Winnicott et le faux self

Travesti, transgenre, transsexuelle

Je crois avoir trouvé un concept qui explique ma situation et celle de pas mal de gens dont les trans : le concept de FAUX SELF de Winnicott.

Je savais vaguement que ca se rapprochait de la personnalité borderline ou de l’état limite. Mais c’est plus intéressant.

Le feux self c’est une personnage que les gens s’inventent quand ils ne peuvent pas être eux même afin de protéger qui ils sont vraiment, le vrai self, ils font celà quand ils savent que le vrai self sera détruit s’il se montre.

Tout le monde un faux self et un vrai self et en fonction des conditions de vie l’enfant développé un faux self plus ou moins puissant et plus ou moins couvrant et plus ou oins amovible.

Puis, il s’en sert de façon plus ou moins consciente pour se protéger quand c’est utile.

Chez certaines personne, le feux self peut être totalement inconscient pendant longtemps et ils vivent donc une vie sous un mask sans s’en rendre compte.

Je pense que beaucoup de trans vivent en homme sous un faux self, d’où on peut se rendre compte qu’on est trans à n’importe quel âge, selon le degré de couverture du faux self et le degré d’ouverture du milieu.

Apriori, plus on est intelligent et plus on peut se protéger et donc se mentir à soi même avec le faux self. D’où on retrouve chez les gens qui ont un faux self puissant beaucoup de gens à haut potentiel. Le fait de se mentir car en danger incitant même à une hyper situation du cerveau qui fait que le QI augmente quand le faux self est puissant.

Ferenczi parle d’enfant savant pour désigner ce haut potentiel. Tu noteras que chez les trans ya pas mal de gens brillants (mes 2 psychiatres confirment) et que toi et mois nous sommes es gens visiblement plus intelligents que la moyenne !

Donc comment j’intègre le faux self dans mon histoire ?

J’ai une mère tyrannique, possessive et omnipotente qui impose ses choix donc enfant je réalise que je n’ai aucun moyen d’exprimer mes besoins et que j’ai intérêt à obéir si je veux plaire à ma mère. C’est la cause principal de développement du faux self : une mère dite «  pas assez bonne » car  elle ne permet pas à l’enfant d’’exprimer ce qu’il veut en répondant à ce qu’il veut.

3 cas de figures de mère pas assez bonne :

– la mère qui impose ses choix

– la mère qui ignore l’enfant

– la mère non prévisible, qui va tantôt imposer, tantôt ignore, tantôt est bonne, selon son humeur (souvent une mère depressive ou bipolaire)

Moi c’est une mère qui impose je pense.

Donc si le faux self s’installe très tôt, difficile d’être authentique quand le genre commence à apparaitre, vers 3 ans. Le faux self sera très efficace pour éliminer de façon inconsciente toute déviance par rapport aux normes sociales, pour plaire à la mère et à la société.

Or si ma mère voulait une fille, elle devait surement me dire que j’étais un garçon ! D’où double messages difficile à gérer. Je dirais que je façon non consciente elle devait me traiter en fille (sur-protection) tout en me parlant de façon consciente en garçon (pronom de garçon).

Donc le clivage  entre le faux self et le vrai self est d’autant plus accentué.

Le vrai self inconscient est une fille car la mère l’a traité en fille (s’en sen rendre compte) mais le faux self semi conscient est garçon car la mère dit quelle suis garçon.

Le faux self protège le vrai self fille de 2 dangers : la société (parents compris) qui exige que je sois garçon car j’ai un corps mâle, mais aussi du désir de la mère que je sois fille (si la mère est étouffante alors que je suis garçon et que donc quelque part par à la hauteur de ce qu’elle voulait, si je montre que je suis fille alors elle va projet encore plus ses propres désirs de femme en moi, je risque d’envoi encore moins de liberté alors même que je montre le vrai self fille, donc la mère menace le vrai self par une sorte d’inceste psychique car je suis le réceptacle de sa libido narcissique qui voudrait que je sois comme elle).

Le faux self garçon permet donc de vivre en garçon sans se poser de question sur le genre.

Le vrai self fille hiberne.

