Changer de sexe, qu’est ce que je pourrais y gagner ?

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1) Plan de vie

Les gens ont besoin d’un projet pour donner un sens à leur vie quotidienne débile, pour lier des actes entre eux : se lever, se préparer, aller travailler, perdre 9h à faire des trucs chiants et souvent très répétitifs, rentrer, se coucher, se soigner, manger bio…et le we se reposer et trouver quelque chose à faire sans trop se fatiguer lundi travail. Tout ça en sachant qu’ils vont mourir à la fin !

Une vie de fou.

Pour tenir il faut un PROJET. Un projet extraordinaire (comme aller sur Mars pour Musk) ou une séries de petits objectifs.

Je dirais qu’il faut un projet extraordinaire avec des objectifs intermédiaires réalistes pour y arriver.

L’humain a besoin de quelque chose qui pousse à agir et donne une SENS à des actes qui pris seuls n’en n’ont aucun.

Pour certains c’est acheter une maison (projet de con) ou une Porsche neuve (projet de très con) ou retaper des épaves de Porsche, pour d’autre financer une passion couteuse (course automobile, collection de Rolex, voyages…), pour d’autres mener un môme à l’âge adulte (illusion commune), pour d’autre c’est avoir une belle femme qu’on montre en société (Trump et Sarkozy !), pour d’autres c’est être président (Copé ou Valls), pour d’autre c’est être connu, pour DSK c’est souiller des rideaux, pour les plus idiots c’est servir allah…

Moi le seul plan de vie qui pourrait me faire agir et sortir de ma chambre = devenir une femme. Rien d’autre ne me fait vibrer.

Sortir avec une meuf je m’en fous un peu et c’est pas réaliste en étant sans emploi, à tendance trans, sans appart et en détestant les mômes, me reproduire je suis contre, travailler je m’en tape totalement, vivre vieux ne me motive pas (ya des gens qui organisent leur vie autour de l’idée de vivre 130 ans), baiser je trouve ça chiant, être riche ne me fait pas rêver, être connu je trouve ça inutile, ah oui, ya un truc que j’aime c’est apprendre.

L’avantage d’un plan de vie trans est que c’est sans fin, c’est 5 ans de boulot intense puis toute une vie d’apprentissage au rôle de femme et de découverte de soi.

Donc si je change de sexe je peux introduire un plan de vie dans ma vie et donc rien qu’avec ça éloigner l’idée de suicide car quand on un objectif on ne se tue pas.

2) Apprendre

Changer de sexe offre une occasion unique d’apprendre.

Apprendre sur soi, sur les autres, sur la société, sur le sexisme, la société étant binaire on passe d’un camps à l’autre et on peut comparer les 2, chose que peu de gens peuvent faire.

On change, on s’améliore humainement en devenant plus complet, plus complexe.

On peut changer et apprendre sans être trans, tous le monde le fait : on passe de enfant à ado, puis à adulte, puis à vieux, tout du long on apprend, on change, on s’améliore. Mais si en plus on es trans ça offre un prisme unique.

3) Participer à un projet politique collectif, à test psycho-social : le real Life test

Les droits trans c’est un sujet chaud, la société est en train de changer et d’accepter que les trans ont des droits.

C’est une vraie révolution sociale et psychique qui est en train de se produire.

Etre trans, se montrer, dans une telle période c’est devenir malgré soi activiste trans.

4) Se sentir mieux

Dans mon cas il est possible que vivre en femme apporte un mieux être, possible que la dysphorie de genre diminue et que donc je ne pense plus au suicide et que je puisse avoir des projets divers et variés une fois débarrassé de la dysphorie.

C’est le coté curatif de la transition, la seule raison que les psychiatres valident (on ne peut pas changer de sexe pour s’amuser selon eux…).

Je rajouterais se reconnecter aux sensations physique et mentales car la testo coupe de tout ça.

5) Améliorer ma vie sexuelle

Je n’aime pas le sexe en homme, je n’aime pas pénétrer, dans tous mes fantasmes je suis une femme et donc il est probable que changer de corps (pour jouir en étant pénétrée) et de rôle social (pour me faire draguer par des mecs et pourquoi pas sortir avec un homme) améliore ma vie sexuelle.

6) Etre unique

J’aime l’idée d’être hors norme, unique, original, pas comme tout le monde et le moins qu’on puisse dire c’est que les gens qui changent de sexe sont RARES.

