Agression sexuelle

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Vers l’age de 6 ans j’ai subi une agression sexuelle, voici ce qui m’est arrivé :

J’étais avec une copine de classe (C.P.) qui se nomme Julie, nous étions chez elle avec son grand frère.

Elle avait 2 frères plus âgés qu’elle, l’un se nomme Wilfried et avait à l’époque peut être 9 ans ou 10 ans et l’autre (celui qui était présent) je ne sais pas son prénom et il devait avoir dans les 14 ans, peut être 15, maximum 16 ans, bref nous étions enfants et le frère était ado.

Le frère propose un jeu : montrer nos bites. Il commence à montrer la sienne.

Je ne me souviens pas de sa bite, il ne devait surement pas bander car ca m’aurait marqué ou alors j’ai refoulé le truc.

Je me souviens de ses couilles, grosses et poilues, ce qui m’avait surpris car je n’avais jamais vu un truc comme ca puisque les miennes étaient petites et sans poils.

Je me souviens de lui en levrette, nous montrant ses couilles et de nous tirant sur ses poils avec curiosité.

Puis il a voulu que je montre ma bite. J’ai refusé. J’ai du dire « derns » car il n’a pas essayé de me forcer et à demandé à la fille de montrer sa bite.

La soeur a donc baissé son froc, je ne me souviens pas du tout de ce que j’ai vu mais d’elle assise dos au mur.

Puis il me redemande de montrer ma bite. Je refuse. Il essayée me forcer, je pleurs, j’essaye de partir, il me poursuit dans l’appartement (je crois que je fais un tour sur la balcon qui donne sur plusieurs pièces pour ressortir par une autre pièce et qu’il me poursuit comme dans Shinning !).

Je finis par réussir à sortir ou il me laisse partir car je pleurs.

Je prends mon vélo en bas et je rentre chez moi EN PLEURS (preuve que je n’ai pas simulé les pleurs pour ruser mais que j’ai vraiment eu peur).

J’arrive chez moi et il y a Maya l’abeille à la TV.

Je ne dis rien à mes parents sur cette agression et ils ne savent toujours pas.

Ma mère est morte il y a peu, dois je le dire à mon père ?!

Ce n’est pas une agression hyper violente mais visiblement ca m’a marqué puisque 36 ans plus tard j’y pense et que je viens de faire un rêve qui a un lien avec ca.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là : il y a quelques années je contacte la fille sur Facebook.

Je lui demande si elle se souvient de ca, histoire d’avoir des infos sur cet événement car peut être que ma mémoire déforme les faits.

Elle me dit qu’elle ne se souvient de rien et rajoute qu’elle ne savait pas qu’il avait fait agressé d’autres gens qu’elle !

Et elle développe en disant qu’il l’a violée pendant x années jusqu’à qu’elle ai quasi 16 ans si je me souviens bien.

Et elle me confia en me disant de ne pas le dire à Wilfried que les 2 frères avaient été eux même victimes d’une agression sexuelle cotise par un mec sur un chantier peu de temps avant et que l’un était devenu une sorte d’autiste light et l’autre un violeur !!!

Glauque !

Elle a dit qu’elle en avait parlé à son père (des viols et de mon histoire) et qu’il voulait me parler mais je n’ai jamais eu de news du père.

Mais ce n’est pas tout : il y a 3 mois j’ai raconté cette histoire à un ami et il ne me parle plus car je lui ai imposé d’écouter ca !!!!!!!

Pour sa défense, cet ami est schizophrène (donc mélange intérieur extérieur) et a donc pu s’identifier à moi agressé et se sentir mal.

J’ai longtemps pensé que cette agression était la cause des mes « troubles sexuels » ou « troubles identitaires » et qu’elle m’aurait rendu borderline ou je ne sais quoi qui pourrait expliquer que dans tous mes fantasmes sexuels je suis une femme !

Mais en fait grace au dernier psychiatre que je vois je pense que c’est peut être l’inverse à savoir que cette agression n’aurait pas entrainé un trouble du genre homme (être un homme mentalement mais fantasmer qu’on est une femme) mais un trouble du genre femme (être une femme mentalement mais ne pas pouvoir le dire).

Ah oui, autre chose : une fois la grand mère de cette fille m’avait proposé d’accompagner la fille à un cours de danse classique. Je me souviens avoir eu très peur et m’être dit : « je ne peux pas aller à un cours de danse car je vais être obligé de danser en collants de fille devant des milliers de gens dans une grande salle et ils vont se foutre de moi (à cause du collant et à cause du fait que je ne sais pas danser j’imagine).