Quand la sexualité s’éveille, vers 13 ans, il y a bouleversement. Des fantasmes sexuels apparaissent. Ils ne sortent pas de nul part. Il sorte de l’inconscient, de ce que Freud nomme les CA. Le puit sans fond d’où sortent toutes les pulsions !!!! Pulsions qui naissent de l’excitation du corps, envahissent la vie psychique et demandent à sortir sous peine de provoquer des symptômes graves et pousse à l’action pour les évacuer.

Exemple : mon corps dit que j’ai soif, le cerveau va être envahi par la pulsion « boire ». Tant que be ne bois pas il ne vas penser qu’à ca. Plus je ne bois pas et plus il va y penser. Dès que je bois, la pulsion va être soulée et le cerveau retrouver sa capacité à faire autre chose qu’à penser à chercher de l’eau.

Le pulsion sexuelle fonctionne pareil, c’est un besoin vital. On ne peut pas la contrôler à 100%. Elle peut être refoulée mais elle revient toujours et d’une façon un peu détournée.

Je pose l’idée que les femmes et les hommes ont des pulsions sexuelles identiques (passives et actives) mais que le genre va filtrer ces pulsions en fonction du corps s’attend à contrôler. Un homme s’attend à avoir une bite et donc se dit qu’il peut accepter la pulsion active. La femme sait qu’elle n’a pas de bite et donc accepte les pulsions passives. Donc on retrouve la différence suivante dans la gestion de la pulsion :

– le mâle a une bite, il a développé un genre homme vers 3 ans, à 13 ans il l’évacue la pulsion par la bite, il découvre que le mieux pour stimuler cette bite est de le fourrer dans des gens car mentalement ca lui apporte un bien être de s’enfoncer, hommes ou femmes, il veut s’enfoncer dans l’autre, entrer dans l’autre, posséder l’intérieur de l’autre,  il fonctionne de l’intérieur vers l’extérieur, il expulse du sperme et le met dans l’autre pour rester en lui…il féconde l’autre…il exprime un genre homme via le sexe actif et il accepte les pulsions actives car elles vont avec le besoin de contrôle des gens ayant un genre homme et une bite.

– la femelle n’a pas de bite, elle a développé un genre fille des 3 ans, vers 11 ans elle un une mini bite avec laquelle elle ne peut pas pénétrer l’autre mais elle a un trou qui peut recevoir l’autre et elle développe l’envie de remplir ce trou, le trou a faim, elle fonctionner de l’extérieur vers l’intérieur, elle a besoin de recevoir en soi, la bite, le sperme, l’enfant…tout ce qui vient nourrir le trou la comble, elle accepte dans le conscient les pulsions passives car elle n’a rien pour traiter les pulsions actives et elle a besoin de se donner, de se laisser aller et non de contrôler (pas besoin de contrôler un érection et une éjaculation mais de s’ouvrir et donc de se relâcher)

Que se passe t’il quand un mâle avec un genre femme (le vrai self) doit trier les pulsions actives et passives  ?

Et bien il accepte les pulsions sexuelles passives, ils ne les refoulent pas car son vrai self fille lui dit qu’il devrait avoir un corps femelle capable de traiter ces pulsions et son genre lui dit de se faire remplir.

Le faux self qui sait que se montrer fille passive est dangereux continue à cacher le vrai self en donnant une illusion de genre garçon au sujet lui même, toujours de façon non consciente.

Mais comme le faux self ne peut pas tout cacher, des fantasmes conformes au genre femme arrivent dans le conscient : besoin de se faire remplir le chatte ! Chatte qui existe en imaginaire dans le genre femme mais pas en vrai dans le corps mâle.

D’où nouveau confit entre la pulsion de genre femme et le corps masculin.

Le faux self est là, heureusement !

Il invente un nouveau pare à vent pour protéger le cerveau contre la folie !

Il remarque que les femmes portent souvent des collants et des talons, alors que les corps hommes jamais.

Donc il associe l’expression du genre femme aux collants.

Il fait le raisonnement suivant : si les hommes ne portent pas de collants, alors toute personne qui en porte est forcement une femme. Donc si j’enfile un collant je deviens comme par magie une femme pour les autres et donc on peut être une femme sans avoir un corps femelle, juste en mettant des collants.

