La drogue trans = Androcur + Estradiol

Je prends de la drogue  trans et je suis devenu Estro-junkie en 3 mois !

Pourquoi la drogue me plait ?

Elle diminue la dysphorie, le questionnement sur le genre, et la rumination mentale autour de la sexualité et du genre.

Doc je me sens mieux ! je ne sais pas si ca va durer mais je me sens mieux !

J’ai encore des pics de dysphorie avec idées de suicide mais le reste du temps je suis plus relax.

Donc je pige pourquoi on parle de traitement hormonal, la drogue traite bien la souffrance trans.

Ce qui au départ était un test ne l’est plus, now je veux continuer, je ne peux plus m’en passer !

Et je n’ai plus du tout peur de me rendre malade physiquement, je m’en fous, seul la drogue compte ! La drogue ou la mort !

Et je ne regrette pas d’avoir commencé, je regrette d’avoir attendu si longtemps pour tester ! J’ai perdu 10 ans ! Mais bon, je ne devais pas être prête à l’époque…

In E we trust !

 

 

 

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Règles de vie

Grace aux drogues que je prends j’ai les idées plus claires car moins de dysphorie.

Voici le résultats de ma reflexion.

A mon avis il faut mener sa vie selon les principes suivant :

  1. Il faut être à la bonne place
  2. Il faut trouver un sens à ce qu’on fait ou ne fait pas
  3. Il faut être authentique avec soi et les autre, chercher la vérité
  4. il faut oser et ne pas se soucier de l’avis des autres
  5. Il ne faut se donner le droit à l’erreur, se trompe ne doit pas être vécu comme la fin du monde mais une occasion d’apprendre
  6. Il ne faut pas penser à la place des autres, chaque personne est unique et imprévisible et on ne sait pas qu’elle pense sous le faux self
  7. Have FUN

Evidement je rapporte toute ca à la transition !

Etre à la bonne place : pour moi la bonne place est une place de femme qui baise avec des hommes

Trouver un sens : faire des choses en hommes n’a aucun sens pour moi, donc je ne fais rien. En femme, un sens peut apparaitre.

Etre authentique : je suis trans et je le dis sans honte. Trans & proud.

Oser : j’ai osé commencer le T.H.S., j’ai dit à mon père que j’allais me changer en femme.

Erreur : si au final je n’aime pas la vie en femme, bah c’est pas grave, je peux revenir en mec ou m’adapter à la vie de femme butch. C’est pas la fin du monde si tout ne se pas commet fantasmé.

Les autres : je peux changer les gens en sortant du placard et des anti trans peuvent même me proposer de baiser in fine !

Fun ; girls just wanna have fun…

 

 

 

 

Je suis trans et je ne doute plus !

Ayé, j’ai basculé : je pense que je suis une personne trans, je ne me demande plus si je suis trav ou trans, trans ou borderline…

Je pense que je suis trans très probable et H.P.I. probable. Non Borderline au sens du SM mais peut être état limite au sens psychanalytique (entre névrotique & psychotique).

Donc je continue l’E et plus ou moins l’Androcur (je me tâte, parfois je prends 1/2 tous ls 2 jours, donc dose assez peu dangereuse mais qui suffit à baisser la testo selon des témoignages trans.

Et je ne consomme pas ces drogues pour tester, pour voir, pour savoir si j suis trans ou non mais bel et bien pour changer mon corps afin d’essayer de vivre à terme comme une femme banale.

Je ne me vois pas du tout revenir en arrière et laisser tomber la drogue !!!!!

La drogue m’a aidé à moins ruminer, à me poser moins de questions sur qui je suis et à avoir les idées plus claires et voici le bilan de mes idées sous drogues :

Le monde est organisé en 2 camps, homme et femme, si on nait avec une bite on est classé garçon et on est supposé comme par magie être homme à terme.

99,5% des gens classés homme sont heureux de leur destin biologique genré : il aime avoir un corps mâle, une bite et s’en servir. Leur bite est précieuse et la perdre est vécu comme un drame qui abime l’image de soi, ruine la vie sexuelle voire la vie tout court.

Ces hommes n’ont aucun envie d’être femmes, il se sentent privilégiés d’être hommes, ou en tout cas à la bonne place de genre, à la place qui les rend heureux.

Donc ils ne se demandent pas s’ils sont hommes ou femmes, ils se sentent hommes et ca leur semble naturel, inné, évident.