7) Me faire des vrais amis intéressants

Si les trans sont victimes de rejets il y a aussi une solidarité entre trans, et entre LGBTQ, en changeant de sexe on entre dans une famille, une communauté, on peut si on est sociable se sentir moins seul que dans une vie normale où les relations sont très superficielles et hypocrites.

Les amitiés entre stigmatisés sont plus authentiques et plus fortes que dans la population générale car on lutte ensemble et on se comprend.

8) Parler de moi

Des gens vont surement se poser des questions, me poser des questions, car rencontrer des trans c’est pas chose courante et un truc aussi hors normes fascine les gens !

Or j’aime parler de moi et j’aime qu’on parle de moi !

Donc je peux passer 1h à expliquer ma vie à des inconnus…je n’ai pas la notion d’intimité donc je suis hyper open sur le sexe/genre/fantasme… !

Ya aussi des points négatifs :

1) Stigma social

Outre le problème pratique de se faire emmerder il y a le risque de developper une mauvaise image de soi.

Je doute de ne jamais avoir une mauvaise image de moi, je suis trop narcissique et auto-centré et parfait pour ça !

Une transition réussie peut même apporter une grande confiance en soi. Je ne l’ai pas mis dans les points positif car j’ai déjà confiance en moi.

On peut gérer le risque de se faire emmerder partout assez facilement : il suffit d’avoir un bon passing, à savoir parvenir à ne pas faire trans de façon flagrante.

Je pense contrairement à ce que disent les trans qu’à 43 ans c’est plus simple qu’à 20 ans car on regarde moins les femmes de 43 ans et qu’avec l’âges les corps d’uniformisent. Dans la même logique faire femme à 100 ans est plus facile !

Et je pense avoir un bon potentiel naturel pour passer en femme. De plus j’ai une bonne capacité à observer et à analyser ce que je vois, ce qui devrait me permettre de me comporter en femme assez vite.

Enfin, qu’on me voit trans ne me dérange pas, qu’on me voit homme non plus.

Donc je ne vais pas chialer 2 semaines si on me dit monsieur.

D’autant plus que je ne suis pas parano donc si on me dit monsieur je ne vais pas me dire que c’est contre moi mais que la personne est perdue et que si je lui dis que c’est malade elle ne fera pas exprès de dire monsieur avec l’idée de me faire chier.

Et puis si elle continue à dire monsieur c’est pas bien grave, tant qu’elle ne me traite pas comme un monsieur maboule dont elle veut se débarrasser le plus vite possible alors que je lui demande un service légitime.

2) Risque de perdre ce qu’on a construit en homme pendant x années

Job, amis, famille, femme, enfant, réputation… : tout ça est en danger quand on change de sexe car les gens ne comprennent pas et refusent le droit au changement

Par chance, je n’ai rien de tout ça ! Ya que mon père qui peut poser problème mais il est déjà au courant et ne vivra pas 20 ans de plus.

3) Risque pour la santé

On ne sait pas ce que la vie trans signifie en terme de dégâts sur la santé à long terme.

C’est un des gros point à problème dans mon cas car je suis un peu HYPO et fragile physiquement.

4) Risque de faire tout ça pour rien

Se rendre compte que la vie n’a pas plus de sens, qu’on ne sent pas mieux, voire qu’on se sent pire ou qu’on se sent imposteur.

C’est un vrai risque.

Mais je ne pense pas que la vie en femme soit fondamentalement différente et en tout cas dans notre société une femme peut vivre comme un homme si ça lui plait !

Et je pense que dans un rôle de femme je ne peux pas me sentir pire qu’en homme puisque la vie en homme je trouve ça chiant, au plus ça sera aussi chiant et j’aurais perdu des sous.

Je pense pouvoir d’adapter en femme même si je me rend compte que je ne suis pas trans in fine.

Je ne me vois pas avoir de regrets ou du moins faire une transition pour revenir en mec. Si je me change je saurais m’adapter assez pour avoir une vie vivable.

Enfin rien n’empêche de passer de femme à homme en société selon le feeling. Il suffit de ne pas se maquiller, de s’habiller en mec et de parler avec ma voix normal.

 

 

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Personne trans interessante

https://www.youtube.com/watch?v=g_4QcuoaNkk

Hub dit que je suis transgenre car je ne baise plus !

