Ayé, j’ai une explication à ma vie de gravos

C’est à dire sans vie sociale, sans emploi, sans vie amoureuse, sans enfant, avec la sensation de n’avoir ni passé ni avenir mais d’être hors du temps, dans ma bulle, semi reclus, sans émotions, sans but…tout ca  malgré une intelligence supérieure, une sensibilité je crois supérieure à la moyenne (j’aide toujours les gens inconnus en difficulté et les animaux en détresse, même si ca me provoque une contrainte et je pense à eux longtemps après, je me dis que j’aurais du les aider mieux ou plus), une personnalité intéressante et aucune peur des autres.

Je sais aussi pourquoi je pense sincèrement que j’adore ma vie quotidienne actuelle et que je ne voudrais pas la changer alors qu’en même temps je voudrais ne pas exister.

Et aussi pourquoi quand je rentre en contact avec les gens c’est soit pour les provoquer, soit pour montrer que je suis mieux qu’eux en les critiquant ou en les contredisant. Je n’ai pas des relations saines avec les gens car je suis toujours dans une logique de conflit ou de show. Mais je n’essaye jamais de profiter d’eux ou de les tromper.

La réponse est simple : car j’ai un genre femme.

Or les interactions sociales (y compris sexuelles) se passent toutes via mon corps mâle avec des gens qui me voient homme.
Donc je ne suis pas capable de les supporter longtemps sans me sentir mal dans la place que je tiens.
Pour tenir en mec j’ai du éviter les situations où je suis trop dans un rôle évident de mec  : sexe avec femme, relation amoureuse avec femme, job, activité de groupe entre amis mecs type bars/match de foot/sport…avoir un enfant, me marier, transmettre un nom à une femme ou un enfant, être vu comme chef de famille responsable…

Tous ces trucs sonnent pour moi  comme quasi cauchemardesques alors que tous les autres mecs pensent qu’ils ne peuvent pas vivre sans ca et que je suis un LOSER de ne pas avoir ca et un DINGUE de ne pas courir après tout ca !
Quand j’ai vécu chez ma mec de Versailles, j’avais un grand  appart gratos (plus de 100m2), à manger gratos, 2 mômes, une meuf qui aime la bite, ma meuf avait une voiture de fonction, un bon job, une femme de ménage… = j’avais d’un coup une image de mec qui assure aux yeux des autres. Pour eux j’avais une vie enviable. Ils pensaient en me voyant avec eux que j’étais le père des mômes, que je travaillais, que j’étais un mec respectable !!!!!
Or, je me sentais comme dans l’émission vie ma vie, dans la vie d’un autre, totalement FAKE, c’est c’est là où j’ai commencé à penser au suicide. Pour tenir je m’habillais en femme la nuit pendant que ma meuf dormait et j’allais sucer des mecs dans leur voiture !
Je disais parfois  aux gens « ce ne sont pas mes enfants… » car ca me posait problème qu’on pense que ce sont les mieux (alors qu’ils étaient assez beaux, s’ils avaient été en prime moches j’aurais refusé d’être vu en public avec eux !)
Je me disais la présence dque ma meuf était un frein à la baise en femme car je devais quand même me cacher et qu’une fois revenu chez moi je baiserais plus.

Mais non, une fois chez moi j’ai quasi arrêter de baiser. C’est bel et bien d’être avec elle qui me donnait envie de baiser avec des mecs, pour tenir !!!!

 

Et c’est chez elle que j’avais le plus de tocs. Et en général sortir avec une meuf fait revenir x tocs (crier, frapper les pare brises quand je suis dans une voiture, donner des coups de volant quand je conduis, entrechoquer mes genoux quand je marche, frapper une souris d’ordinateur contre la table quand je l’utilise…)

C’est chez elle ou peu après que j’ai commencé à penser au suicide. Je n’aimais pas du tout cette vie. Pourtant je me sentais amoureux d’elle et attaché à elle et même le sexe avec elle était parfois agréable. Et avant que je ne baise avec des mecs en son absence  et quelle le sache on ne se disputait pas.,
Tous les gens ont un faux self, il contient au moins ce que les gens appelle la politesse, la diplomatie, petits mensonges entre faux amis qui permettent de fluidifier les relations et ne pas passer son temps à se disputer avec tout le monde. On ment aussi un peu sur ce qu’on pense pour ne pas heurter ou ne pas être rejeté.
Moi, je suis incapable de mentir, je dis tout, comme un môme, quasi sans filtre. Donc conflits avec tout le monde. Surtout avec les inconnus que je teste pour voir qui ils sont.

