Transsexuelle = malade mental ?

Travesti, transgenre, transsexuelle, trans

 

Je pense qu’en soi vouloir se couper la bite pour en faire une chatte n’est pas signe de maladie quand on pense avoir un genre femme.

Ca semble même assez logique car les femmes n’ont pas de bite !

Mais ne pas pouvoir regarder sa  bite, vouloir la mutiler, vouloir la planquer, vouloir se tuer à cause de ca me parait clairement signe de maladie mentale.

On  appelle ca une dysmorpho-phobie !

En effet, selon moi être trans évidement implique de vouloir changer son corps mais pas de vouloir se faire mal et pas de fuir la réalité.

Or la réalité quand on est trans c’est qu’on est né avec un corps male et qu’on aura toute la vie un corps qui ne sera jamais femelle mais male plus ou moins efficacement (selon les autres et selon soi) féminisé selon les moyens mis en oeuvre et selon le corps d’origine.

Vouloir couper sa bite en urgence n’effacera pas cette réalité et c’est peut être l’acceptation de cette réalité que devrait être un pré requis pour toute transition car si on nie ca alors à chaque fois que la société dira « vous n’êtes pas femme » la personne va d’écrouler !

Or si femme c’est juste un genre (un truc psychiatre donc) et ni un corps ni un lien social alors pourquoi s’écrouler si une personne pense qu’on est un homme ?

Si une personne pense que je suis noir alors que je pense être blanc, est ce que ca va me déranger ? Non, je m’en fous, je sais que je suis blanc car je le vois ! si tout le monde siait que je suis noir, là je commencerais à douter ! Mais si je constate que je suis blanc je me dirais qu’ils ont un trouble ou pas le même définition que moi de blanc.

Réussir une transition implique selon moi la conscience qu’on ne sera jamais une femme, ni pour soi ni pour les autres mais qu’on sera TRANS femme.

On sera au mieux femme TRANS, au pire mec en robe.

Je me demande donc si le problème des trans avant d’être le rejet social n’est pas le rejet de soi même !

Se rejeter homme au point de vouloir nier la réalité biologique ( la bite qu’on veut ruiner), historique (le passé en homme, parfois passé sans histoire) et sociale (personne ne considère qu’une personne trans est une vraiment femme).

Dire qu’on a TOUJOURS  été femme me semble DINGUE ou du moins signe que justement on sait qu’on ne sera jamais femme et qu’on essaye de se convaincre du contraire en étant plus femme que femme (les femmes cis ne savent pas qu’elles sont femme à 4 ans, elles ne pensent rien, à 6 ans elles se disent fille, et parfois il leur fait 40 ans pour se dire femme, souvent après un premier enfant, avant elles se sentent filles et non femmes !).

Bref, plus je parle à des trans sur les Susan (un forums trans US) et plus je me dis que je ne suis PAS trans et que je n’ai AUCUNE envie de l’être si c’est ca être trans !

C’est des gens qui se soutiennent les uns les autres pour se mentir en se disant qu’ils sont féminins et qu’ils sont des vrais femme alors qu’ils font mecs en robe !

Au moins pourraient ils admettre qu’ils ne sont pas femme mais femme TRANS.

Mais non, ils se disent femmes depuis TOUJOURS !

Un tel déni de la réalité ne peut qu’entretenir le rejet social selon moi.

Dire qu’on a un genre femme depuis toujours est déjà une erreur car le genre n’existe pas à la naissance mais dire qu’on EST femme depuis toujours grotesque car ETRE femme ce n’est pas juste un truc mental mais aussi une truc physique et social.

Nous ne sommes pas des esprits sans corps et ces gens le savent pusqu’ils veulent changer leur corps et se socialiser en femme.

Si seul le genre faisait qu’on EST une femme alors la transition serait inutile et ces gens seraient femmes avec un corps de mec dans une role sociale de mec et heureux !

Un peu comme une femme moche et non sexy que personne ne veut sauter ne cherche pas à tout prix à devenir belle et sexy pour convaincre qu’elle est femme.

Bref, que penser de tout ca ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

La burqa, paradis des transsexuelles ?

Travesti, transgenre, transsexuelle, trans

Je ne déteste pas mon corps mâle et je ne déteste pas ma vie d’homme.

Donc je ne suis pas trans ?

Je pense que c’est plu compliqué de ca d’être trans.

Quand je dis que je ne déteste pas mon corps je veux dire que je le trouve beau dans la catégorie mâle (j’aurais pu avoir pire) car il est bien proportionné et pas hyper masculin.

