Signe que je ne suis pas trans ?

Quand on me dit monsieur, ca ne me dérange pas vraiment quand je suis un femme (et je crois que ca ne m’est jamais arrivé). En homme à la limite ca me dérange plus (et là ca m’arrive souvent !).

Qu’on me dise madame, monsieur, citoyen, camarade, enculé, fils de pute, tapette…je m’en fous.

Les mots, en particuliers les insultes, des autres ne m’ont jamais posé problème.

Un exemple parlant : ma mère était mourante dans un hôpital, je sors de l’hôpital, je suis en vélo, une voiture doit freiner pour me laisser passer, le conducteur crie « fils de pute ».

Bon, 80% des gens se seraient énervés et aurait fait un cinéma. Moi ca ne m’a pas mis en colère.

Pourquoi ?

D’une part car ca ne me dérange pas d’être fils, d’autre part car ca ne me dérange pas non plus que ma mère soit pute ou perçue comme pute et surtout je m’en fous totalement de ce qu’un inconnu, probablement stupide et inculte, un élément sans aucun pouvoir dans ma vie, peut penser de ma mère ou de moi !!!!

Ce qui pourrait m’agacer c’est qu’un proche ou quelqu’un que je tiens à séduire pense que je suis stupide ou moche !

Ce que pensent les gens dont je t’attends rien : je m’en FOUS, en particulier quand c’est une attaque fondée sur du vent !!!!

Donc qu’on me dise monsieur quand je suis en femme ne me dérange pas mais ca ne signifie pas que je ne suis pas trans mais juste que je me fous des autres !

Si je suis en femme ce n’est pas pour les autres, c’est pour moi, car ca me fait jouir !

Je crois que cette spécificité est liée à une grande confiance en moi, elle même liée au fait que ma mère et les gens m’ont toujours dit que j’étais beau et intelligent et que je vois bien bien que c’et vrai !

Donc quand on sait qu’on est beau et intelligent, qu’est ce qui peut vous faire douter que vous êtes quelqu’un qui a une valeur ?!

Surement pas une insulte ou d’être mis dans la case homme.

D’ailleurs, je suis même content de voir que j’ai énervé quelqu’un car ca signifie qu’il me donne de l’importance alors que lui ne peut pas m’énerver car il ne compte pas pour moi.

Donc si une personne m’insulte = à mes yeux il me donne un pouvoir sur lui !

Après, quand on me dit monsieur en homme ca me dérange un peu dans le sens où je ne me sens pas monsieur et surtout j’ai la sensation qu’on m’impose un truc et je n’aime pas qu’on m’impose un truc.

Je n’appelle personne monsieur et je ne me dis jamais nul part monsieur, ce terme m’agace !

Je crois que madame m’agace moins. Si on me dit madame je ne me sens pas agressé quand je suis en homme !

 

 

 

 

 

 

 

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Stress de se voir dans la glace ?

Les trans sont stressés de se voir en homme dans la glace car ils se trouvent moches !

Moi, je suis stressé de me voir en mec car je me trouve MAGNIFIQUE souvent !

Je me dis que si je me trouves is beau en homme c’est que je ne dois pas être trans ou que je ne vais jamais oser prendre le risque de détruire cette beauté pour devenir une femme qui risque d’être moche !

Drôle de problème…

Remarquez on peut être trans et savoir reconnaitre de façon objective a beauté sur soi même ou sur les autres, on peut  aussi par se trouver beau car ayant un visage non spécialement masculin, et se dire qu’on aimerais mieux être beau en étant femme, non ?

 

 

Internet a sauvé les trans

Transgenre, transsexuelle, transidentaire

Internet  a changé la vie des gens (enfin de ceux qui l’utilisent souvent !).

Et les gens pour qui ce changement est une REVOLUTION sont les LGBTQ et tout particulièrement les TRANS !

Avant internet : 

une personne qui pense à changer de sexe se dit qu’elle a une idée folle et que c’est impossible.

Pourquoi elle se dit ca ?

Ca la TV et les films montraient des trans qui sont soit des clowns tristes dont on se moque soit des malades qui tuent des gens.

Dans les 2 cas on comprend que ces gens n’ont pas une vie enviable.

Donc la personne trans se dit « je ne peux pas être comme ces gens là ».

Elle est à l’image de la société à savoir transphobique et pensent que les trans ne sont pas fréquentables et qu’être trans est encore pire que de les fréquenter !

