font, le font librement et sans nuire à personne  ? ».

« D’un côté la psychiatrie qui dit que je suis un malade mental car j’aime m’habiller en femme pour baiser et de l’autre la théorie queer et les gender studies disent que je ne suis pas malade et bizarrement je préfère la second version, d’où  je lis cette seconde version pour informer les gens de son existence ».

« Et même si je ne pratique pas le FIST, je me sens solidaire des gens qui le pratiquent car ils sont comme moi maltraités par la psychiatrie d’où je les defends en lisant sur le sujet du FIST ».

Réponse du psychiatre : « vous prenez des médicaments ?!!! »

Moi : « non ».

Le psychiatre : « il serait peut être bon d’en prendre » !

Moi : « quels medicaments, des neuroleptiques ? »

Le psychiatre : « oui, par exemple »

Moi : « hors de question »

Le psychiatre : « pourquoi ? »

Moi : « à cause des effets secondaires »

Le psychiatre : « sur les nouveau il n’y en a quasiment pas »

Moi, sachant que le psychiatre raconte des conneries sur les effets secondaires : « je vais y penser ».

Le psychiatre : « je peux appeler votre psychiatre ? »

Moi : « Oui, voilà son nom ».

Quelques semaines plus tard, le même psychiatre me dit qu’il a appelé mon psychiatre (qui m’a dit texto « pour les gens comme vous les médicaments ca ne sert à rien et ca peut  être dangereux »), que celui-ci n’est pas bavard mais qu’il dit que j’ai bien avancé avec lui, et il me conseille de retrouver voir mon psychiatre (je ne le voyais plus depuis un bon moment).

Il m’a reparlé médicament, je lui ai dit que je n’en voulais pas.

Il a parlé de charge anxieuse pour expliquer que le médicament pouvait m’aider.

Bah oui, quand on a de façon fluctuant en tête l’idée de changer de sexe, on a une certaine charge anxieuse !!

Bref, tout ca pour dire que les psychiatres peu compétents c’est assez courant !

Par la suite, j’a consulté 2 psychiatres au courant du problème trans et des questions sur le genre et les 2 me disent que je n’ai aucun besoin de médicaments, encore moins de neuroleptiques !

Ces 2 psychiatres sont :

  1. Hervé Hubert (qui est aussi psychanalyste donc un peu special !)
  2. Jean Guetta

Les 2 psychiatres sont sympathiques, bienveillants, non stigmatisants, ouverts sur le sexe et je  les conseilles à quiconque a une problématique sur le genre/sexe.

Ils sont bien sur over-bookés et ont  pas mal de trans comme patients.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités