2 problèmes trans concrets dont on parle peu

2 problèmes de la vie trans =

1) la vie sexuelle et amoureuse 
Les mecs qui aiment les trans sont quasi tous des sex addicts qui sortent avec des femmes mais qui fantasmet à coté sur le fait de se faire enculer par une vraie bite mais ne peuvent pas le faire avec un mec par peur de se sentir gay et se tournent vers les trans car ça fait moins gay de se faire enculer par une bite de « femme ».
Pour ce qui est des femmes dites lesbiennes, elles détestent la bite et souvent les mecs. Pour elle une femme à bite ça n’existe pas et les plus virulentes pensent que les  machos envahissent l’espace des femmes via les trans pour les contrôler de l’intérieur.  Et elles sont rarement en chasse d’une chatte trans !
Donc vie amoureuse très compliquée. Pas impossible mais presque.
Reste la vie ente trans mais pas mal de trans ne veulent pas de sexualité avec les trans car pour eux finalement les trans ne sont pas des vraies femmes !
2) la santé 
Accepter d’être un cobaye qui rencontre des médecins qui ne savent pas vraiment quoi faire avec un corps mâle modifié et qui pensent que si on a des malades suites aux hormones et chirurgies c’est un peu de notre faute !
Et je ne parle même pas du rejet anti trans réél ou imaginaire qui fait que les trans peuvent éviter de se soigner, sauf urgence.
Publicités

Trans-identité ou trans-libido ?

Je ne me reconnais pas pas l’histoire de l’identité de genre  profonde et je pense que c’est une illusion probable que tout le monde (trans et non trans) utilise pour se définir.

Je n’y crois pas car je ne la sens pas.

Je vois bien que les autres en masse disent la sentir mais certains disent ne rien sentir.

Je pense que la sensation existe mais qu’elle n’est que la partie visible de quelque chose.

Et la partie cachée, inconsciente, plus ou moins consciente, c’est la dynamique pulsionnelle.

On se sent homme ou femme ou autre par rapport à quelque chose qui se passe dans le corps, dans la tête.

Et cette chose c’est le Moi (qui est formé par le rapport aux autres) qui met en forme les pulsions (qui sont chez tous les humains) pour créer un imaginaire propre à chacun et on voit a facilement accès à cet imaginaire dans les fantasmes, en particulier les fantasmes sexuels.

On voit mentalement des images de soi, des autres, dans des scènes sexuelle/genrée et ces images sous provoquent quelque chose qui nous donne la sensation qu’on est en vie.

Et je pense qu’il y a 2 formes d’imaginaire, 2 modes de fonctionnement psycho-sexuel, 2 façon de fantasmer = le masculin et le féminin.

Après, on peut avoir plus ou moins de l’un, plus ou moins de l’autre mais on dirait bien que c’est rarement du 50/50 et que la plupart des gens sont clairement polarisés masculin ou féminin dans la logique la trans formation de la pulsion !

Selon Lacan…qui a dit pas mal de conneries…la femme est le phallus et l’homme possède le phallus. En clair, la femme désir le désir de l’autre, l’homme désire l’autre.

La femme provoque le désir, veut être désirée. L’homme veut désirer.

Et bien je me reconnais à 100% dans ça ; j’aime provoquer des choses chez les gens, dont le désir sexuel pour moi chez les hommes…qui désirent les femmes…car alors ils valident que je suis un peu femme à ma façon !

Donc dans tous les fantasmes sexuels je suis femelle, je me comporte comme une femme banale et j’excite un homme viril qui n’a qu’une envie : bander pour moi et me prendre la chatte, me remplir avec sa bite et son sperme !

Evidement, je n’ai pas de chatte…d’où tous mes problèmes ! Par contre des hommes qui veulent me remplir ça se trouver facilement mais mâl(e) heureusement ils veulent souvent me remplir car j’ai une bite et du coup ça e m’intéresse pas du tout !

C’est donc bien le désir d’un homme pour moi femme qui me pousse à baiser avec des hommes. Ca colle bien à la théorie de Lacan.

Selon mon psychiatre n°2, les femmes fonctionnent de l’extérieur vers l’intérieur et les hommes inversement et selon lui je fonctionne comme une femme.