 

Pourquoi je fais ca ? Car je mène une vie fausse en homme, je fais semblant d’être homme. D’où je me sens parfois faux (alors que je dis tout !) ou je me demande ce que je devrais faire face à un évènement où je devrais me fâcher ou être content alors que je m’en fous.

 

Car comme je mens sur qui je suis en étant homme en apparence je ne peux pas en plus rajouter l’hypocrisie sociale, tout dire c’est ma façon à moi de relâcher la pression et d’être un peu moi.

 

Quand je baise une meuf avec ma bite, je suis totalement faux, je fais ce que la meuf attend pour lui rendre service mais je n’y prend aucun plaisir ou presque. Faut que je sois amoureux pour que ca ne soit pas une corvée. Si pas amoureux, j’évite le sexe (mes amis peuvent témoigner !).

 

Quand je drague des meufs online je suis faux, je fais ca pour essayer de me sauver de la pulsion qui me pousse à vouloir être femme. Je me sers d’elle comme d’une bouée de sauvetage ! Et comme j’ai pas vraiment envie d’être sauvé et que je leur en veux d’avoir pris ma place de femme et de m’obliger à être homme, je les provoque plus que je ne les drague, donc elle se fachent souvent avant ou après la baise.

 

Je fais tout pour les faire fuir avant de les rencontrer d’ailleurs : je raconte mes trucs trans, je dis que je n’aime pas pénétrer et que je suis 99% passif, je dis que je ne travaille pas, que je vis avec mes parents, je montre ma chambre en photo, je dis que je me lave une fois par semaine au mieux/1 fois par mois parfois…seul un imbécile peut draguer en disant tout ca à des inconnues !!!!!

 

Portant, certaines veulent me rencontrer…

 

Et si j’aime ma vie c’est qu’en homme je ne peux pas faire mieux, j’ai fait le maximum, j’ai fait les meilleurs choix possible de vie, ceux où je peux rester en vie sans me détester car je vis en enfant et non en homme.

 

Si je vivais en homme normal je pense que je serais dépressif, là je surf sur la dépression, je ne me tue pas, je suis en stand by, j’ai trouvé un équilibre dans une NON vie qui pour les autres parait la source de mon mal être (pour eux je devrais me réveiller tot, bouger, travailler, sortir et alors tout ira bien car je ferais ce que eux aiment faire,  mais c’est l’inverse, la NON vie est ce qui me sauve, c’est grace à ca que je suis en vie).

 

La question est alors la suivante : est ce que vivre en femme, avec un corps femelle, avec des gens qui traitent en femme me donnerait envie de sortir de ma non vie ? Peut être, je dirais probablement même mais impossible d’en être certain. Alors on peut se dire que ca vaut le coup d’essayer de vivre en femme, au moins pour voir ?

 

Oui, ca vaudrait le coup si c’était possible. Mais là ce n’est pas possible.

 

Je ne serai jamais vu comme une femme par les autres. Même si je parviens à faire illusion en société, « à passer » comme disent ls trans, quand je dirais aux gens que je connais « je suis trans, je suis né avec une bite », leur comportement changera. Surtout avec les mecs avec qui je peux avoir envie de baiser ou sortir (ce dont je n’ai pas du tout envie en mec, ce qui confirme la théorie du faux self en mec, une fois libre d’être femme au moins pour de faux, je change de cible sexuelle et je me sens à ma place en femme avec un homme).

 

De plus, je sais d’où je viens, et pour moi les trans ne sont pas des femmes, ils ne sont pas non plus des hommes mais ils ne sont pas femmes, ils sont trans. D’où je risque de me sentir faux si partout on me voit femme (même si j’ai envie d’être femme). Et donc je vais avoir tendance à m’affirmer trans, à le dire, à revendiquer le droit à une vie normale en étant trans, OUT & PROUD.

