J’ai changé d’avis sur les hormones

Dire que je ne vais jamais prendre d’hormones est exagéré.

J’ai juste peur d’être malade et j’ai été doublement refroidi par un médecin naze.

Du coup je ne veux pas prendre d’hormone avec lui comme hormonologue car il n’est pas fiable et ne saura pas prévenir les problèmes au mieux.

Mais si je tombe sur un médecin fiable, qui répond aux questions, me donne des infos au gout du jour, quantifie clairement les risques et propose des moyens de les minimiser, alors je veux bien tester un traitement.

Je veux bien tester car je sais que cette envie d’être femme n’est pas un fantasme, que j’ai un problème avec le genre sexué qu’on m’a filé, que ce problème est plus complexe que chez les autres trans mais qu’il est réel et tout aussi digne d’être pris en charge par des hormones.

Je pense aussi que rien ne peut faire partir la détresse psychique fluctuante que provoque ce problème   : ni un anxiolitique, ni un A.D., ni un neuroleptique, ni l’alcool, ni la nicotine, ni la caféine, ni le sexe compulsif, ni l’amour, ni la vie de couple, ni la thérapie…ni la pensée magique du smog (un ami schizophrène) et du harki (un copain parano et hypocondriaque) qui s’exprime via des régimes plus ou moins farfelus. J’ai moins de pensées suicidaires depuis que je mange mieux mais aucune perte d’envie d’être une femme.

La transition ou la mort semblent les seuls moyens pour supprimer le problème.

En attendant, j’ai adopté des techniques palliatives de diversion : achats compulsifs, internet, thérapie, meufs…, et j’ai supprimé au max tout stress additionnel  : je  ne travaille pas, je sors peu, je ne baise plus…

Ces 2 techniques permettent de tenir, de rester en stand by, stand by par indécision mais aussi beaucoup par peur des conséquences négatives que peut avoir une transition.

Voilà mon analyse après un régime sain pendant 5 mois, en gros 18kg en moins et à la clé une IMC normale et une glycémie à jeun normale.