De plus j’aime mon visage car il n’est pas non plus hyper masculin et je suis perçu comme un homme  BEAU.

Or dans la volonté d’être femme il y a clairement une envie de plaire, d’avoir LE pouvoir de la femme : le pouvoir de séduction avec le corps !

J’ai donc une partie du pouvoir de séduction que je juge être un pouvoir féminin et donc j’ai une petit part du gateau femme car je ne fais pas homme hyper typé homme.

Pour ce qui est de la vie d’homme, je dirais que je ne la déteste pas car je n’ai pas de vie d’homme !

En effet, j’ai une vie d’ado, de personne sans genre  car je n’ai aucune responsabilité sociale où le genre pourrait être mis en avant : je ne suis pas père, je n’ai pas de job (où je commande des gens comme un homme qui veut le pouvoir !), je n’ai pas de femme, je vis avec mes parents et je passe ma vie à zoner online et à penser si oui ou non je suis trans entre 2 séances de psychiatrie.

Mais si je ne déteste pas ma vie c’est aussi car je ne me sens PAS en vie. Donc ya rien à aimer ou à détester puisque ma vie n’est pas vraiment la mienne.

Pour comprendre pourquoi je dis que je ne me sens pas en vie : j’ai assez peu d’émotions, en particulier positives, j’ai bien de la dysphorie que je pense lié au genre mais au delà de ca je suis dans une sorte d’hibernation émotionnelle depuis quasiment toujours.

Rien ne m’enthousiasme, rien ne me fais vibrer, rien ne me dérange vraiment, tout glisse sur moi comme de l’eau sur un dauphin !

Tout ce que je fais est comme diminué en intensité par une sorte de VOILE qui ternit tout.

Au lieu de regarder le match de foot en live au stade je ne regarde  sur un écran 36 cm noir et blanc tout seul 3 ans après !

Et ce que cette déconnexion par rapport aux emotions, ce coté blasé de tout, nihiliste, où je me sens là sans être concerné par ce que je fais, en particulier quand je suis avec des gens qui font quelque chose qui semble leur plaire, est lié au genre ?

C’est un peu comme si j’étais dans une sorte de dissociation constante avec moi même (dépersonnalisation) et avec l’extérieur (déréalisation) mais light, qui ne provoque pas d’angoisse et d’urgence à être chassée et que je chasse en m’habillant en femme pour baiser et en faisant des achats compulsifs en solde !

Donc soit je suis un malade mental assez lourd soit je suis authentiquement trans car de toute évidence je ne fonctionne pas de façon viable et épanouissante.

 

 

 

 

 

Hormonothérapie pourquoi faire ?

Travesti, Transgenre, Transsexuelle, Trans

Avant je voyais les hormones comme une ligne à le pas franchir, le truc qui pouvait ruiner ma santé et perturbé la vie sociale en homme.

Aujourd’hui je vois ca comme une truc dangereux pour la santé physique mais qui peut améliorer mon état psychique en féminisant un corps que j’ai envie d’avoir féminin et qui peut améliorer ma vie sexuelle et peut être me prouver que je suis trans.

Je ne me demande plus vraiment si je vais tester un jour les hormones mais plutôt quand.

Les bénéfices que j’en attends sont les suivante :

 

Sur le plan mental :

  • savoir si je suis trans
  • ne plus être perturbé  négativement quand je regarde les femmes dehors
  • ressentir des émotions au lieu d’être coupée des émotions, par exemple j’aimerais bien pouvoir pleurer ou ressentir de la joie
  • pouvoir tomber amoureuse d’un homme
  • me sentir à ma place et trouver un sens à ma vie

 

Sur le plan physique :

 

  • perdre du volume niveau mollets
  • perdre du muscle sur les mains
  • avoir un visage plus féminin (je suis curieux de voir ce que ca changerait)
  • gagner pas mal de graisse sur les genoux, les cuisses, les fesses
  • avoir un corps gras, mou, faible et avec peu de poils
  • avoir des tétons plus gros, plus sombres, plus sensibles (ils sont déjà très sensibles et j’espère arriver à jouir en me les faisant stimuler par un homme !)
  • avoir des seins mous qui pendent et non 2 ballons de foot ridicules sous la peau comme avec des implants

 

je ne sais pas si c’est réaliste, ni pourquoi au juste je veux ca mais j’ai l’impression que ma vie sera mieux si j’ai tout ca !

 

 

 

 

 

 

 

Aimer les femmes ou aimer être femme ?

