Sexe, genre et sexualité

Travesti, transgenre, transsexuelle

Il est très courant dans le milieu trans ou LGBTQ de tomber sur des gens qui disent que le sexe, le genre et l’orientation sont 3 choses qui n’ont RIEN à voir !

Et ils disent ceci en pensant sincèrement détenir une vérité et sils le disent souvent sur le ton condescendant de celui qui apporte la lumière au sauvage qui est encore dans la caverne !

Et ils font cela même quand  ils ne sont que des puceaux indécrottables de 18 ans qui ne se connaissent pas et n’ont aucune connaissance des phénomènes psychiques sous jacents  au genre ou à la sexualité et à l’histoire de la question trans.

Je pense que ces gens se trompent lourdement et je crois savoir pourquoi ils ont envie de se tromper.

  1. En quoi ils se trompent

Tout d’abord ils confondent pulsion sexuelle, fantasme sexuel et orientation.

Par pulsion et fantasme j’entends la façon dont la pulsion se manifeste dans le conscient et le moyen  physique de l’évacuer.

Par exemple la pulsion de se remplir les trous, de se sentir rempli.

Cette pulsion n’implique pas une orientation érotique ou amoureuse, ni même l’existence d’une autre personne.

Elle implique juste d’avoir des trous et un besoin physique et psychique  de les dilater !

Or si on observe les humains on constate que ceux qui ont besoin de se faire remplir pour évacuer les pulsions se revendiquent  à 90% du genre femme.

Est ce que ces gens évacuent comme cela car ils savent que c’est socialement féminin et donc se conforment à une norme féminine pour exprimer un genre femme ou car ceux qui sont féminins évacuent comme ca spontanément ?

Probablement un peu des 2 mais je pense que la pulsion passive de « femelle » signe le genre femme dans 90% des cas  explique ce besoin de se faire remplir.

Ansi quand on a un genre femme on a des pulsions passives ou du moins on les accepte comme valides. Alors que quand on est un genre homme on a des pulsions actives ou du moins on n’accepte pas ses pulsions passives qu’on préfère refouler ou nier.

Tous le monde a des pulsions actives ou passives mais je suppose que chez la femme il y a x fois plus de pulsions passives qu’actives et qu’elles sont bien plus puissantes et que chez l’homme c’est la pulsion active qui domine et envahit la vie psychique.

Probablement que c’est lié au corps ?! Plus compliqué d’évacuer la pulsion active quand on n’a pas de bite !

Mais évidement on peut avoir des pulsions actives sans bite, d’où l’existence des hommes trans qui utilisent des godes et refusent de se faire remplir la chatte.

Ces gens qui nient que la sexualité ou du moins l’expression de celle-ci diffère selon les genres  vont vous soutenir mordicus que s’ils aiment le rose, qu’ils n’ont jamais aimé le foot et qu’ils aiment la compagnie des filles à 8 ans alors c’est qu’ils sont femmes !

Bon, ya des tas d’hommes qui aiment le rose, qui trouvent le foot débiles et aiment les filles ! OK, ils sont parfois gay…

Selon moi la sexualité est plus importante dans la vie d’une personne que ses gouts en matière de couleur ou de loisirs.

Mais je ne dis pas que les gouts ne disent rien sur le genre car je comprends que ceux qui aiment le rose le font car ils savent que le rose fait fille et que donc ils expriment un genre ou une sensibilité fille.

2. Pourquoi ils font exprès de se tromper

Avant les gay et les trans n’existaient pas dans le sens où il n’y avait pas d’identité gay ou trans, pas de mode de vie gay ou trans et personne ne savait que ca existait à part la personne qui ressentait cette pulsion seule dans son coin sans la comprendre.

Le mot homosexuel est apparu à la fin du 19 ème siècle.

Le sexe gay était alors perçu comme pathologique (d’un point de vu organique car traduisant un esprit qui ne fonctionne pas bien car qui peut bien vouloir ne pas se reproduire) et criminel (d’un point de vue social il y a risque de contagion et donc de baisse de la natalité).

Les premières psychiatres, dont papier Krafft (Ebing machin) pensaient que les gens qui pratiquaient le sexe gays étaient dégénérés et qu’il fallait les soigner.

La pratique du sexe gay était perçue comme une inversion de genre : le gay agit comme une femme, il désir une bite !

Donc le gays était le premiere trans pour la psychiatrie, c’était un inverti dans le genre car inverti dans la relation sexuelle ou le choix d’objet sexuel.

Les transvestites de Hirschfeld  (les mâles qui aiment se vêtir en femmes, le 3 ème sexe) étaient vus par les psychiatres jusqu’en 1950 aux USA comme 100% GAY.

On les voyait comme les gays les plus malades, les plus dégénérés. Les gays virils étant perçus comme moins malades, comme plus curables !

Donc à l’origine les trans étaient mélangés aux gays et les gays étaient vus comme des non hommes, des sortes de trans.

Puis les GAYS sont sortis du DSM et du coup il fallait mettre quelque part les gays les plus malades, les efféminés qui se disent femmes ou veulent être femmes et on a créé le case TRANS.

Bien sur gay et trans c’est des logiques différentes dans le sens où une personne trans n’est pas un gay honteux comme le pensaient les psychiatres et qu’un gay n’est pas une personne qui rêve en secret d’avoir une chatte et de porter des collants !

Les gays ont une envie sexuelle : baiser en mec avec des mecs.

Les trans ont une envie sexuelle autre : baiser en femme avec des mecs ou des femmes ou avec personne.

Chez les trans c’est EN FEMME qui compte le plus. Chez les gays c’est AVEC DES MECS.

Donc les trans expriment une envie d’être femme par le sexe, les gays une pulsion pour les corps mâles.

Une des grandes peur des trans : être pris pour des gays.

Pourquoi cette peur ?

Car dans les années 1950 être gay était terrible, c’était la prison et la marginalisation, c’était bien pire que pour les trans (car personne ne savaient que ca existait et une personne pouvait espérer passer pour une femme masculine en société, d’autant plus  quand les hormones sont arrivées dans les années 60).

Personne ne voulait être vu comme gay. D’où les trans se sont très vite distingués des gays en espérant échapper au destin funeste des gays.

Or la société voyaient un homme en femme comme un gay. D’où double nécessité de se dire non gay.

De plus la société a toujours été anti sexe, le sexe est toujours vu comme crade et malsain, un peu comme un effet pervers de la reproduction !

Donc dire qu’il y a une motivation sexuelle dans un comportement est la garantie de passer pour un pervers ou un malade !

D’où nécessité de dire que trans ca n’a RIEN à voir avec les gays (puisque gay = maboule) et rien avec la sexualité en générale (puisque sexe = pervers)  !!!

Or le phénomène trans a un lien avec la sexualité, non pas car c’est la sexualité qui pousse à changer de sexe mais car le genre détermine en grande partie la sexualité et les normes du genres canalisent l’expression de la sexualité.

Bien sur, il y a des femmes qui godent, qui refusent de se faire prendre mais elles sont une infime minorité et une grande partie est butch c’est à dire peu habitée par la féminité  et pas forcement de genre femme !

Nier que 95% des femelles se disent femmes et que 90% des femelles aiment se faire bourrer la chatte par une bite est à mon sens un non sens !

Si on avait 90% des ministres qui sortent de l’ENA on dirait qu’une classe monopolise l’état…quoi, on le dit déjà avec 50% ?!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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