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Après avoir dit que j’étais un homme pendant 2 ans, mon psychiatre n°1, Hub, dit que je suis transgenre.

Qu’est ce qui l’a fait changer d’avis ?

Il pensait que j’étais « un gros jouisseur » et découvre que je  que je n’ai pas baisé depuis  plus d’1 an et que la baise ne me manque pas du tout !

On peut se demander pourquoi il met 1 an à apprendre que je ne baise plus…

Une personne trans m’a demandé si pour être trans il fallait être sans sexualité.

La question semble bonne.

Mais ce n’est pas ce que pense hub : Hub pensait que la dynamique qui me poussait à vouloir être une femme était sexuelle, que c’était un fantasme sexuel et non un genre femme et que donc je n’étais pas trans.

Si la dynamique est sexuelle alors quand je ne baise plus (et que donc la libido est basse) l’envie d’être femme devrait disparaître.

Or l’envie d’être femme n’a en rien diminué, elle a même augmentée par rapport à la période où je baisais.

Donc logiquement il y a autre chose que la pulsion sexuelle pour expliquer que je veux me changer en femme puisque je ne baise plus du tout alors que je veux toujours être une femme.

Je ne baise plus car la baise ne permet plus d’évaluer l’envie d’être femme et/ou que je n’ai pas envie de l’évacuer car je ne lutte plus contre cette envie.

Donc quelque chose a radicalement changé dans ma logique.

Ce qui est intéressant c’est qu’à partir du moment où je me suis dit que j’étais peut être trans l’envie de baiser est partie, comme si avant j’avais besoin de la validation d’un mec qui bande pour moi pour me convaincre que j’étais femme alors que now je n’ai plus besoin des autres pour me confirmer que je suis trans.

 

 

 

 

Changement dans la pulsion

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Avant : Fluctuation de la pulsion trans et de l’idée de changer de sexe, pendant des semaines, parfois 2 mois, je pouvais ne plus y penser. La pulsion était soi très haute au point de m’obliger à enfiler des bas et me goder x fois par semaine, soit elle était nulle.

Now : la pulsion est constante, plus basse que le plus haut d’avant mais toujours présente. Du coup je n’ai plus besoin de faire des trucs sexuels avec un gode ni avec personne.

Mon explication :

Avant : je refusais l’idée d’être trans donc je luttais contre la pulsion de me changer en femme, et quand on lutte contre une pulsion elle devient de plus en plus forte et à un moment on doit l’évacuer par un moyen radical (le sexe) et une fois qu’on a évacué elle semble nulle.

Now : j’accepte que je suis probablement trans et du coup la pulsion s’écoule quand je dis que je suis trans, quand je me projette en femme, quand je l’autorise à me voir trans, le sexe est devenu secondaire !

Du coup je n’ai pas baisé depuis 1 an et demi avec un mec et je ne me gode quasiment plus.

Je ne fais que me branler en imaginant que je suis une femme et ça suffit car la pulsion s’évacue surtout autrement que le sexe, via l’affirmation/l’acceptation que je suis trans.

 

 

 

Bientôt les huissier sur mon site ?!

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Bonjour,

Je viens de recevoir un courrier de votre part au sujet d’une pseudo dette que j’aurais avec la société SFR.

Evidemment vous ne connaissez rien au dossier, vous vous en moquez probablement, votre rôle se résumant à réclamer une somme sans savoir si elle est ou non exigible, avec l’espoir que celui qui reçoit la lettre va trembler en lisant sur la lettre le mot « huissier », qu’il va payer et vous faire gagner quelques euros, mais manque de chance pour vous : je ne tremble pas.

Je pourrais me servir de votre lettre pour tapisser le bac de la litière du chat comme le préconise le dieu internet mais vous avez de la chance dans votre manque de chance  : je n’ai pas de chat (ni de chatte d’ailleurs, ce qui me désole au point d’être suivi par 2 psychiatres !)

Et puisque vous êtes mon « unique interlocuteur »  et que j’aime les rillettes, je vais vous exposer ma vision du dossier.

I) Rappel des faits : 

Après avoir été cliente pendant x années client de la société Neuf Telecom, puis automatiquement de SFR (qui a racheté Neuf Telecom),  j’ai quitté la société SFR il y a un peu plus d’un an suite à de nombreuses coupures de connexion jamais solutionnées.