 

Mais la société ne permet pas ca. Donc je serais mis de coté. Et je risque finalement de me retrouver dans une non vie mais cette fois imposée par les autres.

Et je pense que mon analyse est d’autant plus juste qu’aucun psychiatre ne m’a trouvé un trouble à soigner et j’ai pourtant vu du monde et pas des puceaux sortis de la fac :
– une meuf psychologue pendant 1 an, qui a dit : «  intelligence vive, bon niveau d’études mais difficulté à s’insérer socialement à cause d’une recherche identitaire liée à une faille narcissique »
– Tixier, un psychiatre/psychalyste/sexologue pendant 4 ans, qui a dit « identification à l’imago de la mère »
– 2 ans de socio dont j’ai été viré car officiellement trop normal, par Moulin, un psychiatre chef qui soit disant m’estime beaucoup !
– 3,5 ans avec Hubert, psychiatre psychanalyste, qui me dit transgenre transcendant et qui pensent que me faire opérer pour avoir un chatte peut améliorer ma vie !
– 2 ans avec Guetta, psychiatre qui dit que j’ai une identité de genre femme, une dysphorie de genre, avec des traits schizoïdes (qui peuvent venir aussi bien de la dysphorie de genre) mais et peu de symptômes de maladie, qui dit que les hormones peuvent peut être avoir un effet thérapeutique sur moi, que tester n’est pas une idée stupide et qu’il a zéro doute sur le fait que je suis mentalement femme !

 

Ya un truc que les gens ne semblent pas voir : c’est que toutes les relations entre humains de plus de 7 ans sont sexuées, et qu’il y a des échanges de libido intense et non conscients, on expulse des pulsions sexuelle dans les activités sociales, on les subliment diront les experts, donc une femme qui sort habillée en femme, qui entend madame quand on lui parle, qui se moche madame sur un formulaire, qui dit « mon mari », elle a une forme de jouissance féminine, elle s’affirme femme, elle se sent en vie en faisant ca, la libido exprimée en se montrant femme donne une sens à sa vie quotidienne.

 

Si elle devait  faire ca avec une fausse barbe, en costume cravate et des gens qui la voient mec, et le même cerveau que celui qu’elle a dans sa vie de femme => elle serait bien emmerdée pour  trouver un sens à sa vie sociale, sexuelle, amoureuse, familiale… !! Et si en prime elle devait le faire avec un corps mâle elle serait surement très mal dans sa vie.

 

Bref, situation pour le moins strange : à la fois simple (je suis juste femme dans un corps/vie de mec donc ca bloque, tout bloque) et à la fois compliqué car aucune explication ou solution réelle à ca.

 

Ah oui, ca parait évident dit comme ca mais j’ai mis plus de 10 ans à m’analyser pour en arriver à cette conclusion (qui à la fois me fait TRES peur et à la fois m’apporte un espoir et des sensations agréables, je dirais même un soulagement !).

Evidement, je lutte pour ne pas être trans car la société est anti trans. Car je ne voulais pas être comme ces mecs déguisés dont on se moque. Je me disais qu’ils font pitié et que ne ne suis pas comme eux ! Je préférais être un pervers qui se branle en collant !
Mais franchement, qui à part une femme trans peut trouver un soulagement à s’envisager femme publiquement alors qu’elle a une bite et que tout le monde la voit mec ?

 

Qui peut aller en RER en jupe/collant/escarpin/maquillage à 19h chez le psychiatre ? Qui peut aller à la mairie à 16h pour avoir le rsa dans cette tenue ? Bah une femme ou une personne trans ! Un mec ne fera jamais ca.

Et moi j’ai fait ca, en me sentant à ma place, comme si tout était normal ! Un travesti n’ira pas à la mairie en femme pour remplir un dossier RSA  !

Tout ca tient la route ?
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Sébastien Mâchefaux, vrai ou faux psychiatre ?

Transition, SoFECT PARIS, Mâchefaux

J’ai eu par SMS un dialogue assez sur-réaliste avec Sébastien Mâchefaux, le psychiatre qui mâche du faux pour connaitre le vrai ?

Je vais faire un résumé plus tard, preuve à l’appui, de ce que je lui reproche !