Je ne sais pas trop quoi penser de sa théorie, en tout cas dans le fantasme sexuel et la pratique sexuelle c’est TRES claire dans ma tête : je suis une femme passive qui aime la bite, donc oui, j’aime recevoir en moi quelque chose qui vient de l’extérieur, m’envahie, me dilate, prend l’espace, s’impose en moi, remplit mes trous et me provoque des choses qui me font jouir d’avoir un corps et sentir en vie.

Sans ce truc extérieur qui me remplit le corps (la bouche et/ou la chatte), la sexualité réelle n’a aucune intérêt pour moi car en fantasme je me fais toujours fourrer (comme une dinde !) par un mec !

Selon lui ce fonctionnement sexuel passif est lié à n fonctionnement plus global où on a besoin d’être envahi.

J’aime bien me sentir amoureux d’une femme en homme. C’est une façon de se sentir envahi je pense. J’aime aussi acheter un objet et penser qu’il va changer ma vie, et je pense que je me sens aussi envahie par les objets. D’ailleurs ma chambre est un grand bordel et j’aime le bordel. Peut être une façon de se sentir envahie ?

Quoi qu’il en soit, je pense que le fantasme sexuel est la partie visible de l’imaginaire et des pulsions, que dire c’est juste un fantasme, je ne suis pas trans est totalement stupide !

Et je pense qu’il faut distinguer fantasme de rêverie sexuelle.

Le fantasme est fabriqué par quelque chose de profond, de propre à celui qui fantasme, un truc qui donne une sensation d’identité. Il est constant, répétitif et compte pour la personne.

La rêverie sexuelle c’est fluctuant et peu important pour la personne.

Et ce qui compte dans le fantasme pur voir l’identité c’est qui ont est. Homme, femme.

Moi, je suis femme dans TOUS les fantasmes sexuels, depuis peut être toujours (en tout cas j’ai pas le souvenir d’avoir vu ma bite en fantasme ni d’avoir pénétrer quelqu’un comme un mec le fait en fantasme !)

Donc le fantasme ça compte, ce n’est pas un détail. La rêverie sexuelle est un détail.

Mes 2 psychiatres sont du même avis que moi : je suis femme en fantasme car je fonctionnement mentalement comme une femme !

Et comme j’ai un corps mâle bah je suis une personne transgenre. Si j’avais un corps femelle je serais une femme banale avec un cops qui colle à la gestion féminine des pulsions/fantasmes/imaginaire.

Voilà, je suis une femme mentalement et pas car je jouais à la poupée (je n’y jouais pas mais j’étais enfant unique mâle donc peu en contact avec des poupées en 1977)  ou que j’ai une coque de smartphone rose (j’ai zéro coque).

Et être femme mentalement c’est être un peu femme quand même…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bilan Estadiol = 1 mois = 20 prises de 2 pressions d’Estreva, 1mg d’Estradiol

Je n’ai pas pris x photos, tous les jours en cherchant une différence physique avec la veille, ça ne sert à rien !

Mais je peux faire une bilan provisoire et pour résumer = c’est positif !!!!

Je distingue le physique et le mental dans le bilan.

1) Physique

Pas de gros problème, rien qui me dit que je suis en train de ruiner ma santé de façon évidente et irréversible.

  • Léger retour des douleurs articulaires liées probablement à une polyarthrite rhumatoïde. Mais pas pire que ce que j’ai déjà eu depuis 5 ans, plutôt léger même. Mais comme je n’avais plus rien depuis quelques mois, je note la douleur. Mais elle serait revenue avec ou sans E.
  • Glycémie, difficile de savoir, mais j’ai des coups de barre après manger, ce qui n’est pas bon signe mais comme je ne mange toujours rien de sucré je doute avoir une glycémie anormale après 1 mois. Ca me fait moins peur en tout cas.
  • Quelques douleurs light aux jambes, jambes lourdes, donc problèmes vasculaires mais pas pire que ce que j’avais ya x années avant de me déplacer en vélo (j’ai une insuffisance veineuse depuis plus de 20 ans).
  • Phlébite aux bas suite à prises de sang, c’est plus ou moins parti, surement à cause de l’E. Ca m’a fait arrêter quelques jours.
  • Mal de tête un jour, poignet bloqué par douleur un jour (nerf bloqué, j’ai débloqué mi même par un mouvement après avoir souffert 1 jour), mal au cou un jour…
  • Pas de perte de force
  • Niveau sexuel : érection normal mais orgasme un peu différent, moins fort (enfin moins soudain surtout, plus étalé) mais plus agréable (plus de perte d’envie d’être femme après mais plutôt renforcement de l’envie), corps plus érotique et sensible à la caresse (je me caresse les cuisses pour m’exiter et jouir et c’est assez nouveau), tétons avec sensibilité différente, peut être moins d’érection directe si je les touche mais sensualité accrue
  • petit picotement dans les seins, je sens que quelque chose se passe

Donc je continue et je vais essayer d’introduire Androcur en plus pour voir si ça change la situation.