Moi, je suis tout l’inverse : je n’aime pas mon destin genré, je n’aime pas avoir une bite, je n’aime pas m’en servir pour baiser des gens, je peux perdre ma bite sans aucun angoisse et je ne pense pas qu’elle compte dans ma vie.

J’ai envie d’être femme, je me sens lésé/anaqué d’être mâle et je me sens pas homme. Je me sens dans la mauvaise place, la mauvaise vie et j’en souffre beaucoup.

Donc je ne suis pas du tout homme. Et je suspecte que si j’étais femelle tout ces problèmes seraient réglés !

Donc je suis trans, 100% trans, ya aucun doute !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le régime hormonal

L’hormonologue naze (Hacher) m’a filé : 1 Androcur + 1 pression Estreva

Je ne suis pas son conseil et je prends : 1/2 Androcur 1 jour sur 2  (donc un 1/4 de la dose qu’il recommande) et 2 pressions Estreva.

Je pense que 2 pressions reste une dose compatible avec mon âge et mon profil.

Et que moins je prends d’Androcur et mieux c’est pour mi sachant que ne pas en prendre du tout implique de prendre des doses élèvées d’Estreva si on veut un effet féminisant (ce que je veux)

Donc je pense qu’1/4 d’Androcur et moins dangereux que 4 pressions d’Estreva en plus sans Androcur.

Je ne suis pas pressée de me féminiser et je supporte les érections (même si je ne les recherche pas car je n’aime pas pénétrer), donc nul besoin de me castrer le plus vite possible avec 1 Androcur entier.

In E we trust !

 

 

 

 

Forces et faiblesses qui vont jouer dans les chances se succès d’une transition

Mes forces :

 

1) Intelligence = c’est très utile à chaque fois qu’il faut prendre une décision pour aller vers un but, surtout si le but est compliqué à atteindre

 