J’ai réglé ma dernière facture internet normalement par virement bancaire (j’ai aussi été cliente SFR mobile pendant 10 ans et je suis partie il y a 4 ans sans rien devoir à SFR, ce qui montre que je ne suis pas une cliente voyou mauvaise payeuse qui arnaque SFR) et je suppose donc que cette somme assez élevée correspond au matériel que je n’ai pas renvoyés.

En effet, après la résiliation SFR m’a présenté une facture d’environ 12€ pour un pack TV en option (option TV dont je n’ai pas profité pleinement puisqu’il y avait des coupures généralisée et en particulier sur les chaines du pack TV en option) et m’a dit que je devais renvoyer le modem et le décodeur.

La société SFR n’acceptant pas les retours de matériel en boutique SFR (ce qui serait assez pratique et aurai évité toute ce micm), je devais renvoyer la box et le modem par correspondance.

A cet effet la société SFR devait m’envoyer une étiquette de retour pré-payée et pré-remplie à l’adresse où la société SFR désire recevoir les matériels en question.

Problème : je n’ai jamais reçu l’étiquette en question et à ce jour j’attends toujours de la recevoir afin de pouvoir renvoyer le matériel (matériel dont je n’ai évidemment aucun besoin et qui encombre mon appartement !).

Aujourd’hui, soit plus de 12 mois plus tard, SFR me réclame via huissier la somme de 223€ pour :

– un modem obsolète 

– un décodeur obsolète

– une option TV de 12€ pour 4 chaines peu accessibles

II) In limite litis 

Selon l’article L34-2 du Code des postes et communications électroniques : 

«  La prescription est acquise, au profit de l’usager, pour les sommes dues en paiement des prestations de communications électroniques d’un opérateur appartenant aux catégories visées au précédent alinéa lorsque celui-ci ne les a pas réclamées dans un délai d’un an courant à compter de la date de leur exigibilité » 

J’ai quitté la société SFR en septembre 2015. Nous sommes en janvier 2017. Vous réclamez donc le paiement d’une somme exigible il y a 1 an et 4 mois.

Je vous laisse en tirer les conclusions qui s’imposent…à savoir que je ne dois rien à SFR.

III) Discussion

a) Le matériel

L’estimation que SFR fait de ces 2 objets semble pour le moins farfelue. En effet, pourquoi SFR n’applique-t-il pas un taux de vétusté de x % par an ? Après 7 ou 8 ans on peut supposer que les 2 objets ne valent rien car ils sont utilisés et surtout ontologiquement obsolètes.

SFR me répondra surement que c’est dans les conditions de vente, qu’il faut les renvoyer avant x jours ou sinon…blablabla…

Sauf que  :

– je suis cliente Neuf Telecom à la base, le contrat que j’ai signé est avec Neuf Telecom et non avec SFR et je n’ai jamais été informée des conditions appliquées par la société SFR (SFR peut il montrer un contrat où j’ai signé que je validais ses conditions de résiliations avec pénalité de x € en cas de non retour du matériel sous x jours (je pourrais discuter le caractère abusif ou non de cette clause…)

– les conditions SFR stipulent que je dois recevoir une étiquette de retour et l’utiliser pour renvoyer le matos, OR je n’ai jamais reçu cette étiquette

D’ailleurs je suis surprise de voir que SFR donne autant d’importance à son matériel car suite à une pseudo panne de box j’avais reçu une box SFR en échange de ma box neuf Telecom et j’ai toujours cette box neuf telecom (je suis disposée à les rendre avec les 2 merdes que SFR veut me facturer…) 

Pour toutes ces raisons je refuse catégoriquement de payer pour les 2 antiquités non renvoyées par la force des choses.

Bien entendu, je suis disposée à renvoyer le matériel par la poste dès que j’aurais reçu une étiquette de retour prépayée ou à la déposer en boutique SFR.

b) l’option TV

Je n’ai pas payé l’option TV pour 2 raisons :

– j’ai eu x coupures globales, les chaines de ce pack étaient en partie impossibles à regarder donc SFR n’a pas rempli son obligation de résultat qui consiste à me fournir la tv (en prime le temps perdu à appeler x fois SFR et à payer pour parler à des gens qui ne sont pas au point me coute largement plus que les 12€ de l’option !) 