 

2) Mental

Effets légers mais présents et que du positif !!! Placebo ou biologique, je ne sais pas mais j’AIME !

  • je me sens plus femme, si tant est que se plus femme sans se sentir femme a un sens et si se sentir femme à un sens. Enfin, je sens bien le féminin en moi, et ça je pense que ça a un sens.
  • je me sens trans,  je ne me pose plus la question : trans ou trav, je suis trans, je ne doute plus comme avant (mais je doutais déjà moins, là l’E a éclairci encore plus)
  • je rumine vraiment moins : je suis moins obsédée par le genre, par la question trans, par les hormones, par la transition…moins de doute, moins de blocage à l’idée de faire une transition…
  • je me sens moins agressive, plus soumise, plus coopérative, plus vulnérable face à un problème mais c’est agréable, je sens pas une perte de pouvoir ou de puissance, mais un apaisement
  • je cherche moins à tout contrôler et à être le maitre en ayant le dernier mot en cas de dialogue avec une personne qui n’est pas d’accord
  • plus de lacher prise
  • je me sens à la fois un peu différente mais à la fois plus moi
  • je sens que je suis dans la bonne voie, à ma place et pas à contre courant ou à la place d’un autre comme quand je baisais/sortais en homme avec une meuf
  • je me vois un peu femme dans la glace, même en homme
  • je me sens à la fois plus en danger (car sensation de fragilité) et moins en danger (car je ne me sens plus en compétition mais dans la séduction) face à des hommes virils
  • je regarde plus les mecs, ils me semblent mois moches et plus sexuellement des cibles, j’aime qu’ils me jugent féminin en mec

Donc je dirais comme le philosophe grec Nikos  = que du bonheur !

Donc je continue au moins 2 mois de plus, je ne me vois pas du tout me passer d’Estradiol pour l’instant.

Risque : si tous ces effets mentaux féminisants positifs se confirment, qu’ils s’additionnent jour après jours, je risque après x mois et sans le voir, de basculer en mode tellement féminin mentalement que la transition sociale sera non plus comme un fossé mais un simple pas de plus.

Je me sens prête à faire ce pas si la situation se présente, donc je prends ce risque, et je le prends  car ma vie en homme n’a aucune sens et car je n’ai qu’un truc qui me motive (à part préserver ma santé) dans mon existance : être femme !

Mais je ne me fixe pas d’objectif, je fais step by step, pas à pas, sans pression, sans idée préconçue de quelle sera ma vie dans x mois, années.

Pour dire quel point l’E me pousse à me voir femme ; j’ai repris un Androcur entier aujourd’hui, pour tester de nouveau, car j’avais pris un demi le premier jour et face aux douleurs dans les mollets j’avais arrêté car peur d’avoir une phlébite !

Mais l’envie de me féminiser est trop forte, donc j’ai craqué sur l’Ancrodur car je sais que ça peut booster la féminisation mentale et physique.

C’est le côté mental qui me fait le plus envie ; j’ai envie de me dire femme, de me sentir femme et de me dire que la vie en homme n’est alors plus possible !

Je conseille à toute personne qui doute d’être trans, qui a peur mais qui pense à tester  l’Estrdiol, de commencer cette drogue  sans tarder car moi ça me fait du bien !

C’est pas magique, c’est pas le jour et la nuit, mais ça dissipe un peu le mâl(e) être et ça clarifie significativement les idées, en tout cas dans mon cas…

Aucun regret pour le moment et plus aucune peur !

Je souligne que Hervé Hubert (psychiatre n°1) pense que c’est très bien que je prenne de l’E et que Jean Guetta (psychiatre n°2) pense que ce n’est pas une mauvaise idée puisque j’ai un genre mental femme et que l’E colle bien à cette façon de fonctionner mentalement.

In E we trust !