2) Confiance = c’est essentiel, surtout quand on envisage un mode de vie perçu socialement comme inférieur
3) Aucun honte ni culpabilité à être trans = c’est aussi essentiel car si on s’en veut soi même on devient parano et on pense forcement que tout le monde nous en veux aussi et alors on voit de la transphobie partout, ce qui renforce la honte et la culpabilité de s’être infligé cette vie en plus de s’en vouloir d’être trans et donc anormal  !
4) Indépendance d’esprit  =  indispensable car les autres sont essayer de me convaincre qu’il vaut vivre comme eux (les trans poussent à tout changer, les non trans à rester comme on est à la naissance) or ce qui colle pour eux ne colle pas forcement pour moi
5) Capacité à oser = car pas peur des autres et de leur avis, important car si on a peur on ne fait rien ou on fait en rasant les murs, en bégayant et en fixant le sol et ça ne provoque pas un bon feedback d’être mal à l’aise
6) Extraverti et j’aime parler de moi = donc expliquer qui je suis, comment je fonctionne à des gens qui me posent des questions (par exemple est ce que j’ai une chatte ou pas, question que pas mal de trans ne supportent pas, surtout s’ils n’ont pas de chatte, ou comment je m’appelle en mec…) ne me dérangera pas, au contraire, ça me fait parler de moi et de mon sujet favoris = les trans !
7) Pas grande chose à perdre : comme je n’ai rien mis en place en homme, pas de carrière comme salarié, pas d’entreprise que je dirige, pas de clientèle, pas de couple, pas d’enfant, pas de rôle social qui me tient à coeur (par exemple membre d’une secte ou d’un parti politique) = donc en femme je ne peux pas faire moins et me sentir perdant !
8) Je n’aime pas la sexualité en mec = ya des trans qui aiment pénétrer, qui trouvent le sexe en homme gratifiant, pas mal sont même sex addict en homme, et certains veulent logiquement (puisqu’ils aiment ça) continuer à bander après transition. Et certains trans qui aiment pénétrer se disent lesbiennes…et finissent par de castrer à contre cour pour attirer les lesbiennes car ils voient qu’avec une bite ça n’est pas possible de plaire aux lesbiennes !! C’est le cas de mon pote trans de Noisy qui chiale de ne plaire à aucune femme…
9) J’ai fait 10 ans de thérapie = donc même si j’avais un grain en plus du truc trans, ce grain n’est pas très grave (on m’aurait mis sous traitement si j’avais un grain grave) et ne risque donc pas de ruiner les chances de transition (un psychotique ou un autiste risque fort de ne pas réussir une transition car il devra gérer des crises liées au grain en plus de la transition). De plus je me connais bien.
10) J’ai une bonne lucidité : je sais comment je fonctionne, ce à quoi je ressemble, ce que pensent les autres des trans, ce que la transition peut apporter et ce qu’elle ne peut pas apporter, je sais que c’est dangereux, je n’idéalise ni la vie de femme ni la vie de trans. Ya des trans qui idéalisent la vie de femme. Moi je sais que la vie de femme est plus dure que la vie d’homme. Que comme dit Marx la femme est le prolétaire de l’homme ! Mais je ne peux pas m’empêcher de vouloir être femme. Je pense que je serais plus heureux en étant femme mais je sais que c’est pas rationnel, sauf si j’ai un genre femme. Or je suis rationnel. Donc j’ai probablement un genre femme. Je n’ai pas peur de faire face à la réalité et à dire par exemple que je ne suis pas une femme car j’ai des chromosomes XY et une bite. Mais que je ne suis pas non plus un homme car je fonctionne psycho-sexuellement plus comme une femme que comme un homme. Je suis donc trans.
11) Je n’ai pas d’addiction : un alcoolisme par exemple ça complique une transition, fumer rend les hormones x fois plus dangereux or pas mal de trans sont addicts et donc j’ai un plus de chance de ne pas mal finir que le trans moyen (qui est addict !)
12) J’ai un personnalité intéressante : ça laisse un espoir d’avoir une vie sociale épanouissante en femme malgré la société anti trans car les gens jugent la personne dans son ensemble et pas juste sur trans ou pas trans (donc des gens anti trans peuvent m’apprécier pour ma personnalité et donc m’accepter trans malgré peur préjugés anti trans après avoir parlé avec moi)
13) Je ne fais pas super masculin : j’ai un visage et un corps assez mixte, si je faisais 195cm, 110 kg car musclés et massif des os, que j’avais une calvitie avancée, que j’avais un gros nez, pas de lèvres, et que je chaussais du 48, toute tentative de passing serait perdue d’avance. Je chausse du 43 mais chez les jeunes ya pas mal de femmes qui font du 42. Paris Hilton fait du 43 ! Donc les marques vont commencer à faire du 43 un jour pour s’adapter aux jeunes qui sont plus grands.
14) J’ai 44 ans, c’est un avantage dans le sens suivant : je suis plus mature, moins impulsif, moins focalisé sur le fait de coller au stéréotypes sexistes  car les femmes de 44 ans sont moins jugées sur le physique que celle de 20 ans. En gros si une femme de 44 est un peu masculine, peu sexy, ça choque moins les autres que si elle a 20 ans. Et les femmes de mon âge sont souvent des épaves qui ne peuvent même plus cacher les défauts sous le maquillage comme les jeunes car les défauts sont devenus trop visibles. Donc je reste compétitif en femme sur le marché de la séduction de ma transe d’âge, plus que si j’avais 20 ans.
15) Je suis à Paris (ville assez open avec une bonne offre de soin) et pas dans un village isolé en Sibérie  = j’ai 2 psychiatres cool, un médecin traitant open sur les trans, j’ai mis un pied à Sainte Anne avec succès (on ne pas m’a viré en me disant que je ne suis pas trans), je sais où aller pour épilation, travail de la voix, chirurgies, j’ai toute l’info grace à internet, donc j’ai les outils sous la main, je sais ce qu’il faut faire et où le faire.
Mes faiblesses ;
1) La raison pour laquelle je veux être femme semble basée sur les fantasmes sexuels où je suis toujours femme et pas sur la conviction que je suis femme. Ce qui laisse un doute sur la légitimité ou du moins sur le fait que je ne change pas d’avis un jour. Mais le coté sexuel a quasiment disparu depuis environ 2 ans donc ya autre chose derrière le sexuel. Peut être un genre femme. Et le DSM et la CIM disent qu’une phase trav fétichiste est courante chez les trans. Mais le doute est permis.
2) Je n’ai pas de job et peu de chance d’en avoir un, ce qui peut poser un problème économique un jour car vivre avec le RSA ou l’AAH n’est pas facile
3) J’ai une santé physique fragile, les hormones à vie c’est un trauma pour le corps, est ce que mon corps va tenir ?
4) J’ai des idées de suicide liés à la frustration de ne pas être femme : si la transition se passe mal (par exemple problème e santé qui empêche de prendre des hormones ou chirurgie totalement ratée, je peux les mettre en action car alors plus aucun espoir d’être femme)
5) Je suis vieux = donc x années sous testo, x années à jouer un rôle de mec, donc plus compliqué de changer et de faire femme. Il faudra du temps pour perde les habitudes de mec (par exemple pisser dans le lavabo sera compliqué avec une chatte !)
Conclusion = je pense que les chances de succès sont bonnes, du moins je ne pars pas perdant d’avance.
Ca ne sera pas simple, les défis sont multiples et compliqués, mais je peux les relever avec panache.
Ce qui est sûr : je préfère mourir en femme malheureuse qu’en homme malheureux et je préfère faire une transition ratée que de vivre une vie chiante d’homme qui se demande pendant 20 ans de plus s’il est trans !