Travesti, Transgenre, Transsexuelle, Trans

Je crois qu’il y a souvent chez les hommes qui s’habillent en femme la confusion entre aimer les femmes au sens les désirer sexuellement et vouloir être une femme.

Quand on regarde les femmes et qu’on vit en homme car on a une bite et qu’on pense plus ou moins être un homme on se dit automatiquement qu’on est comme les autres mecs qui disent aimer les femmes et qui cherchent à les baiser.

Or si on a envie d’être une femme et qu’on ne l’est pas on est aussi amené à regarder les femmes puisqu’elles sont ce qu’on désire être, d’où non seulement on regarde mais on est fasciné et on a l’impression qu’elles ont un pouvoir de séduction extraordinaire.

On peut alors paradoxalement n’avoir aucune envie de les baiser et penser qu’elle ont un pouvoir extraordinaire et même se dire qu’on veut être elle pour avoir ce pouvoir soi même.

Je me demande si cette confusion entre désir et identification n’est pas signe de personnalité borderline car c’est un fonctionnement via la projection.

 

 

 

 

Je crois que je désire (un peu) les hommes !

Travesti, Transgenre, Transsexuelle, Trans

 

Pendant longtemps, de 22 ans à 32 ans environ, j’ai été amoureux de 2 femmes, la sexualité se passait tant bien que mal, disons que je baisais normalement en homme sans y trouver mon compte, plus pour maintenir le lien que par envie de pénétrer la femme.

Et je me souviens très bien à l’époque que je me demandais déjà « suis je trans ou pas ? » ou « ai je vraiment envie d’être une femme ? ».

Et je me disais toujours la chose suivante : « si j’étais une femme je perdrais la femme que j’aime donc je n’ai pas envie d’être une femme ». 

Et je rajoutais : « en plus je serais obligée de me taper des mecs et les mecs sont peu intéressants et ils ne m’attirent pas ».

L’idée qu’en femme je devais forcément être avec un homme semble à première vue très hétéro-normative et un peu stupide donc.

Mais à mieux y réfléchir c’est peut être une prise de conscience inconsciente que j’aimais la virilité et que l’unique raison pour laquelle je ne pouvais pas m’intéresse à un mec en me c’est le barrage de mon propre corps mâle qui me rendrait gay alors que dès que je me voyais femme  j’allais vers les hommes sans aucune hésitation et pas du tout vers les femmes.

Je me disais que c’est les femmes qui allaient m’abandonner si je devenais femme. 

Mais en fait c’est clairement moi qui les abandonne dans leur ensemble car je pourrais perdre la femme avec qui je suis et me dire que je vais trouver une lesbienne. 

Mais non, je pense de suite à une sexualité avec des hommes. D’ailleurs notons que ce n’est pas la sexualité avec un homme qui me posait soucis mais le coté peu attirant des hommes.

Notons aussi que je ne me dis pas que je pourrais enchainer les mecs dans un club sexe et donc ne même pas me rendre compte qu’ils sont chiants ou moches. Je pense clairement à sortir avec un mec, je pense à remplacer la femme que j’aime pas un homme que je trouverais chiant et moche !

Donc je me disais que je devais rester un mec pour garder la femme que j’aime et car l’alternative à savoir une relation avec un mec n’avait aucune chance de me plaire.

Et je crois que j’ai utilisé ces relations avec les femmes pour fuir, pour ne pas admettre que j’étais trans, elles étaient des alibis pour rester un homme.

Et je crois que j’ai aussi cru à tort que j’aimais les femmes, pas forcement pour fuir que j’étais trans mais car je ne comprenais pas pourquoi j’étais attirée par les femmes.

Je regardais les femmes dehors, j’étais impressionné par leur beauté, obsédé par leur jambes dans les collants…mais je ne les désirais pas sexuellement comme un homme, je voulais simplement être comme elles, femme. 

Je voyais ce que j’étais dedans mais ne pouvait pas être corporellement et ça me fascinait de le voir. 

Je me voyais en elles.

Ca explique pourquoi j’ai toujours adoré bouffer une chatte et pourquoi je me sentais hyper connectée à la femme en faisant ça, ayant carrément l’impression de ressentir ce qu’elle ressent. Je léchais la chatte que je voulais avoir dans mon slip et que j’avais en fantasme quand je me godais chez moi (parfois après avoir baisé avec la femme !) donc j’étais motivée de voir ça de près !!

Donc je me suis mentie 20 ans en pensant que j’aimais les femmes sexuellement !