 

Suite : je l’ai rencontré et il est cool en vrai, donc je reviens en arrière sur l’idée que c’est un faux psychiatre ! A voir ce qu’il mâche au prochain rdv en décembre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les trans sont ils malades ?

 

Les anti trans, qui sont souvent simplement anti transition, donnent en argument anti trans la logique suivante :

 » les trans sont malades mentaux  »

Souvent, ils ne rajoutent rien, tellement ils sont anti malades mentaux, et pensent que tout est dit !!!!

En quoi être malade leur pose problème ? Pourquoi méprisent ils les malades ? D’ailleurs, qu’est ce qui leur fait penser qu’eux même ne sont pas malades ?

Logiquement, si on est sain, on a de la compassion pour un malade et non du mépris !

Donc ils font penser à des malades qui ne supportent pas de l’être et qui vont attaquer d’autres malades pour se sentir normaux !

Ensuite, en quoi être malade devrait empêcher de se soigner ?!

Car ce que ces anti trans malades qui se refusent comme tel ignorent, c’est que la transition est précisément le seul traitement ou du moins le plus efficace proposé par ceux qui sont supposés s’occuper des malades à savoir les psychiatres et l’état.

Et ce qu’ils ignorent en plus c’est que de plus en plus de psychiatres (en gros ceux qui sont confrontés aux trans dans la vraie vie et non dans les livres d’école) disent que les trans ne sont pas malades, du moins pas plus que les non trans et qu’on trouve aussi bien des trans malades que des trans sains.

Je place cette situation sur une population ayant 1) un Q.i. faible et 2) pas mal de conflits psychiques conscients et inconscients non résolus et qui du coup se sent perdu par l’idée que finalement chacun n’est peut être pas ce qu’ils laisse penser qu’il est…

Et en quoi être malade devrait empêcher de disposer de son propre corps et de vivre comme on le veut ?

Une personne trans + malade (enfin dite malade car la maladie mentale reste assez subjective) devrait à mon sens aussi pouvoir soigner sa non maladie trans librement et sa maladie !!!

Après, on ne peut pas nier que chez les trans il y a pas mal de gens instables et fragiles mais ce qui est certain c’est qu’une grande partie de leur détresse est liée à la façon dont ils sont traités à savoir mâl(e) traités, de façon totalement irrationnelle et INJUSTE !

Si bien que si on prend n’importe quel non trans et qu’on lui réserve une vie sociale qu’on offre aux trans, il finira forcement dépressif, anxieux, addict et suicidaire : imaginez vous sans famille (enfin, avec une famille qui ne veut plus vous parler), sans ami, sans vie amoureuse, sans vie sexuelle, sans job, sans argent, sans logement, avec des gens qui vous regardent partout de travers, vous insultent et vous menacent de mort, juste parce que vous passez à côté d’eux…vous ne serez pas un peu « malade » après quelques mois ?

Etre une fausse femme ou une vraie personne trans ?

Je trouve ridicule de vouloir à tout prix faire 100% femme en gommant toute trace  supposée masculinité dans le visage, la voix ou l’attitude.

Pour moi, la transition a pour but de devenir une version femme de MOI, à savoir que le but n’est PAS de ne pas me changer de la tête au pied.

Je veux me reconnaitre dans la glace et être reconnu par les gens que je connais car je m’aime et je veux donc rester proche de ce que je suis avant transition.

Proche physiquement et mentalement, mais dans une version assez féminisée pour avoir un passing assez efficace pour ne pas être mâle traitée et pour me plaire en femme.

La poupée Barbie, non merci, ce n’est pas mon modèle de beauté et je ne veux pas lui ressembler !

Et les trans qui veulent être plus femme que les femmes son simplement bons pour la psychiatrie car là on est dans le rejet massif de soi et dans le fantasme irréalisable.

Il est évident que si on analyse une personne trans sous tous les angles on va voir qu’elle est trans ou penser que c’est une femme pas qui a des trucs très masculins et on va avoir tendance à dire « la pauvre », on dirait un mec avec ce nez.

C’est l’ambiguïté trans et la subversion trans qui me semble interessante justement.

C’est le fait d’être un mâle qui se change ouvertement pour ressembler à une femelle et vivre en femme en disant « fuck, je m’en fous de votre avis, je vis comme je veux et je m’aime trans » qui rend les trans attirants et non de caricaturer de façon desserrée des bimbos débiles qui sans être trans sont déjà grotesques.

