Mon analyse sur la trans-identité

Vouloir changer de sexe n’est PAS une maladie mentale.

On ne peut pas non plus dire que c’est une situation normale et optimale que de vouloir être biologiquement ce qu’on n’est pas. Ne soyons pas dogmatique !

C’est donc quand même un sorte de défaut dans le développement psychique et/corporel. Est il d’origine intra-utérine ou sociale ? Difficile à dire. Mais quelle importance ?

Ce qui est certain c’est que les chromosomes ne font pas le genre (car il existe des gens qui sont XY mais naissent avec une chatte et développent un genre femme sans savoir qu’ils sont XY) et que l’éducation ne fait pas non plus le genre (car ya des mâles élèves en fille suite à une circoncision ratée qui ruine la bite et jamais ils ne se sentent filles).

Ya des trans qui parlent d’une condition inter-sexe cérébrale : le corps se développe en mode mâle et l’esprit en mode femelle. C’est séduisant comme théorie mais il n’y a pas vraiment de preuve absolue à ce jour. Ya quelques études par imageries qui font un peu penser à cette théorie mais l’imagerie ne sait pas vraiment différencier un cerveau femelle d’un cerveau mâle.

Donc disons que trans = mysterious !

Il y a un truc qui ne se passe pas normalement mais ce n’est pas un défaut qui doit être stigmatisé par la société ou vécu comme honteux par la personne.

D’une part car je ne vois aucun problème éthique à changer SON sexe (ou à modifier SON corps au sens large) et d’autre par car on ne choisit pas d’être comme ca. On choisit de changer de sexe mais on ne choisit pas d’avoir envie de changer de sexe. Et quand l’envie est super forte, est ce vraiment un choix ?

Tout comme être myope est un défaut qui peut être surmonté via la technologie et qui n’empêche pas de s’aimer, trans peut être surmonté via la technologie et ne doit pas empêcher de s’aimer.

Comme tout défaut il provoque une certaine frustration et une envie de s’en débarrasser. D’autant plus quand la société s’en mêle et dit que ce défaut est honteux, infamant, qu’il rend la personne sans valeur et qu’elle doit vivre avec en le cachant.

Le société transforme le défaut mineur en véritable handicape social et fait que la personne finit par s’en vouloir d’avoir ce défaut et elle développe même souvent des troubles mentaux à cause de la mauvaise image qu’elle a d’elle même suite au rejet social.

Donc ce qui au départ est un défaut qui ne semble pas ruiner la vie finit par devenir un véritable handicape psychique et social.

Le défaut est mineur à mes yeux car si on laisse une personne trans exprimer librement ses gouts et envies, elle vivra librement dans le genre souhaité, sera acceptée dans ce genre et le défaut sera tout à fait vivable, même pas certain qu’elle réclame des interventions chirurgicales.

Si quand la personne trans réclame des interventions on les lui donne et qu’elles sont réussies et qu’on la laisse toujours vivre en l’acceptant avec le nouveau corps et bien elle n’aura probablement aucun problème psychique. Le défaut sera oublié ou presque et il ne sera ni un handicape social ni source de souffrance psychique significative.

Malheureusement la société empêcher les trans d’être trans, elle décourage un enfant mâle à se dire fille, elle oblige donc la personne trans à nier cette envie d’être fille pour se protéger. Et cette envie n’est pas une caprice ou un truc anodin, elle touche à ce qui fait l’identité, à ce qui fait qu’on sait qu’on est ce qui on est et pas un autre.

Donc faire une croix sur cette envie n’est pas possible sans dégâts psychiques.

Et c’est surement ce que j’ai fait pendant 43 ans : nier cette envie d’être fille et en subir les conséquences psychiques.

De plus ou moins inconscient dans l’enfance (j’ai eu des pensées étranges sur le genre), l’envie est passé chez moi à semi consciente à l’adolescence (travestissement) et elle est aujourd’hui à hyper consciente à l’age adulte (jeje demande ouvertement si je suis trans ou pas trans).

Quand elle est peu consciente elle perturbe un peu mais n’empêche pas d’avoir une vie normale.

Quand l’envie devient consciente, elle perturbe vraiment.

Et elle perturbe d’autant plus qu’on sait que c’est une envie interdite, une envie condamnées par les autres et donc non vivable ouvertement sans ruiner sa vie.

On lutte contre l’envie, on se dit que c’est un truc de fou, qu’on ne peut pas être comme ca, qu’on doit être normal, que si on fait ca on va ruiner sa vie…et cette lutte provoque des symptômes psychiatriques comme tout conflit psychique.

On réunit ses symptômes dans un syndrome nommé dysphorie de genre.

Donc la question est une fois qu’on sait qu’on est trans, ce qui peut prendre longtemps car on lutte : qu’est ce qu’on fait de cette envie ?

On la valide en se disant qu’elle est cool mais pas réalisable à cause de x raisons, donc on se dit trans mais on ne la réalise pas de passage à l’acte de transition ou on se commence une transition ?

J’en suis là je crois : transition possible et souhaitable ou transition acte non rationnel qui va ruiner ma vie ?

Revers positif de la médaille trans = un défaut peut être transcendé et transformé en force.

Avoir un défaut et savoir qu’on l’a surmonté avec succès jusqu’à être aussi heureux/fonctionnel qu’une personne sans le défaut = ca donne un grande sensation de PUISSANCE et d’estime de soi.

De plus être trans donne la sensation d’être unique et donc d’avoir une certaine valeur lié à la rareté.

Et ca permet de voir le monde de façon différente et donc d’être plus original que les autres.

On se sent un peut comme un x-men, un humain avec des pouvoirs mutants !!! Du moins, moi je le vois comme ca !

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