Aujourd’hui, je n’ai plus baisé avec une femme depuis au moins 2 ans et ça ne me manque PAS DU TOUT ! 

Je baise de temps en temps avec un homme et je me sens beaucoup mieux qu’avec une femme, il n’y a vraiment aucune anxieté à baiser avec un homme alors qu’avec une femme je me sentais très souvent mal après ou du moins je sentais que quelque chose n »étais pas à sa place.

J’insiste sur cette idée d’être à sa place.

Je me suis sentie pour la première fois à ma place dans la sexualité avec un homme il y a 1 an et ce fut une mini révélation (8 ans après avoir commencé le sexe avec les hommes !).

Double révélation : 

– ma place sexuée avait en femme, aucun doute

– j’avais vraiment la virilité, les poils, les couilles, les odeurs de mecs, sentir la barbe quand j’embrasse…

Quelque mois après j’ai flirté avec un homme plusieurs fois et j’ai eu la même sensation de double évidence et de bien être assez diffus, même sans sexe, juste flirter, avoir un homme qui me touche, être sa femme, c’était vraiment libérateur. 

Aujourd’hui je  me dis que tester le sexe avec les hommes a été une des meilleurs décision de toute ma vie, si je n’avais pas découvert ça, je serais passée à  coté de ma vie sexuelle !!!

Et donc j’encourage tous les trans qui n’ont jamais essayé les hommes à se lancer car c’est vraiment mieux qu’un gode pour se sentir femme et à sa place !

Et je réalise aussi que le sexe pour le sexe ne m’intéresse pas, que j’aimerais vraiment avoir un mari, un mec fixe, un mec avec qui je suis en confiance et avec qui je peux me lâcher et être féminine au lit et en dehors du lit sans me sentir grotesque !

Ah oui, je n’ai encore jamais sucé de mec sans capote, j’en ai très envie et j’espère découvrir ça avec mon mari !

Une sorte de virginité que je réserve ?! 

Non, la peur des I.S.T. !

Le sexe a donc pris un sens pour moi après 20 ans de pratiques ennuyeuses, quand j’ai commencé à ne plus me voir femme et à oser embrasser un homme !

Voilà, pas facile de se comprendre et j’ai encore pas mal de chemin à faire car je suis une personne complexe !

Je n’ai pas baisé depuis que le psychiatre a dit que j’avais un genre femme et je suspecte que ça risque d’être encore mieux qu’il y a 8 mois car aujourd’hui je me sens plus légitime en femme grace au psychiatre.

Il m’arrive de regarder des hommes dans le rer et de me dire que je me visualise bien en couple avec un mec comme !

 

 

J’ai contacté SOS trans Paris

Travesti, transgenre, transsexuelle

 

Le mail que j’ai envoyé :

 