Or, mon envie d’être une femme a commencé par une fascination des collants sur les profs et les femmes dans la rue.

D’où l’idée que l’envie d’être femme a un lien avec l’agression.

Je ne sais pas si cette histoire de collants était avant ou après l’agression.

Je me pose la question suivante : quel % de LGBTQ, en particulier de trav/trans a subi un  trauma sexuel dans l’enfance ?!

Je ne suis pas du tout fan de l’idée que ce que je suis serait le fruit d’un trauma mais j’ai l’a capacité intellectuelle et la force psychique pour l’envisager.

Qu’en pensez vous ? Avez vous subi des chocs de ce gens dans l’enfance ?

 

 

 

 

 

S’avilir par le sexe ?

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Les hommes aiment défoncer un trou et le remplir de sperme. Ils ont l’impression de dominer quand il font ca.

Il pensent qu’aimer se prendre des bites, aimer le sperme, aimer la virilité c’est être dominée,  être avilie, et la personne qui prend son pied sur une bite est dite « salope » si femme et « lope » si mec.

Cette idée est présente chez la plupart des mecs, gay ou non.

Or moi quand je me fais sauter, éjaculer sur le visage, remplir la bouche ou le cul par une bite je ne me sens pas du toute avilie, dominée, salie, AU CONTRAIRE.

Je me sens récompensée, validée, vivante, je me sens reconnaissante vis à vis du mec car selon moi il me rend un service dans le sens ou pour moi être actif sonne comme une grosse corvée et que je trouve ridicule de se secouer comme un singe en rut dans le corps de quelqu’un  !

Et je crois que les femmes pensent la même chose, elles ne se sentent pas salies par une bite dans le corps mais améliorées/réparées car la bite qui s’enfonce comble quelque chose, un trou dans le corps ET un trou dans la psyché  et ca les mecs ont du mal à le concevoir.

Ils ne comprennent pas que pour une femme c’est aussi épanouissant et positif de s’enfiler une bite que pour eux d’enfoncer leur bite.

Les travs, c’est à dire des mecs déguisés qui baisent avec des hommes en ayant un genre homme pensent que se faire prendre est avilissant et que se féminiser est un signe de soumission. D’où le coté soumis qu’ils revendiquent souvent.

Ils en font du coup des tones pour provoquer le désir (leur désir ?!) et d’auto-qualifient de « salope », « chienne », « pute ».

Du coup ils ont honte, ils se cachent car il vivent le sexe avec les hommes comme des hommes à savoir avec l’idée que c’est une degradation d’être pénétrée et d’en jouir !

La passivité est perçue comme une faiblesse, quelque chose de féminin, la jouissance de se laisser faire qui serait inférieur à la jouissance active, la jouissance masculine.

Mon je ne vis pas du tout le sexe passif comme ca.

Je vis ca comme un truc très naturel, qui coule de source, de façon positive et n’ayant AUCUN lien avec un rapport de force dominé/dominant.

Et je pense que les femmes vivent aussi comme ca le sexe passif, elles se font prendre car c’est comme ca qu’elles se sentent avoir une valeur et une place enviable et non pour se dégrader.

Sexe avec mec sans me sentir gay ?!

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Je baise avec des mecs depuis 9 ans et je trouve ca de mieux en mieux. Now je trouve ca vraiment mieux qu’avec une meuf et je n’ai plus aucune envie de baiser des meufs.

Mais à AUCUN moment je ne me dis que je suis gay. Ni avant le sexe, ni pendant et encore moins après. Je ne me sentais pas non plus gay avant d’avoir commencé le sexe avec les mecs.

Et je fais ca sans trouver le corps des homme attirants, sans me sentir amoureux des mecs.

Donc 2 explications :

1) je suis gay honteux qui refuse de se voir gay

Mais le fait que je ne me sente pas amoureux ni attiré semble invalider cette thèse car les gays sont amoureux de mecs (souvent depuis l’enfance).

On peut penser que Thierry pourrait être gay honteux puisqu’il veut éviter les gays comme s’il avait peur de découvrir qu’il est gay.

Moi on ne peut pas penser que j’évite les gays, je defends le sexe gay et j’ai été en situation de le pratiquer depuis que j’ai 20 ans (sorties dans boite ou bar sex gay) mais je n’ai jamais eu envie de baiser avec un mec en mec.