Donc elle passe 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans, à se dire « c’est un fantasme sexuel, c’est un signe que je suis malade, c’est une connerie de changer de sexe, je ne suis qu’un travesti, je suis borderline, je suis bipolaire, je suis gay honteux, je suis normal…je ne suis pas trans… ».

Après internet :

On tape « changer de sexe » et on tombe sur des centaines, des milliers de témoignages sur youtube, sur des forums, sur des blogs, de gens qui disent qu’ils ont changé de sexe et qu’ils sont heureux et que surtout la seule chose qu’ils regrettent c’est d’avoir attendu si longtemps avant de se lancer !

Ils disent comment faire, où aller, qui consulter, quels pièges éviter…

On découvre aussi toutes les théories psychiatriques sur lesquels se basent les psychiatres pour dire si une personne est trans.

Et on voit que ces théories sont souvent fausses et basées sur des préjugés has been.

On voit aussi que les trans ne sont pas tous serial killer ou pute junkie ou SDF ou internés en psychiatrie pour grave maladie et qu’il y a des avocats, des PDG, des médecins, des informaticiens, des stars du rock, des militaires, des gens qui ont une femme, des enfants, des parents, une vie banale, une chien…mais qui en plus de tout ca ont cette envie de passer dans l’autre camps niveau genre social car une pulsion les pousse à se dire que dans l’autre camps c’est leur place !

On comprend que les trans ne sont pas malades, du moins pas plus que les non trans.

On comprend que c’est la société qui est malade de maltraiter les trans !

On comprends que les humains sont stupides et qu’il va falloir ruser pour survivre dans un monde peuplé de cons.

On finit par accepter qu’on est trans et par se dire que changer de sexe/genre sociale est possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sexe en homme / le sexe en femme

Transgenre, transsexuelle

 

En mec j’étais puceau jusqu’à 22 ans. Ca ne me posait aucun problème.

Et quand je dis puceau je veux dire non seulement que je n’avais jamais baisé avec une femme mais qu’en plus je n’avais même jamais embrassé une femme !!!

Pourquoi le sexe avec les femmes ne m’inspirait pas alors même que j’étais attirée par les femmes esthétiquement et émotionnellement  comme les autres mâles et que ces mâles semblaient vouloir baiser avec des femmes plus que tout ?

C’est simple : dans tous mes fantasmes sexuels je suis et j’ai toujours été une femme (ou du moins je me suis jamais vu avec une bite mais quasi toujours avec une chatte).

Pire : je ne me vois jamais baiser avec une femme mais avec un homme.

Donc la seule femme dans mes fantasmes c’est moi et je me vois avec des hommes souvent sans visage,  souvent arabes, toujours poilus et me traitant comme leur femme.

Je les imagine me parlant, me caressant tes tétons, m’embrassant sur la bouche…je visualise leurs grosses couilles poilues et pendantes, je m’imagine à genoux léchant ces couilles et je pense à l’odeur forte de ces couilles, cette idée d’odeur m’excite, cette excitation me donne envie d’être pénétrée, remplie, dilatée…

Bref, ya aucune place pour une femme dans mes fantasmes, enfin si, ya moi !

Donc on peut comprendre que le n’avais aucune urgence pour baiser avec une femme…

Alors pourquoi j’ai baisé avec des femmes ?

C’est simple : je voyais que les autres hommes le faisaient, je me sentais attirée par les femmes, donc ca me semblait logique de faire pareil que ces hommes puisque je me croyais homme.

Pourquoi je me croyais homme à 22 ans si je me crois trans à 43 ans ?

Car à l’époque je pensais que le sexe biologique faisait le genre et que tous mes fantasmes n’étaient que des fantasmes, une sorte de jeu sexuel qui n’empêchait pas d’être une homme normal.

Et je suppose que je pensais aussi que tous les hommes avaient les mêmes fantasmes que moi à savoir qu’ils se voyaient femmes en fantasme dans le mesure où ces fantasmes ne m’ont jamais posé de problème de conscience et où ils m’ont toujours parus normaux et où je n’ai jamais cherché à lutter contre.

J’étais puceau avec les hommes jusqu’à 33 ans !

Pourquoi avoir attendu 33 ans pour baiser avec un mec ?

Car comme j’avais une attirance pour les femmes et non pour les hommes je pensais aimer les femmes.

De plus je savais que j’avais un corps mâle, je pensais du coup être un homme et donc toute attirance pour un homme aurait été quelque chose de gay à mes yeux à l’époque.

Or nous sommes dans une société anti gay et mes parents sont anti gays et je ne me sentais pas du tout gay.

Donc je ne pouvais pas avoir d’attirance consciente pour les hommes en étant perçu par moi et par les autres comme un homme.