In trans we trust !

 

 

 

 

 

 

 

J’ai changé ?!

Après x années de thérapie, 3 ans et demi avec Hub et quasi 2 ans avec Guetta, il parait que j’ai changé.

Du moins les 2 psychiatres le disent.

Et je crois que j’ai changé sur les points suivants :

  • now, je dis « je suis trans » sans me sentir faux alors même que je sais que pour les autres ca signifie transition et que je n’ai fait aucune transition, donc je doute beaucoup moins sur qui je suis niveau genre
  • je sais que j’en envie d’entendre par les psychiatres que je suis trans et que ca me fait du bien qu’ils le disent (avant, je ne savais pas si je voulais entendre que je l’étais ou que je ne l’étais pas)
  • je ne me sens plus du tout trav et je n’ai pas envie qu’on me voit comme un trav (avant, je m’en foutais, trav me convenait comme étiquette)
  • la transition ne me semble plus de la science fiction mais à portée de main si j’y mets de l’argent, du temps, de la volonté et de la patience
  • le coté sexuel associé au travestissement à quasiment disparu, je ne peux baiser que dans un rôle de femme mais être en femme ne provoque pas forcement des actes sexuels et besoin de faire des trucs public en femme et non de rester à me goder puis branler dans ma chambre !
  • je ne me gode quasiment plus, et je m’habille très peu en femme, sauf si je peux sortir en femme librement
  • je ne m’imagine plus fréquenter une femme mais un homme
  • j’ai fait x coming out trans, je ne cache rien

 

L’envie de transition est revenue !

Après 3 mois où je n’ai plus pensé à changer de sexe de façon marquée (j’y pensais en background, en me disant toujours que c’est une connerie !), voilà que l’envie revient !!!!!!

Et quand elle revient, je me dis vraiment que je vais finir par me lancer car c’est évident que je suis trans.

Puis, après x jours, l’envie repart. Souvent elle repart si je me gode en femme ou que je sors en femme. Mais parfois elle repart sans que je ne fasse rien de spécial que je ne fais pas quand je n’y pense pas.

Ya de toute évidence une jouissance quand l’envie est là, elle valide quelque chose en moi et je me sens en vie.

L’en vie qui vient de l’envie !!!

Bon, pourquoi je ne commence pas une transition ?

Je crois que la raison est la peur des conséquences, sur la santé et sur le pouvoir d’agir en société.

Je ne pense as du tout que je pourrais me dire que vivre en mc était mieux car je ne me sens pas mec, même quand je ne pense pas à changer de sexe.

Je me sens sans genre quand je n’ai pas envie de changer de sexe.

Et je crois que c’est pour ca que je m’aime et que je m’accepte en homme, avec une barbe et un look masculin.

Je m’aime car je ne me vois pas homme !

Je me vois enfant, ado tout au plus, sans identité sexuée, hors du temps, un peu abstrait, quasi comme si ce n’était pas moi qui me regarde.

Cette capacité à s’extraire du genre est très pratique pur se supporter en homme alors qu’on veut plus que tout être femme !!! Très belle défense contre l’anxiété trans !!!

Je note que je ne me vois pas homme car quand je regarde des hommes moches dans la rue je me dis : si j’étais eux, je me suiciderais.

Je ne me dis pas ca avec les femmes moches, je me dis même l’inverse : je me dis que je vais me suicider car je ne suis pas elles, sachant que mêmes moches, elles ont la chance de pouvoir  femme librement en société, sans qu’on les maltraite car elles se présentent en femme.

Je pense aussi au suicide quand je me dis qu’une transition est impossible et que je ne ferais jamais rien en ce sens car je ne suis pas trans.

Ca me déprime de me dire non trans, même si intellectuellement je préfère ne pas être trans car je sais que la vie trans est infernale parfois.

Mais je crois que je suis trans et que cette envie d’être femme ne partira jamais.

D’ailleurs, je n’ai pas envie qu’elle parte, je l’aime cette envie, même si elle me fait souffrir, c’est pas l’envie qui pose problème, c’est la réalité où je ne suis pas femme !