D’ailleurs les 2 psychiatres que je vois en ce moment disent que je ne suis pas gay. Et je crois que celui d’avant le disait aussi.

2) j’ai un genre femme

Si je me vois non gay alors même que je baise avec des mecs avec un corps masculin  c’est car je me sens/vois/considère de façon plus ou moins consciente comme une femme.

D’où je n’ai jamais rien fait avec ma bite avec un mec et je fais comme si je n’avais pas de bite.

D’où également je n’ai pas envie de baiser avec des mecs se revendiquant gays ou  avec des mecs aimant juste sucer ou se faire enculer  sans se dire gay, ca me coupe tout un mec qui aime la bite car je me dis que le mec me vois comme un mec.

Now ca me semble assez evident que l’explication la plus logique est que j’ai un genre femme et une sexualité standard de femme (le sexe entre femme ne m’excite pas du tout).

Et si je n’ai jamais eu d’attirance ou de sentiment pour un mec c’est car il y a le barrage de mon corps mâle, ne me sentant pas gay je ne peux pas investir ma libido sur un mec tant que je n’ai pas un corps féminin.

D’ailleurs j’ai mis du temps à aimer le sexe avec les hommes, un peu comme une fille ado qui s’habitude au corps masculin de l’autre ! Si j’étais gay, ca aurait été de suite une évidence que le sexe avec les hommes est mon truc.

Now c’est une évidence que pour jouir je dois être avec un homme qui me traite comme une femme.

Le sexe en femme, sexe en homme

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Quand je suis socialement en homme, c’est à dire dans 99% du temps, pour avoir envie de baiser avec une personne (jusqu’ici avec une femme) je dois me sentir « amoureux » c’est à dire que je dois ressentir une complicité, une connexion, un lien, je dois trouver l’autre intelligent et intéressant. Le physique compte mais il est loin d’être suffisant.

Et ce fonctionnement est clairement considéré comme féminin donc il pourrait montrer que j’ai un genre femme. Ou que je n’ai aucune intérêt sexuel pour le corps des femme ?

Quand je suis socialement en femme, c’est à dire rarement, je peux baiser avec n’importe qui, sans même le connaitre, sans me sentir amoureux et je n’ai envie de baiser qu’avec des hommes.

On pourrait dire que ce fonctionnement hyper sexe qui consiste à baiser pour baiser est plutôt masculin, il semble donc indiquer un genre homme.

Mais je pense qu’il n’indique pas  un genre homme pour la raison suivante :  quand je dis que je PEUX baiser, je ne veux pas dire que j’ai un désir pour la personne, en fait je désire juste être dans la position sexuelle de la femme, quelque soit le mec, le mec je m’en fous.

Donc j’utilise le sexe comme un moyen pour vivre dans le genre femme et non comme un moyen d’évacuer une libido d’homme qui veut éjaculer.

D’ailleurs, je peux rester longtemps sans baiser sans me sentir frustrée et alors que j’ai à un moment pensé être sexe addict je pense plutôt être l’inverse now.

Donc ce que j’aimerais c’est de pouvoir fonctionner en femme avec un homme comme je fonctionne en homme avec une femme à savoir créer un lien avant de baiser, me sentir attachées et amoureuse du mec.

Je pense que quelque part même quand je baisais rapidement avec un mec, j’aimais parler de moi, raconter ma vie, essayer de comprendre comment le mec fonctionne, pourquoi il veut me baiser, et que donc il y avait quelque chose de féminin dans la baise rapide.

Et je pense que ce qui me bloque pour avoir cette aspect sentiment avec un mec c’est que j’ai un corps mâle qui fait que je ne me sens pas légitime en femme et que quelque part de façon non consciente je me dis que c’est du sexe gay si je me permets d’être amoureuse d’un mec (même si à aucun moment je ne me suis sentir gay).

En tout cas je n’ai pas le fonctionnement masculin gay qui consiste à être attirée par le corps du mec, pas plus que celui de bander pour la femme quand je suis en mec.

J’ai vraiment besoin d’être dans la position de celui qui est désirée et non de celui qui désire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hervé Hubert : transsexualité

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Article intéressant de mon psychiatre n°1

https://blogs.mediapart.fr/herve-hubert/blog/300614/la-transsexualite-nest-pas-une-maladie-mais-une-problematique-sociale