Mais j’ai fini par baiser avec des hommes, toujours en femme, plus pour exprimer que je suis femme  dans la sexualité que pour les mecs.

D’ailleurs, pendant longtemps je me suis dit après chaque mec que ce n’était pas mon truc les mecs, je voulais d’ailleurs que les mecs restent habillés et je refusais toute forme de calin, je voulais du sexe direct.

Malgré cette deception quasi constante et ce rejet de la nudité mâle je recommençais encore et toujours, pendant 7 ans !

Et un jour j’ai eu envie d’embrasser des mecs pendant le sexe. Et à partir de là tout à changer.

Embrasser m’a permis de voir que j’avais envie de plus du sexe avec les hommes et j’ai alors commencé à me voir comme non plus comme un travesti mais comme transgenre.

Je pense que si l’envie d’embrasser des mecs est venue c’est que je commençais à me voir comme NON homme  et que donc je m’autorisais à baiser avec des hommes comme une femme normale.

Et embrasser a renforcé cette idée que je n’étais pas un homme, je me suis très vite définie comme transgenre une fois que j’ai vu que j’aimais embrasser des hommes !

Je pense sincérement que me voir femme n’est pas une défense pour ne pas me sentir gay, je n’ai rien contre les gays, j’aime les gays mais je ne me suis JAMAIS senti gay !!!

Je ne me dis pas que le sexe avec les hommes  est du sexe gay et je ne me dis pas que mes relations avec les femmes étaient du sexe lesbien car je sais que je ne suis pas une vraie femme et qu’à l’époque je me voyais comme un homme normal qui aime les femmes.

Aujourd’hui je n’ai plus aucune envie de fréquenter une femme avec qui il y aurait du sexe et je me vois même un jour en couple avec un homme.

J’ai donc mis autour de 20 ans à piger que je n’en foutais des femmes, que je confondais désir pour les femmes (ce que les hommes classiques ont) et identification aux femmes (ce que moi j’ai) et que la seule sexualité possible pour moi était une sexualité de femme avec un homme !

Donc aujourd’hui j’en suis où dans la sexualité ?

Bah je ne peux plus avoir de vie sexuelle ou amoureuse avec une femme car je ne me vois pas du tout lesbienne. Je me vois femme qui aime la bite et la virilité !

Etre femme juste pour le sexe et bye bye ca ne m’intéresse plus. J’aspire à une relation amoureuse avec un homme. Mais trouver un mec qui me voit femme alors que j’ai un corps mâle et que je vis en homme c’est mission impossible.

Donc je n’ai pas non plus de vie sexuelle avec les hommes.

Donc je me retrouve sans vie sexuelle ni amoureuse depuis plus de 3 ans avec les femmes et depuis 1 an et demi avec les mecs.

D’ailleurs je n’ai pas de vie amoureuse depuis plus de 7  ans et la dernière relation sexuelle digne de ce nom avec une femme remonte à 7 ans !

Bref, en homme le sexe n’est plus possible, avec les femmes le sexe est ennuyeux, en femme c’est compliqué car mon corps mâle m’empêche de me lâcher avec un homme car il me rappelle que je ne suis pas femelle…

Reste en espérer que si un jour je me sens assez féminine dans le corps grace aux hormones et peut être la vaginoplastie alors je pourrais avoir une vie sexuelle qui aura pour moi un sens !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passing de courtoisie

Transgender, transsexuelle, transidentitaire

 

J’ai une ambiguïté sur le sujet : je veux passer à savoir faire 100% non trans mais ce n’est pas car être trans me semble infamant ou inférieur. C’est pour pouvoir vivre une vie normale dans une société anti trans !

Je sais bien que je ne suis pas une femme et que je ne peux pas l’être.

Je peux être trans à savoir une réalité psycho-corporelle différente de femme et différente d’homme, réalité non inférieure dans l’absolu mais plus compliquée (et donc peut être plus interessante ?!).

Beaucoup de trans pensent avoir un passing si personne ne les emmerde. Mais ils ne réalisent pas que les gens voient qu’ils sont trans, ils le voient mais ne disent rien.

Je dirais que c’est un passing de courtoisie.

Et bien ce passing me suffit, je ne veux pas faire non trans à tout prix, je veux juste pouvoir avoir une vie vivable en femme.

Je n’ai pas un rejet des éléments masculins en moi. Ils me posent problème uniquement quand je suis en femme car alors ils me mettent en danger socialement et me rappellent doublement que je ne suis pas une femme (ce qui en soi est source de souffrance).