Question d’identité ou pulsions ?

Le discours dominant chez les trans :

  1. le genre n’a rien à voir avec le sexe
  2. être trans n’a rien à voir avec le sexe
  3. être trans est une identité
  4. l’identité est quelque chose qu’on sent
  5. l’identité est présent à la naissance, on nait trans

A quand la sexualité qui n’a rien à voir avec le sexe ?

Je ne suis pas d’accord avec tout ça, voici pourquoi.

 

  1. la sexualité est quelque chose d’essentielle, je dirais même fondamental chez l’humain, elle ne sert pas qu’à reproduire, loin de là.  Le genre semble aussi important pour les gens. Donc pourquoi la sexualité ne serait pas liée au genre si la façon de marcher, de penser, de manger sot liés au genre ? En observant la sexualité des mâles qui se croient homme (donc les non trans) on voit que 95% aiment enfoncer leur bite et que 90% aiment le faire avec des femmes. Idem si on examine celle des femelles qui se croient femmes, elles aiment la bite. J’imagine que chez les trans on trouve la même situation. Quand connaitre le sexe de quelqu’un permet de déduire avec 90% de chance ce qui le fait jouir, comment on peut dire que le genre n’a rien à voir avec le sexe ? Si on sait que quelqu’un est mâle et homme, on sait avec 90% de chance ce qui le fait jouir et avec qui. Donc il y a un lien entre le genre et la sexualité.
  2. si être femme non trans a quelque chose à voir avec la sexualité alors être femme trans aussi, sauf si les trans ne sont pas comme les femmes !
  3. c’est quoi un identité ? Les non trans ne disent pas qu’ils ont une identité de femme, ils disent qu’ils sont femmes car ils ont une chatte et la chatte envie à un façon de jouir féminine.  Je pense donc que cette notion d’identité n’est pas le bon moyen de faire comprendre aux autres le problème des trans. Il faudrait plutôt parler de fantasmes sexuels qui sont le film des pulsions féminines ou masculines. Dire je suis une femme dans tous les fantasme sexuels car j’ai besoin qu’on me défonce la chatte pour jouir,  donc j’ai besoin d’une chatte et de vivre en femme. Les gens accordent de l’importance aux fantasmes puisqu’ils vivent en fonctions de ceux-ci !
  4. si on ne se sent rien alors on n’as pas d’identité ?
  5. pourquoi il faudrait que quelque chose soit forcement présent à la naissance pour être légitime et durable

Bilan psychiatres

01 février 2016 = Guetta dit que je suis une femme = ça fait 763 jours aujourd’hui !

24 janvier 2017 = Hub dit que je suis transgenre = ça fait 405 jours aujourd’hui !

19 avril 2017 =  Hub dit que je suis transgenre et qu’il est certain = ça fait 320 jours aujourd’hui !

29 septembre 2017 = Mache dit que j’ai une dysphorie de genre = ça fait 157 jours !

J’ai commencé les hormones en janvier 2018 : je suis une personne assez lente à la détente, Guetta dirait très prudente…

Bon, aujourd’hui c’est décidé : les hormones que je prends ne sont pas une expérimentation, c’est bien un début de transition !

Je veux continuer les hormones, je ne me vois pas vivre sans ça car ce traitement toxique me fait du bien mentalement !!! C’est devenu une drogue…