Mon analyse sur la problématique TRANSSEXUELLE et la transphobie

Travesti, transgenre, transexuelle

Un des problèmes des trans est qu’ils ne parlent pas le même language que les non trans quand ils disent « je suis une femme ».

Les trans privilégient l’identité au sens identité psychique. En gros c’est le sentient subjectif de soi. Ce qu’on pense être. Donc pour eux si on pense être femme alors on a une identité femme. Et ils vont plus loin en disant que si on pense être femme alors on EST femme.

Les anti trans se moquent en disant que si on pense être un chien alors on est un chien et on peut vivre en chien !

Les anti trans ont à la fois raison et tort.

Ils sont raisons car penser qu’on est quelque chose ne signifie pas qu’on l’est. Combien d’imbéciles se croient très intelligents ?!

Mais là où ils se trompent c’est qu’ ils résument l’identité d’une personne au corps qu’elle a la naissance donc à l’identité génétique ou chromosomique biologique. Pour eux si une personne est XY au niveau des chromosomes alors elle est homme et non femme.  

Or femme relève plus de l’identité psychologique et de l’identité sociale (en partie imposée). 

Ce qui relève de l’identité chromosomique c’est être femelle. 

Il existe aussi des animaux mâles et femelles (et les 2 à la fois ou qui changent) mais on note qu’il n’y a pas un autre mots équivalent de homme ou femme pour les animaux. Ainsi, on ne dit pas que les animaux sont fille ou garçon non plus. On dit bébé singe et non fille singe. Ceci démontre que femme est une notion psycho-sociale plus que biologique.

Donc on peut avoir une identité psychologique femme alors même qu’on a un corps mâle.

On peut aussi avoir une identité sociale femme alors même qu’on a un corps mâle. Il suffit de vivre comme une femme et d’être acceptée comme tels par les autres.

Parfois même on peut avoir une identité sociale assimilée à femme sans le vouloir et sans en avoir le look. Par exemple en prison, les plus faibles seront les larbins des caïds, faisant la lessive et servant de vides couilles et on les appelle les femelles (surement pour les déshumaniser !). Ou parfois les gays efféminés seront qualifiés de femmelettes et exclus des groupes d’homme.

Donc l’identité femme se décompose en plusieurs identités  :

1) Identité psychologique = ce que je pense que je suis

Peut être la plus importante car c’est le psychisme qui dirige le corps et la vie des gens. 

La preuve : si des gens croient que dieu existe alors ils peuvent organiser leur vie autour de dieu malgré aucune preuve qu’il existe. Des gens sont prêts à ruiner leur vie pour un dieu juste car ils pensent qu’il existe. Pourtant on sait tous que dieu n’existe pas !

Et je pense que les trans doivent utiliser cette analogie pour contrer les anti trans (souvent croyant en dieu) en leur montrant qu’eux même ont une croyance qui semble farfelue et qui gouverne leur vie : dieu !

2) Identité génétique = mâle ou femelle et par extension femme ou homme pour ceux qui limite l’identité à la « nature ».

On a tendance a penser qu’elle est essentielle, probablement car elle est perçue comme fixée et certaine. 

Or l’existence des inter-sexes montre que la génétique est parfois incertaine. 

De plus chez les animaux il existe des être qui changent de sexe selon les besoins du groupe.

Donc je ne pense pas du tout que femelle = femme.

3) Identité sociale = le rôle qu’on joue (avec succès) au quotidien. 

Avec succès car si les autres nous refusent le rôle de femme alors on n’est pas socialement femme, on est socialement trans, dysphorique de genre, malade mental, fous, possédés, 3 ème sexe, marginal, déviant…car traité comme tel par les autres.

Les trans le savent et donc veulent avoir un passing le plus efficace possible.

Je rajouterais ceci :

4) Inconscient féminin, basé sur l’histoire de la personne et l’inconscient collectif des femmes

Donc les trans essayent de :

1) faire reconnaitre leur identité psychologique comme valide (en faisant sortir la transidentité des maladies mentales)

2) faire accepter que l’identité génétique n’est pas une fatalité (sur ca ils ont une ambiguité car ils veulent changer leur corps et leur biologie et donc admettent quelque part que cette identité est importante, mais c’est logique car ils sont dans le système social et donc sont influencés par les normes de ce système)

3) faire accepter qu’on peut avoir une vie de femme malgré une identité génétique non 100% femelle voire 100% mâle

Ils ne travaillent pas trop sur l’inconscient. Mais comme il est inconscient…

Leur tentative est je pense légitime.

Mais je pense qu’ils devraient aussi accepter que les autres ne pensent pas comme eux et que pour ces autres la biologie est une fatalité. Et donc casser de qualifier de transphobique toute personne qui pense qu’une personne MtF n’est pas vraiment femme mais trans.

Je réserverais le terme transphobique à ceux qui disent que les trans sont des hommes car ils sont nés males… ET aux trans qui refusent de se dire trans !

Les autres sont tout au plus essentialistes et probablement angoissé à l’idée de se demander si finalement ils sont vraiment hommes à partir du moment où un mâle peut être femme !

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