Bonjour,

J’ai un corps mâle (apriori sans caractéristique biologique intersexe) et je vis en homme depuis 42 ans.
Depuis au moins 20 ans, dans tous mes fantasmes sexuels j’ai un corps femelle et une place sexuelle de femme. Idem quand je regarde une scène de sexe homme/femme : je m’identifie toujours à la femme.
J’ai longtemps pensé que ce fantasme était un pur fantasme sexuel et j’ai réussi à évacuer la pulsion sexuelle en m’habillant en femme (surtout avec des dessous) et en m’enfonçant de truc dans l’anus en imaginant que j’étais une femme avec un vagin.
A coté de cette activité sexuelle solitaire j’avais des relations amoureuses et sexuelles avec des femmes mais je n’ai jamais trouvé la pénétration en homme pénétrant interessante, je faisais plus pour rendre service ou pour maintenir le lien que par réelle pulsion sexuelle.
Toutes les femmes que j’ai connues savaient ce que je faisais tout seul dans ma chambre car je n’ai jamais eu ni honte ni culpabilité par rapport à ce besoin qui m’a toujours paru naturel et épanouissant. Tout au plus je sentais que les autres ne comprendraient pas mais d’un certain coté je pensais que tous les hommes étaient comme ça.
Je me voyais donc comme un homme normal ayant une sorte de jeu sexuel solitaire.
Puis à 33 ans, suite à une rupture affective avec une femme j’ai commencé le sexe avec les hommes. En femme bien sûr. Sans éprouver aucune attirance physique ou émotionnelle pour les hommes plus ou moins inconnus que je rencontrais (je voulais qu’ils restent habillés pendant le sexe et pendant 7 ans je n’ai même pas embrassé un de ces hommes, c’est dire le faible attrait que j’avais pour eux).
J’avais donc des relation sexuelles avec des hommes sans être attirés par eux et ceci dans une société homophobique. Plutôt étrange donc comme choix sexuel.
D’autant plus étrange qu’à chaque fois ou presque je me disais que ce n’était pas non plus mon truc, que le sexe avec les femmes n’était pas super épanouissant mais que c’état toujours mieux (car j’avais une attirance et que je me sentais amoureux) que le sexe avec ces clowns que je voyais comme des gays honteux alors même que moi je ne me voyais PAS DU TOUT gay.
Rencontrer ses hommes (tous en couple avec des femmes ou attirés par les femmes et non par les hommes selon leurs dires, c’était d’ailleurs un critère de sélection pour moi) m’a obligé à me maquiller, à m’habiller en femme, à passer des dessuus et des chaussures à une sorte de panoplie complète de femme.
J’ai donc commencé à me percevoir comme un travesti. Donc toujours comme une homme en théorie.
Petite précision : je ne faisais rien avec mon sexe mâle avec ses hommes, dans ma tête j’avais un vagin et j’étais une femme même si je avais que tout ça était une mascarade mais cette mascarade semblait naturelle, plus authentique que le sexe en homme avec une femme.
Pour être précis le sexe en homme avec une femme ou plutôt le coit actif m’a toujours paru comme un truc faux, je me suis toujours senti plus ou moins comédien, observateur, pas impliqué et au lieu d’être apaisant et épanouissant il était anxiogène et frustrant car je me disais toujours que la femme avait pris ma place et que j’avais le mauvais rôle, que je faisais une corvée et qu’elle profitait de moi !
Pourtant  je bandais normalement, j’éjaculais normalement mais je ne jouissais pas vraiment, on peut dire que c’était bien moins plaisant que le sexe en femme tout seul avec un gode.
Je pourrais rajouter que j’étais puceau jusqu’à 22 ans et que donc le sexe avec les autres ne m’intéressait pas vraiment puisque dans tous mes fantasmes j’étais une femme  alors que dans la réalité je devais être un homme.
Il y 2 ans j’ai commencé à embrassé des hommes durant le sexe et j’ai trouvé ça plutôt agréable. Plus ou moins en même temps, j’ai commencé à me percevoir comme transgenre, c’est à dire entre homme et femme, en tout cas plus du tout homme.
Durant toutes ces années l’idée de changer de sexe était présente mais uniquement pendant que j’étais dans le fantasme sexuel, une fois que j’avais éjaculé ça devait une idée farfelue (mais quand même présente en background je pense). Depuis peut être 2 ans elle est présente même en dehors du fantasme.
Comme je suis une personne intelligente, bien informée et qui ne fuit pas les problèmes j’ai longtemps essayé de trouver une explication via des auto-diagnostics que d’autres refusent mêmes d’envisager : personnalité borderline, structure mentale borderline, travesti fétichiste, structure mentale perverse, transsexuelle, trouble de l’identité de genre, dysphorie du genre, j’ai épluché les D.S.M. (tout en pensant que c’est un nid à conneries…car l’approche catégorielle est stupide et normative).