La bonne nouvelle c’est qu’on peut changer la société et que donc si la société accepte les trans je peux trouver ma place !

Mais avec des si…

Finalement c’est simple le genre !

Transgenre, transsexuelle, transidentitaire

La société est divisée en 2 camps théoriquement hermétiques : homme et femme.

La société met tout le monde dans un de ces 2 camps depuis la naissance (parfois avant la naissance !). C’est le sexe visible qui détermine le camps dans lequel on devra vivre !

Les gens ont l’air de trouver ca cool, très peu contestent l’existence de ces 2 camps et quasi tous aiment le camps où ils sont, ils militent même pour ce camps !

Voilà la réalité des gens vis à vis du genre : ils n’y pensent pas et quand ils y pensent ils se se disent que leur camps est le meilleur !

Ils jouissent ouvertement de leur carte de membre du camps homme ou du camps femme en suivant les normes du camps.

Maquillage, collants, talons, bijoux, cheveux longs…peu de femmes s’en détournent !

Et finalement les hommes se contentent d’éviter tout les trucs du camps femme…

Même les féministes qui contestent les normes du genre quand elles sont en défaveur du camps femme ne disent pas qu’elles veulent changer de camps, elles aiment leur camps, d’autant plus quand elles haissent les hommes car elles sont en plus lesbiennes radicales !

Et bien moi je me dis que je suis dans le mauvais camps. Je me dis que mon camps est ennuyeux et que dans l’autre c’est mieux.

Je vois bien que les autres membres de mon camps ne pensent pas comme moi, ils jouissent d’être dans ce camps. Donc ce n’est pas le camps en lui même qui pose problème, c’est moi qui pense que l’autre me convient plus.

Je me dis que je subis une sorte de double injustice, celle de ne pas être dans le camps femme qui semble meilleur pour moi et celle de ne pas aimer mon camps.

Je suis donc jalouse des femmes (car dans le bon camps et car elles l’aiment)  et des hommes normaux (car ils aiment leur camps).

Donc mon rêve est simple : être dans le camps femme et donc changer de camps.

Est ce qu’une transition peut me donner la sensation que je suis dans le camps femme ?

Je n’en sais rien.

On pourrait aussi voir les choses autrement et se dire qu’il existe 2 camps : ceux qui jouissent de leur camps (les non trans, 99,5% des humains) et ceux qui ne jouissent pas et donc veulent  en changer pour jouir (les trans, 0,5% des humains).

Et je suis très clairement dans le camps de ceux qui veulent changer de camps !

Ca peut paraitre cool d’être dans le camps de ceux qui veulent changer car on est bien plus rares et donc on est une sorte de x-men, des gens ayant un pouvoir (celui de changer de camps !).

Mais c’est quand même plus simple d’être dans le bon camps à la naissance !

 

 

 

 

Je me définis comme trans : c’est le CATA !

Transsexuelle, transgenre

Il y a 1 an je suis allée consulter un psychiatre car je ne savais pas si j’étais un travesti, une personne transgenre, une personne transsexuelle, un homme qui fantasme, un borderline perdu, un pervers…enfin je changeais d’avis selon mon humeur et selon mon degré d’excitation sexuelle (quand j’étais d’humeur sexuelle je me disais transsexuelle…).

Je ne savais pas non plus si je voulais qu’il me dise que je suis un travesti qui fantasme ou une personne trans avec un problème de corps/genre social.

Intellectuellement je voulais entendre « travesti » car c’est bien plus facile d’être un travesti qui se branle en collant et qui revient dans la vie normal après 4h à fantasmer qu’une personne trans qui doit faire face à la dysphorie de genre d’une part et à la société anti trans d’autre part.

Je crois aujourd’hui que je voulais entendre « transsexuelle » car aujourd’hui je me définie comme une personne trans et je ne me perçois plus du tout comme un travesti.

Par trans j’entends un humain  avec un corps mâle accompagné d’un fonctionnent psychique globalement féminin qui pourrait correspondre à une genre femme et d’une façon d’évacuer la pulsion sexuelle  similaire à celle qu’on retrouve chez 90% des femelles (envie de bite dans son corps et aucune envie de pénétrer les gens !).

Pour reprendre un terme de mon autre psychiatre je dirais qu’être mâle et homme ne me fait pas jouir  alors que l’idée même d’être femelle dans le corps et femme en société provoque une jouissance, éveille à la vie et libère une énergie positive qui n’existe pas en homme.