– quand j’ai souscrit à internet chez NEUF Telecom : j’ai été victime d’une erreur de facturation de plus de 100€ (SFR devrait pouvoir le retrouver dans mon historique neuf Telecom), j’ai été remboursée d’une partie du trop plein prélevé sur les factures suivantes puis x années plus tard car j’ai eu par hasard un employé SFR en ligne et je lui ai exposé le problème mais à ce jour je n’ai toujours pas été remboursée à 100%, il doit rester au moins 30€ que je n’ai jamais pu récupérer. Donc si on fait les comptes correctement c’est bel et bien la société SFR qui me doit encore de l’argent. 

Pour ces 2 raisons j’estime légitime de ne pas payer la somme de 12€ qui correspond à l’option TV. 

Conclusion : 

Merci d’informer la société SFR du contenu de cet email et de me tenir au courant des suites que la société SFR compte donner à ma proposition de solution amiable.

P.S. J’ai regardé votre site, il est cool ! 

P.S.2. En échange je vous montre le mien   : https://dragmi.wordpress.com/. N’hésitez pas à laisser des commentaires dessus !

Transphobie c’est quoi ?

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On entent souvent le mot TRANSPHOBIE (ou transphobe pur qualifié quelqu’un qui en est atteint) sortir de a bouche des trans.

En fait dès qu’on n’est pas d’accord avec eux sur la genre quelque chose qui touche à l’identité de genre, au rôle de genre, ils parlent de transphobie.

Mais c’est quoi la transphobie ?

Moi moi c’est un sentiment négatif à l’égard des gens qui ont un comportement ou un discours laissant panser qu’ils sont trans.

Alors qu’est ce qu’un comportement négatif ?

C’est un comportement qui laisse penser que l’autre est possédé par le mal (car il refuse le mâle !), pervers, malade, dangereux, fou, malsain, stupide, infréquentable…CAR trans.

Penser qu’une personne trans ET malsaine ET prise de tête est infréquentable ce n’est pas de la transphobie, c’est du bon sens.

Penser que touts les personnes trans sont malsaines et infréquentable ça c’est de la transphobie.

Penser que les trans sont significativement plus tout ça que les autres c’et aussi de la transphobie ou du moins un préjugé négatif anti trans.

Chez les trans, ya des gens cool, des gens chiants, des gens intelligents, des gens stupides, ya de tout.

Mais c’est quoi être trans ?

Pour moi c’est exprimer l’idée qu’on voudrais sérieusement changer de sexe ou de rôle social car on pense que notre vie serait plus en accord avec ce qu’on pense être ou avec ce qu’on devrait être.

Donc je m’y inclus et j’inclus des tas de gens qui sont loin de faire une transition car ils tiennent en mecs ou car ça leur parait trop compliqué ou trop éloigné de leur envie d’être femme et non d’être trans.

On en vient alors à la différence entre être femme et être trans.

Pour moi être trans c’est ce que j’ai dit ci-dessus : une envie de changer.

Si on doit parler en terme politiquement admis c’est avoir une « identité de genre » femme accompagnée d’un outil pour agir sur le monde qui prend la forme d’un corps mâle.

Et on souffre d’autant plus d’être trans qu’on est dans une société qui assigne de façon rigide au corps mâle un rôle social d’homme.

La société finalement ne fixe pas d’identité de genre, elle donne une place. Elle n’interdit pas une identité de genre femme  quand on est mâle (on a le droit de penser qu’on est femme) mais interdit son expression.

Donc trans implique un corps mâle avec une identité de genre femme.

Or les femmes ont une identité de genre femme avec un corps femelle.

D’où les trans ne sont pas des femmes, ils sont des gens TRANS car un corps mâle ne sera jamais un corps femelle.

Il pourra tout au plus en avoir l’air (de plus ou moins loin),  en avoir l’air socialement. Mais si on examine ce corps de près on constatera qu’il n’est pas femelle mais mâle féminisé, une sorte de corps semi femelle et semi mâle si on veut être open d’esprit.

Beaucoup de trans refusent de se dire trans, ils sont des femmes et basta. Les plus extrémistes se disent même identiques 100% à une femme  normale, née femelle, qu’ils appellent femme biologique ou femme sic(genre).

Je ne suis pas de leur avis. Pour moi une personne trans n’est PAS une femme et ne le sera jamais.

Pour pas mal de trans dire ceci est de la transphobie.

Je pense qu’ils se trompent car penser que les trans ne sont pas femmes ce n’est ni les diminuer, ni les mépriser, ni penser tout ce que je définis plus haut comme étant de la transphobie.

