RDV psychiatre

Travestis, transgenres, transsexuelles

 

Je demande au psychiatre qui pense que je suis trans s’il est certain que je suis trans et si d’autres psychiatres me diront pareil.

Sa réponse :
Des tas de gens disent des tas de trucs donc je peux entendre tout et n’importe quoi d’un psychiatre mais ca ne voudra pas dire qu’il a raison donc tout est possible
Je demande si je vais voir une équipe dite « officielle » qui traite les trans (gratuitement de A à Z) est ce qu’elle va me dire que je suis trans ou me virer.
Sa réponse :
– à Paris je serai viré (après 1 rdv tous les 6 pendant x années) car pas trans primaire (avant les gens se disant trans depuis l’enfance étaient labelisé « trans primaires » et perçus comme seuls véritables trans, les autres étaient perçus comme « trans secondaires » à savoir plus ou moins pervers sexuels dépassés par le fantasme et donc recalés, cette dichotomie a sauté depuis un moment chez les psychiatres aware !)
– à Lyon on me dire que je suis trans et on me laissera changer de sex si je réclame (ca tombe bien, le meilleur chirurgien et seul compétent en France est à Lyon)
Il rajoute qu’il ne voit quasi aucun trans qui passe par ces équipes officiels car les chirurgiens de ces équipes sont bien moins bon que les meilleurs étrangers donc les trans vont à l’étranger pour chirurgie et dans privé pour le reste.
Je demande à quel % de certitude il pense que je suis trans.
Sa réponse :
 Ya aucun %, j’ai un genre femme et ya pas de doute sur ce point
La seule question est selon lui de savoir ce que je veux/peux faire de cette situation (esprit femme et corps mâle) :
– ne pas changer mon corps de façon irréversible et trouver un moyen d’évacuer (la solution à privilégier selon lui car plus simple, pas seulement pour moi mais pour tous, si possible)
– changer plus ou moins mon corps, sans forcement passer par chirurgie
– vivre en femme sans changer de sexe
– changer carrément de sexe physique via chirurgie
– toute autre combinaison
L’essentiel étant de trouver MA zone de confort, sans chercher à coller à la naration trans classique (« j’en peux plus, je ne supporte pas ma bite ») ou à coller à un diagnostic et bien réfléchir à toutes les solutions en creusant ensemble.
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