Donc le collant devient une sorte de remède à une gap être l’esprit femme et le corps mâle.

Il présente l’avantage d’être amovible et donc de mettre de passer de homme à femme, selon les situations afin de se protéger du danger.

Et le faux self a pour but de protéger le vrai self, ne l’oublions pas ! C’est un allié et non un ennemi.

Le faux self accepte donc de laisser une place au vrai self quand les pulsions sont trop fortes et qu’elles mettent en danger le cerveau.

Pendant quelque heures, le vrai self se montre, grave aux collants.

En enflant des collants =  je me sens femme, moi même, malgré le corps mâle grace au vrai self qui se montre et aux collants qui apporte accessoirement une certaine couverture physique à la place de la couverture du faux self !

Mais pourquoi ai je besoin de me branler ?

C’est simple : pour que le désir sexuel soit autorisé dans le conscient il faut que la pulsion puissent sortir, chez moi elle ne sort QUE quand je m’imagine, je me vois, je me sens femme car dans tous les fantasmes je suis 100% femme. Donc quand je suis en femme, la pulsion qui était bloquée en homme sort !

Et elle sort d’autant plus facilement que pour avoir envie de baiser il faut se sentir soi même, à l’aise, en sécurité relative. Ce qui est le cas quand je suis en femme avec un homme.

Et chez les femmes  il y a un bien plus que chez les hommes un besoin de connexion avec l’autre (avec quelqu’un qu’on apprécie), avec soi (être d’humeur), avec l’endroit (en sécurité) et quand je suis en femme je me sens 100% connecté à moi même donc d’humeur sexuelle.

Et le sexe sera d’autant plus l’activité principale en femme que je sais que je ne suis en femme que quelques minutes, heures…que le faux self va revenir donc faut en profiter pour évacuer un max de pulsions accumulées pendant x mois avec un faux self qui me cache.

Donc si j’étais en femme non stop, le sexe deviendrait secondaire et les collants un simple vêtement pour ne pas avoir froid (d’ailleurs en allant 3 fois chez psychiatres, moi qui détestaient les collants sur les femmes pensant que ca faisait couche culottes et préférant les bas j’ai laissé tomber les bas et mis des collants car plus chaud sur les fesses !).

Quand je parlais du fétiche avec collants je pensais au nylon, bas ou collants, sur les femmes. Pas forcement collants avec une ceinture.

Donc les collants joue le rôle d’un pousse à la femme et provoque de ce fait une libération et une excitation liée au fait d’être enfin le vrai self !

Les femmes m’attirent de ce fait doublement : car femmes et car elles portent des collants.

La femme m’attire car elle en chaire et en os, en vrai, ce que je suis en pensée, en fantasme, une femme.

Donc c’est comme si je voyais un corps magique, celui que je veux mais que je ne peux pas avoir. D’où je ne veux pas la baiser mais être être, elle est un objet intouchable et magiques, une sorte de merveille, mon vrai self incarné hors de moi. D’où parfois dépersonnalisation quand je vois une femme qui me plait et envie de me tuer sur le champs !  Donc sentiment ambivalents de fascination (car mon modèle) et de jalousie (je lui en veux d’avoir pris MA place) et de haine (car elle provoque un mal être) et d’amour (car elle provoque l’espoir de devenir comme elle).

Et si elle porte un collant alors je peux m’identifier à elle non seulement dans le genre mais le corps car moi aussi je peux porter un collant et devenir elle.

Donc le collant est doublement magique car il touche la femme que je vénère comme un objet magique et il permet de devenir un peu femme. Un collant portée par une femme sera plus efficace pour me sentir femme qu’un collants neufs par exemple car identification plus forte grace à l’imaginaire (je me dis que je fais ce qu’elle faisait) et à l’odeur femelle laissé sur collants !

