Psychiatrie catégorielle ou dimensionnelle

Travesti, transgenre, transsexuelle

 

Je pense donc que dans le modèle psychiatrique je peux entrer dans la case dysphorie du genre, pleine ou light (y’a une version light, quand tous les critères ne sont pas super remplis mais on en parle peu).

Le problème de la version DSM en général c’est que c’est une vision catégorielle = comme le codage = tu as x critères, tu réponds OUI ou NON, si tu as 2 oui alors tu es trans, si non alors tu n’es pas trans. Et si tu en as 1,8 ? Si tu les as tous mais pas de façon 100% constante ou pas au maximum de l’intensité ? Il y a comme une ligne, si tu la passe alors tu deviens trans alors qu’avant tu ne l’es pas même si tu es à 1mm. 

Bref, c’est une vision un peu stupide de la psychologue humaine avec une autorité suprême qui dicte de façon non objective qui est quoi en faisant une LIGNE entre le normal et le pathologique.

Je pense que la vision dimensionnelle correspond plus à l’humain et aux trans en particulier : il n’y a pas une LIGNE hermétique entre homme et femme, le genre est un continium avec des combinaisons masculin/féminin diverses et personne n’est 100% féminin ou 100% masculin et donc pas 100% femme ou 100% homme. 

On va dire que quelqu’un est un homme car il a une bite et s’il est plus féminin que masculin on va le forcer à être masculin pour qu’il confirme qu’il est un homme ! On inverse la relation : on le dit homme et donc on lui impose de jouir dans la virilité ! 

Alors qu’on devrait plutôt regarder s’il est masculin ou féminin naturellement et spontanément et alors lui proposer un rôle d’homme ou de femme selon s’il exprime plus de féminin ou de masculin, sachant que le rôle en soi est absurde car on peut aussi être un homme et exprimer du féminin. Mais on pense de façon binaire que si une personne exprime x fois plus de féminin que de masculin alors elle sera plus à l’aise dans un genre stéréotypé qu’on va nommer femme.

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