J’ai bien sur consulté des spécialistes de la santé mentale : 1) psychologue (1 an), 2) psychiatre/psychanlyste/sexologue (4 ans), 3) psychanalyste/psychiatre (2 ans, toujours en cours) et 4) psychiatre (6 mois, toujours en cours) et j’ai même fait une de socio-thérapie avec des dingues (2 ans) avant d’en être viré car pas vraiment malade selon le psychiatre chef !
La psychologue 1) a dit : « personnalité à l’intelligence vive, ayant un diplôme supérieur mais n’arrivant pas à s’intégrer socialement à cause d’une recherche identitaire liée à une faille narcissique ». Pour moi ça sonnait très borderline mais je lui avait demandé si j’étais borderline ou bipolaire et elle avait dit que non.
Le psychiatre 2) qi ne connaissait RIEN à la question trans a dit, après 4 ans : «  identification à’ l imago de la mère, il va falloir travailler ça »
Les 2 professionnels que je consulte actuellement connaissent la question trans, j’ai un très bon rapport avec eux et j’ai confiance en eux (donc je ne dois pas être borderline ?!)
Mais cependant il y a un GROS problème avec eux : ils ne sont pas d’accord sur qui je suis.
Ils sont d’accord pour dire que je ne suis pas malade et que je n’ai aucun besoin de psychotrope (je n’en ai jamais pris).
Le premier m’a dit que j’avais un genre homme, que je n’étais en rien trans et qu’aucun psychiatre ne dirait que je suis trans.
Quand je suis allé le voir je ne voulais pas entendre que j’étais trans, je ne savais pas ce que je voulais entendre, j’avais bien sur peur d’entendre que j’étais trans mais en même temps l’entendre m’aurait ouvert une porte vers un espoir.
Toujours est il que je suis allé voir le deuxième spécialiste avec l’idée qu’il dirait la même chose et qu’au plus je pourrais entendre que je suis une sorte de mélange homme/femme puisque je ne voyais comme ça en allant le voir.
On peut penser que si je suis allé le voir c’est que je voulais finalement de façon inconsciente entendre autre chose que ce que disait le premier.
Le deuxième psychiatre m’a dit que j’avais un genre femme, que c’était évident et que le premier psychiatre qui est quelqu’un de compliqué a du partir sur une théorie compliquée alors qu’il fallait faire simple, pour lui je suis un cas trans certes complexe mais un cas trans authentique et non un travesti car il y a chez moi une authentique recherche identitaire liée au genre.
Pour dire à quel point le premier est compliqué : il est psychiatre mais ne donne jamais de médicament car selon lui ça ne sert à rien car la maladie mentale n’existe pas, il est Lacanien mais pense que les trans ne sont PAS psychotiques et que les structures mentales n’existent pas, il rejette aussi le complexe d’oedipe et l’identification aux parents et dit que le narcissisme n’existe pas…et m’a dit qu’il m’imaginait bien porter des couches !
Il est compliqué mais il n’est pas psychorigide car après une pause de 7 mois suite au décès de ma mère, je suis allé le voir en lui disant que j’avais trouvé depuis 2 mois un nouveau psychiatre et que celui-ci avait dit que j’avais un genre femme et que donc il n’était pas d’accord avec lui.
Je lui est demandé après plusieurs séances s’il avait pu se tromper en disant que j’avais un genre homme, il a répondu que OUI. Je lui ai demandé si j’avais bien fait de voir le deuxième psychiatre il a répondu OUI. Je lui ai demandé s’il avait changé d’avis à cause du deuxième avis, il a répondu que non, je lui ai demandé s’il avait changé d’avis à cause de se ce que je disais et il a répondu oui.
Bref, j’ai un psychiatre compliqué qui dit que je suis peut être trans après avoir dit que j’étais homme à 100% et un psychiatre simple qui dit que je suis trans car selon lui je fonctionne de l’extérieur vers l’intérieur donc comme une femme (ce que le premier psychiatre qualifie de vieille théorie Freudienne à laquelle bien sur il ne croit pas !).
J’ai demandé au deuxième psychiatre ce qu’on me dirait si j’allais demander de l’aide à une équipe hospitalière spécialisée, dite officielle, une de celles décriée par la plupart des trans.
Sa réponse : «  je n’ai quasi jamais eu de patient qui sont allés dans ces équipes mais d’après ce que je sais à Paris on va vous renvoyez chez vous en vous disant après x années que vous êtes trans secondaire (comprendre un fantasmeur pervers, auto-gynephile, c’est bien ça  ?!) et à Lyon on va vous dire que vous êtes trans secondaire et vous donner des hormones et vous proposer une chirurgie si vous la réclamez »
La séance suivante j’ai émis une hypothèse en disant que peut être les primaire était les psychotiques et les secondaires des borderlines.