Donc  ce que je pensais être un fétichisme sexuelle pour jouir n’est pas sexuelle, il est identitaire. Si j’avais un vrai fétiche sexuel pour le collant j’en porterais sous mes tenues de mecs or je ne fais jamais ca. De plus je voudra baiser en portant des collants avec des gens qui en portent, femme, trav, trans, voire hommes alors que pas du tout. Et si je baise avec une femme en mec et quelle porte des collants ca ne me fait rien. Surement car à ce moment je ne peux pas me dire que je suis elle car je suis en train de baiser en mec donc le collants perd tout pouvoir de réveiller  le vrai self femme.

Quand j’enfle un collant je me sens femme assez vite, presque de suite, et j’ai envie après quelques heures en collants de baiser comme une femme avec un homme viril. D’ailleurs si je sais qu’un mec qui me drague aime parter de collants je ne peux pas baiser avec lui. Il casse le fantasme d’etre une femme normale avec un homme viril.

Je ne veux pas baiser avec des hommes car je les trouve attirant  mais car je me sens femme.

Et il y a un sacré paradoxe dans mon activé sexuel pour les mecs : le sexe avec un mec qui me considère femme est un des trucs que je préfère le plus niveau sensations/affects car alors je me sens femme et le vrai self gonfle ! Pourtant je déteste voir un mec nu quand je baise (sauf s’il est hyper poilu !).

Comment je peux baiser avec des mecs qui ne me plaisent pas tout en disant que le sexe est super et que je ne suis pas du tout gay ?

Simple : clivage entre vrai self et faux self encore une fois.

Le vrai self qui est femme exprime une pulsion classique femme : envie de bite et de virilité. Donc clairement d’un homme et sans aucune sensation que cette fusion est gay.

Mais comme le faux self dit que je suis garçon il brouille les pulsions et le rejet que le vrai self femme a pour mon corps mâle est projeter dans le mec : au lieu de me rejeter mon corps mâle je rejette le sien, car il ressemble au mien ! D’où s’il est hyper poilu, noir, ou arabe, il me ressemble moins et donc je ne me reconnais pas et donc je le trouve excitant ou du moins non repoussant.

Le faux self protège mais il donne une sensation de vide et de fake. Sensation de fake et d’ennui que j’ai toujours eu quand je sortais avec des femmes ou en baisant avec elles. Le sexe avec les femmes n’a purement aucun sens pour moi, c’est comme si je me forçais pour faire plaisir. Eloigner le vrai self consomme aussi pas mal d’énergie d’où aucune énergie pour le moindre projet. Et tout ca provoque des symptômes de dysphorie de genre.

Une precision sur comment le faux self permet de me dire que je suis garçon et que je ne suis pas une femme : le faux self est très narcissique et mégalomane, il est tout-puissant.

Il est surement comme ca car il doit être assez impressionnant pour convaincre les autres et me convaincre moi que j’assure en homme !

En achetant des Rolex, une Porsche, divers objets de luxe, en ayant l’air d’un mec riche et puissant, qui sait tout sur tout, j’obtiens des compliments, une gratification narcissique. En étant une sorte d’homme parfait, beau, intelligent, bien habillé, je maintiens le vrai self éloigné car alors le choix de vie sera entre un mec qui a un pouvoir de séduire et une personne trans rejetée par tous !!! Donc aucune chance que je laisse sortir la femme si le mec assure !

D’ailleurs si je m’aime en mec c’est grace à ce faux self et si ce faux self fonctionne si bien c’est qu’en mec je suis beau et que les gens me le disent (ma mère la première).

Si je me trouvais en moche en mec, le faux self ne tiendrait pas car il n’aurait pas celle illusion de toute puissance, de perfection relative et alors je me suiciderais ou je changerais de sexe.

Bien sur, je ne m’aime pas en mec puisque je veux me changer en femme. Mais l’illusion tient. Et comme je suis un beau mec (car pas hyper viril)  elle tient depuis 42 ans.

Ah oui, pourquoi j’aime provoquer ? Surement car le rapport de force avec les autres que j’essaye de moucher et que je cherche à dominer permet de gonfler le faux self qui a besoin de se sentir brillant pour être efficace.  Plus il est grandiose et plus il fonctionne pour repousser le vrai self. Et provoquer un conflit externe permet surement de se concentrer sur  confit externe plutôt que sur le conflit interne entre vrai et faux self. J’expulse en quelque sorte le confit internet dehors, en créant volontairement une tension avec quelqu’un d’autre que moi !