On peut même penser que les trans ne sont pas des femmes mais qu’ils sont supérieurs aux femme ou qu’il est plus désirable d’être trans que femme, pour des raisons x ou y, par exemple chez les indiens les two spirits n’étaient pas perçus comme femmes mais comme un mélange masculin/féminin et avait un rôle social de rang supérieur à celui des femmes et des hommes de ce fait.

Les trans qui refusent de se dire trans alors qu’il n’y a aucun danger à se dire trans sont pour moi les plus transphobes car ils nient l’évidence même qu’ils sont trans donc ils doivent considérer que trans est vraiment infamant pour perdre tant d’énergie à accuser tous les gens qui les voient comme trans et non femme de transphobie !

Evidement cette transphobie est celle qui fait le plus souffrir : se détester d’être ce qu’on est.

Je pense que souvent les trans qui vont mal ne se détestent pas forcement d’être homme, ils se détestent surtout d’être trans, de ne pas être femme et de ne pas être des gens normaux, des gens comme les autres car la société dit que ces gens trans pas comme les autres ne sont pas vraiment fréquentables !

C’est la transphobie intériorisée, d’autant plus dure à regarder en face qu’elle est inconsciente.

On s’en rend facilement compte quand on constate à quel points les trans peuvent ne pas aimer les travestis ou les gays et vouloir se distinguer d’eux, ils se veulent PLUS normaux qu’eux et ne veulent pas être associés à eux !

Ou quand on voit des trans qui critiquent une autre personne trans qui ne serait pas assez féminine pour être une (vraie) femme voire pour être une une vraie personne trans  (« tu n’es qu’un travelo… » qu’ils se disent entre eux !).

Je n’ai pas du tout cette idée que les mâles féminisés sont inférieurs, qu’ils soient gay, trav ou trans. Je pense même qu’ils sont souvent supérieurs  et victime de l’idiotie des autres.

Pour moi être trans c’est cool. Pas de quoi culpabiliser ou avoir honte. Même si c’était une maladie.

C’est une diversité de la nature humaine, plus ou moins pathologique selon la logique qu’on adopte mais ce n’est pas en soi quelque chose d’infamant et à mon sens ce n’est même pas une maladie mentale signe de ce nom.

Une personne trans n’est pas une personne qui raisonne moins bien qu’une autre, son jugement n’est pas altéré par la maladie mentale.

Il l’est tout au plus par la peur d’être trans, peur mise dans la tête par la société.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques explications pour tous

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J’ai noté que même les trans souvent ne comprennent pas donc je vais expliquer le rapport entre les normes du genre et le genre.

On entend souvent  :

  • des non trans dire que les personnes trans accentuent les normes du genre (et donc plombent les féministes) car elles ont tendance à sur-jouer la féminité, à vouloir être plus féminines que les femmes
  • des personne trans dire qu’elles sont femmes ou filles car enfants elles jouaient à la poupée ou qu’adultes elles aiment le rose et n’aiment pas le foot…c’est la logique des tests pour déterminer le genre via les goûts ou attitudes
  • des gens leur répondent que c’est pas car on aime le rose qu’on est femme, que c’est une norme et rien de plus

Mes réponses :

  • oui les femmes trans en font souvent plus que les femmes mais c’est logique car d’une part elles commencent plus tard à oser exprimer du féminin en public donc elles rattrapent une frustration (et vive une sorte de puberté pendant la transition avec la mâl(e) à dress que ca implique), d’autre par si elles se comportent de façon neutre  on va leur dire qu’elles sont des hommes déguisés, enfin elles n’ont aucune raison de casser les normes du genre plus que des tas de femmes qui les suivent à la lettre.
  • les filles ne jouent pas à la poupée car la poupée leur plait spontanément plus qu’elle ne plait aux garçons donc en soi jouer n’est signe de rien à part qu’on aime jouer
  • c’est bien une norme (absurde comme pas mal de normes) et les gens qui la suivent savent que c’est une norme (car ils voient que les filles sont incitées à y jouer), ils utilisent cette norme pour dire « je suis fille », se comporter de façon socialement perçu comme fille est alors un choix inconscient  et non un goût lié à la féminité mais la personne peut aussi vouloir le faire (sans se rendre compte que c’est pour montrer) mais ne pas le faire car elle sait qu’elle doit cacher sous peine de décevoir les parents