Je pense donc que le côté sexuel que je donnais au travestissement n’était que la partie visible de l’iceberg trans : me faire enculer en femme par des hommes  était la manifestation d’une sexualité de femme normale à la différence que  j’étais  handicapée par un corps mâle et donc réduite à utiliser des artifices pour avoir l’air femme et réduite à focaliser sur les sensations anales pour trouver mon plaisir.

Donc je pense que je suis TRANS, Transsexuelle, transgenre, transidentitaire…enfin j’ai un genre femme dans un corps mâle et que j’en souffre.

La question aujourd’hui est la suivante  : que faire de cette situation TRANS ?

Je vois plusieurs possibilités :

 

1) Ne rien faire

Rester physiquement et socialement homme (enfin, ado en pyjama qui ne sort que pour aller chez les psychiatres !) par commodité.

A coté m’accepter trans et dire autour de moi à qui veut l’entendre que je veux me changer en femme. Etre femme online et baiser de temps en temps avec des hommes qui me voient femme.

Je pense qu’à moyen terme ce n’est pas viable car je ne peux pas passer ma vie en pyjama chez moi et car je pense souvent au suicide et un jour je risque de tester pour voir ce que ca fait de se pendre !

Enfin, très clairement je suis passée de l’idée que changer de sexe est impossible à l’idée que c’est possible.

Donc je crois que ce n’est pas la meilleure façon de gérer ma situation trans.

 

2) Etre trans à temps partiel

Donc sortir plus souvent en femme, me trouver un mec en femme et revenir en mec quand j’en ai besoin ou envie.

Problème : les gens vont me voir comme un mec en robe et non comme une femme et donc ma vie  sera rude car la société n’aime pas les hommes en robe !

Autre problème, peut être plus grave : je ne veux pas être un mélange homme/femme, femme à bite, travesti, queer, gender fluid, hors de la binarité…je veux simplement être une femme banale.

J’aime la binarité homme/femme, c’est juste que je ne suis pas dans le bon camps ! Je n’aime pas les femmes masculines ou les hommes féminins. J’aime les femmes féminines et les hommes masculins. Je ne veux pas tuer le genre, je veux en changer aux yeux des autres !

Donc je pense qu’une double vie, homme en pyjama d’un côté et homme en robe de l’autre n’est pas non plus un choix épanouissant car aucun des 2 ne me plait !

 

3) Faire une transition totale

Me féminiser au maximum via hormones, chirurgie faciale, chirurgie génitale, training de la voix, apprentissage de la gestuelle…

Faire tout ce qu’il est possible de faire pour avoir l’air d’une femme  dans le corps et dans la mode de vie.

Je pense que c’est l’option qui me parle le plus, celle qui a le plus de sens.

Toute la question est de savoir si c’est  possible.

Est ce que je peux prendre des hormones sans ruiner ma santé, est ce que je vais les supporter ? Est ce que les hormones auront un effet positifs sur mon mental et un effet féminisant suffisant sur mon corps ? Je n’en sais rien !

Est ce que je peux trouver la force de faire tous les efforts nécessaires ? Je n’en sais rien !

Est ce qu’une chatte trans est un truc qui peut me convenir ? Je n’en sais rien !

Est ce que je peux être amoureuse d’un homme ? Je n’en sais rien !

Est ce qu’un homme peut vouloir de moi, me voir comme sa femme en sachant que je suis trans ? Je n’en sais rien !

Est ce que je peux faire assez femme pour mener une vie normale de femme ? Je n’en sais rien !

Est ce que je vais m’adapter en femme ? Est ce que  je ne vais pas me sentir légitime en femme ? Je n’en sais rien !

Donc je suis face à l’inconnu, avec comme seule certitude que ca sera un chemin dur !!!!

Peut être que la solution est la suivante :

 

Commencer une transition très progressive, petit à petit, sans se presser, sans se fixer des objectifs trop compliqués, sans timing, avec l’idée que tout peut arriver et qu’au pire je peux revenir dans ma vie de mec en pyjama et me suicider quand j’en aurais marre !

Pour être plus pragmatique je dirais que je peux commencer par demander une ALD trans, pour marquer une étape. Ou alors consulter un hormonologue pour faire des examens et voir si je suis en assez bonne santé pour tester les hormones, commencer avec CMU et si je trouve ca cool après 3 mois demander une ALD.

De façon étrange les hormones me semblent une étape plus simple que l’épilation définitive et je pense que c’est la première étape.

Les effets psychiques des hormones à petite dose me diront si une transition est possible, une épilation ne me dira rien.

Donc faut que je trouve la folie pour réclamer des hormones !!!!!!!