En femme je serais surement plus coopérative qu’en mec et peut être que finalement j’aurais moins de rejet qu’en mec !

Avec un corps femelle (via hormones et chirurgie malheureusement !), une vie de femme à la clé, le faux self devrait disparaitre et laisser place à un vrai self femme et à une sexualité banale de femme.

Je peux penser qu’une grande partie des mes troubles psychiques (vide, ennui, variation d’humeur, manque d’énergie et de volonté…) ont une chance de disparaitre si je vis en femme.

Mais le société est anti trans. Donc je risque de me fracasser contre un mur. D’où j’ai tendance à exagérer le degré de rejet de la société pour repousser le vrai self.

Pourquoi je veux repousser le vrai self alors même qu’un psychiatre dit que je suis une femme depuis 6 mois ?

Et c’est pas n’importe quel psychiatre, c’est un mec qui suit des trans depuis  x années, il a dans les 55 ans et il se dit certain que j’ai un genre femme.

Pour lui, la question qui se pose n’est pas si je suis trans mais quand je vais oser dire que je suis une femme et si oui ou non je vais faire une transition…

Or pour moi genre femme dans corps mâle => transition tôt ou tard (car le mal être ne fait que monter avec l’âge or là je suis déjà bien handicapé par le conflit interne à seulement 42 ans !)  => rejet social global => regret => effondrement narcissique => suicide !

Donc ce qui me retient de me changer en femme = c’est la peur du rejet et non la peur de ne pas aimer la vie en femme (ca ne sera pas pire que de vivre en homme avec un genre femme) ou encore mois la peur de perdre ma bite.  Je crois même que je pourrais accepter de perdre la capacité à jouir contre une vie de femme normale avec une chatte trans car j’aime sucer et me faire enculer et ca suffit déjà pour évacuer la pulsion sexuelle (en femme je ne me branle jamais avec un mec). Après tout ya des tas de femmes qui ne jouissent jamais ! Quand je me branle, c’est uniquement pour évacuer la pulsion trans donc ma bite et les orgasmes via ma bite sont pour moi accessoires.

Ma vie d’homme n’ aucun intérêt et si je pouvais appuyer sur une touche et ne pas me reveiler je le ferai faute de pouvoir appuyer pour me réveiller en femme !

Alors me réveiller en femme moche est ce que je serais OK ? Le faux self hyper narcissique dirait non. Le vrai self femme  dirait oui. Car moche on peut toujours s’arranger un peu ! Alors que mec on ne peut pas grand chose pour faire femme ! Donc je dirais que je préfère être femme moche que moi. Enfin pas trop moche non plus…

Je serais même Ok pour me reveillée femme trans déjà transformée et crédible.

Ou je serais aussi OK pour   commencer une transition pour devenir femme trans non crédible la clé si la société était trans friendly !

En fait crédible ou pas je m’en fous un peu, en femme je n’aime, c’est surtout pour être tranquille en femme en société que veux être une femme crédible à savoir une femme qui ne fait PAS trans.

Je pense que quand mon père sera mort ou partie en Serbie, le faux self va exploser et alors ca sera suicide ou transition !

Ah oui, dernier point : je me sus longtemps dit que je voulait être femme car j’étais juste narcissique et que je voulais avoir plus de pouvoir de séduction.

Mais en fait c’est la relation est autre : je veux être femme car j’ai une genre femme,  rien de plus.

Si je suis HYPER narcissique en mec c’est  pour faire tenir le faux self, je fais semblant de m’aimer en mec et pour que ca tienne je dois me rassurer non stop que j’assure en mec, que je suis mieux que les autres, d’où besoin d’être non stop le centre d’intérêt en homme et relation de pouvoir avec les gens !

Car si je ne suis pas le mieux,  again, autant laisser place au vrai self qui lui sera moins usant à maintenir en place !

Et puis les femmes sont narcissiques…donc j’ai aussi une vrai self qui aime qu’on le regarde !

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