 Il m’a répond que non, que pour lui on rencontre de tout et que les secondaires sont ceux qui se découvrent trans dans une délire ou en ayant un flash suite à une émission et qu’ils sont hyper rare alors que les primaires sont ceux qui comme moi lutte depuis x années à se demander qui ils sont. En gros pour lui tous les trans sont légitimes dans leur demande et je suis donc légitime.
J’ai vu une fois un psychiatre de votre équipe sur youtube, je n’étais pas d’accord avec tout ce qu’il disait mais il m’a semblé assez raisonnable et pas trop dogmatique bien que clairement pathologisant (on sautait que pour lui trans = maladie).
Il avait parlé de cas de travestis qui « se transsexualisent » avec l’âge et de pont entre travestis et transsexuelle. Et je me suis assez bien reconnu dans ce cas.
De plus, hier soir j’ai parlé avec une personne trans plus âgée que moi en cours de transition chez vous et elle m’a dit que vous n’étiez pas si méchants que ce que les trans disent, que vous seriez même des humains  normaux  !
Je sais que vous devez voir pas mal de cas farfelus et des gens qui racontent tout et n’importe quoi pour vous convaincre qu’ils sont trans et qui parfois laissent tout tomber quand vous leur dites « OK, vous êtes trans on va vous aider ».
Mais  je ne suis un pas cas farfelu qui vous fera perdre du temps. Je suis une personne (trans?) qui souffre et qui a besoin d’aide.
Je ne sais pas si je suis trans mais il est clair qu’en homme je suis de moins en moins viable et que ma vie n’a aucun sens et que je ne me sens pas en vie mais hors de tout, comme dans une sorte de dépersonnalisation/déréalisation light mais quasi constante et totalement déconnecté des émotions (surtout positives).
Je pense assez souvent suicide et cette idée de suicide est toujours clairement liée à l’idée que je ne suis pas femme alors que je devrais l’être.
Je pense au suicide impulsif notamment quand je vois des femmes en collants qui me plaisent dehors, que je me dis que je devrais être comme elles, à leur place, que c’est pas possible, que je suis victime d’une erreur de tirage au sort à la naissance et que donc je vais devoir me tuer, que je vais peut être tenter d’être trans car finalement c’est mieux que rien, mais que je ne vais rien faire car c’est bien trop compliqué comme vie et que je n’ai pas la force de faire tout ça pour finir sous citoyen rejeté par tous puisque je ne suis même pas persuadé d’être une femme.
Je pense au suicide à moyen terme, organisée, quand sans stimulus extérieur je me dis que je ne suis pas une femme et que ma vie est ruinée à cause de cette idée que je devrais être une femme, que pour le moment je tiens dans une sorte d’hibernation mais que dès qu’un problème graves se rajoutera je ne tiendrais plus.
Je n’en peux plus de consacrer toute ma vie psychique à me demander si je suis oui ou non trans et de lutter contre la pulsion.
Je précise que je ne lutte pas contre la pulsion de m’habiller en femme ou de coucher avec des hommes, ça c’est quelque chose qui ne me pose pas de soucis car ce n’est pas un truc dangereux. Et ça me pause d’autant moins de soucis que dans cette situation sociale sexuelle je commence tout juste à me sentir à ma place et que je me suis dit « ah, voilà pourquoi les gens aiment le sexe, c’est vraiment cette vie que je veux, en femme avec un homme ».
Du coup paradoxalement je n’ai quasi plus de rapport sexuel avec des hommes (avec les femmes j’ai arrêté grosso-modo il y a 3 ans sans que ça me manque le moins du monde) et je cherche plus à avoir une expérience globale avec un homme qui me traite comme sa femme. Et j’ai aussi quasiment arrêté le sexe tout seul en femme avec un gode depuis que j’ai embrassé des hommes et que j’ai trouvé ça agréable (donc il y a 2 ans).
La pulsion contre laquelle je lutte est celle de changer de sexe, je lutte contre l’idée que je fais tout ça car suis trans car là il y a un vrai danger (modifier mon corps et le regretter) et cette lutte me vide de toute mon énergie psychique depuis 10 ans !
Ah, oui je précise qu’à 42 ans j’ai toujours vécu avec mes parents et que si j’avais vécu seul je ne sais pas où je serais aujourd’hui car très clairement je vis avec eux en partie pour me protéger du fantasme…sans eux je pense que j’aurais déjà changé mon corps depuis longtemps pour le faire coller à mes fantasmes car je suspecte fort que ce qui apparait comme un fantasme sexuel est la partie visible de l’iceberg trans, iceberg que j’ai refusé de de voir ou que je ne pouvais pas voir. Aujourd’hui, je pense que  je suis prêt à le voir si on m’y aide.
Bref, je voulais un rdv avec le psychiatre de chez vous, psychiatre supposé me dire que je suis un pervers qui fantasme, car Lyon est trop loin de chez moi.
 
 
Merci de me donner un rdv !

Etre femme c’est quoi ?

Travesti, transgenre, transsexuelle

Pour moi être femme passe par 3 choses  indispensables =

1) l’identité de genre femme = se croire féminin, se sentir féminin, jouir comme une femme, fonctionner comme une femme, vouloir être une femme…

Bien sur on est tous un mélange féminin/masculin et personne n’est 100% féminin, donc disons qu’on a un genre femme quand on a plus de féminin que de masculin en soi.

Après on peut discuter comment on détermine ce qui est masculin ou féminin…

On va donc dire que c’est ce qui dans une culture donnée est associé aux femmes ou aux hommes.

C’est donc très relatif et fluctuant. Chez nous la passivité est perçue comme féminin, en Inde c’est perçu comme masculin.

C’est une case dans laquelle on se sent plus à l’aise ou dans laquelle on aimerait être si on avait le choix.

2) Le corps femelle =  le look du corps et la fonctionnalité sexuelle 

Avec une barbe, sans seins, et une bite, il est grotesque de se dire femme, n’est ce pas ? 

Et mêmes les trans qui sont  focalisés sur le genre comme seule chose qui dit si on est une femme n’osent pas se dire femme avec un tel look ! 

Après on peut discuter ce qu’est un corps femelle mais il est claire qu’avoir une bite et pas  de chatte ce n’est pas un corps femelle.

D’où le rejet en masse des femmes trans à bite par les mecs aiment les femmes. Les mecs qui aiment les femmes aiment la chatte ! Une femme sans chatte n’est plus une femme pour eux, tout comme un mec impuissant n’est plus vraiment un mec pour eux !

3) La vie sociale de femme 

C’est vivre une vie quotidienne en femme avec les avantages et inconvénients de cette vie genrée et surtout abandonner totalement les privilèges du genre homme.

Et je pense que la sexualité vécue dans la position de celui qui pénètre est un privilège du genre homme : rénoncer au pouvoir de contrôler la jouissance de l’autre en décidant ou non de bander, oui ou non d’éjaculer est indispensable pour passer dans le genre femme.

Se donner et se retrouver dans une position où l’autre nous fait quelque chose est selon moi fondamental dans le relation sociale intime qu’est la relation sexuelle.

Pour moi une personne qui veut pénétrer les autres et contrôler sa propre jouissance n’a pas une vie sexuelle de femme mais d’homme.

La vie sociale dans son ensemble va avoir un impact sur la façon de penser, par exemple les femmes se savent être des cibles sexuelles et donc ont peur de sortir seules la nuit et quand un mec leur parle la nuit elles serrent les fesses, surtout si elle sont en jupe et  talons  ! 

Un mec ne connait pas cette peur. Du coup il n’a pas la même façon de vivre la situation sortie nocturne.

Et une vie en femme ce n’est pas se croire femme mais être perçue femme par les autres.

Du coup une personne trans qui ne passe pas du tout et que tout le monde prend pour un mec fou en robe n’a pas une vie sociale de femme mais de déchet social, de marginal asexué avec qui personne ne  veut baiser à par des marginaux eux mêmes.

Le genre ne se contrôle pas, on a un genre femme ou non et c’est semble-t-il a vie.

Le corps de contrôle et on peut obtenir un corps qui s’approche du corps femelle, assez pour être à l’aise avec ce corps et ne pas mettre mal à l’aise les autres.

La vie sociale s’obtient grâce aux 2 premiers et surtout grâce au corps femelle. Mais on ne la contrôle pas vraiment car c’est le regarde l’autre qui donne le droit à la vie de femme et on peut se croire assez féminin mais ne pas l’être aux yeux des autres.

Je dirais qu’on pourrait rajouter une 4 ème condition : le passé de femme.

Un passé pendant lequel on a accumulé de l’expérience corporelle et sociale en femme, connaitre son corps et les codes sociaux de femme, se fabriquer un inconscient  et une histoire de femme…

Il est clair qu’une personne qui passe en femme et est acceptée en femme n’est pas femme le premier jour où elle est perçue dehors en femme car on lui dit madame, elle est plutôt une fille ado qui se cherche, qui découvre la vie de femme et le pouvoir que ça apporte.

Un passé de femme passe par des relations amoureuses, amicales, familles avec une étiquette femme.

CONCLUSION =

Grace à ce modèle j’ai réussi à concilier l’idée que je ne me crois pas femme mais que je suis trans =  j’ai un genre femme mais pas le reste, donc je ne mes sens pas légitime pour me dire femme en l’état actuel de ma situation corporelle et sociale.

Je dois donc travailler mentalement pour me convaincre que les 2 autres sont possibles et que je suis disposée à agir pour les obtenir.

Ca passe par lever les peurs, les craintes, les barrières qui refont dire que je ne serais jamais une femme car je suis né mâle.

C’est sur quoi je me concentre dans les thérapies en ce moment. 

En quelque sorte me convaincre que j’ai un genre femme légitime et que ce n’est pas juste un fetish sexuel, que de ce fait vivre en homme n’a aucune sens pour moi et non car je suis un malade mental qui souffre et que si je vis en femme ma vie sera plus épanouissante que ma vie actuelle.

Donc encore pas mal de séances avec Guetta et Hubert !