Victoire sur Mache !

Mache a fait une lettre pour 2 hormonologues Sofect de hôpital Saint Louis où il dit que :

  • je suis bien complexe en terme de diagnostic de dysphorie et de diagnostic psychiatrique (j’ai protesté sur le mot psychiatrique, il a répondu : je suis psychiatre !)
  • je suis très attachant
  • j’ai une apparence parano car j’enregistre et je peux être menaçant (j’avais menacé de signaler à la sécu qu’il me refuse en cmu)

mais
que je ne suis suis pas méfiant, je semble honnête et authentique et je suis sympathique (sous entendu pas parano donc !)

  • j’ai un côté histrionique ou exhibitionniste mais que je vis reclus chez moi (sous entendu pas vraiment tout ça…)
  • la sexualité est très présente dans le discours mais l’activité sexuelle pauvre
  • j’ai une pensée fine mais un vocabulaire souvent vulgaire
  • on pourrait croire à cette description que je suis déficitaire (sous entendu attardé mental)

mais
qu’il pense que je suis au contraire hpi et que ça m’handicape et qu’il veut tester mon qi

C’est une bonne analyse ?

Ah oui, finalement il accepte de me voir dans son cabinet privé en CMU car il ne sait pas pourquoi mais il me trouve très sympathique !

Ma réponse = vous me voyez sympa car je SUIS sympa et que comme vous êtes intelligent vous le voyez !

Lui = vous avez raison…

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Je vais reprendre le T.H.S. !

Je vais rependre le T.H.S. today ou demain.

Mon rêve est d’être une femme. C’est mon seul objectif concret.

Le T.H.S. permet de féminiser et semble assez bien marcher sur moi à ce niveau. De plus j’y ai facilement accès et gratuitement.

Ça serait donc dommage de ne pas utiliser cette option puissante qui permet de m’approcher du rêve.

D’autant plus qu’il est possible qu’un jour je ne puisse plus prendre de T.H.S. à cause de la santé.

Je dois donc le prendre now.

C’est un acte qui risque de me marginaliser mais j’aime être unique…

De plus j’ai la solidité mentale pour supporter le rejet anti trans.

Mieux, l’idée de défier les normes et d’affronter les anti trans est un stimulant !

Donc le T.H.S. n’est pas kamikaze pour moi.

D’où je recommence après une pause de 3 ou 4 jours qui permet de reposer un peu le corps pour mieux repartir vers le but = avoir un corps qui fait femelle !

Ca augmente mais jusqu’où ça va gonfler ? Je n’ai pas envie d’avoir des gros seins !

Dysphorie de genre

Dysphorie = avoir une humeur négative = se sentir mal.

C’est donc un trouble de l’humeur.

L’humeur est un filtre positive ou négative qui teinte notre vision subjective du monde.

On retrouve cette humeur négative dans x situations chez les humains = des maladies mentales comme la schizophrènie ou bipolarité, des troubles de la personnalité comme la personnalité borderline, le deuil d’un proche et le transexualisme.

Donc ce n’est en rien réservé aux trans.

La dysphorie n’est pas un symptômes en soi, se sentir mal c’est très vague ! C’est un mélange de sous symptômes =

  • anxiété
  • irritabilité
  • d’espoir et tristesse
  • apathie

On peut avoir tous les symptômes en même temps, un seul symptômes pendant un moment puis un autre qui suit. Mais ces symptômes sont très fluctuant = on peut ne rien avoir pendant x semaines, soudainement avoir une crise avec tous les symptômes pendant 2h, puis un seul pendant 3h puis rien…puis dans 2 jours un seul symptômes…

C’est donc impossible de combattre la dysphorie pure par les médocs de façon efficace.

Mais on peut combattre la cause cause sous jacente qui produit la dysphorie.

On peut diminuer les variation d’humeur extrêmes d’un bi ou les délires d’un schizophrène. En diminuant on diminue aussi la dysphorie.

Ce qui distingue la dysphorie des trans c’est sa cause = elle est liée au genre. D’où dysphorie de genre.

Donc voyons ce que ça signifie chez les trans !

Ya 2 définitions.

1) le fait simplement de se sentir mal (avoir les symptômes cités ci dessus) par rapport au genre social ou au sexe biologique qu’on est supposé avoir et aimer.

Tous les trans on ce malaise à divers degrés.

2) le fait de remplir x conditions de diagnostic d’un trouble mental du dsm 5 nommé dysphorie de genre =

Il ne faut pas seulement se sentir mal pour avoir ce trouble.

Il faut vouloir changer son corps sexué, son genre social, vouloir vivre comme une femme, penser quelque part qu’on est déjà un peu femme malgré un corps mâle…

Donc en gros il faut avoir le désir intense de se transformer sexuellement.

On peut penser que ceux qui veulent ça sont :

  • les plus dysphoriques des gens qui on une dysphorie de genre au sens 1)
  • les plus conscients de leur problème et de la solution dans les gens qui ont une dysphorie de se genre au sens 1)
  • ceux qui supportent le moins la dysphorie au sens 1)

En tout ca,s, tous les gens qui on un malaise lié au genre ne veulent pas se changer.

Certains mette un peu de maquillage et ça leur suffit à calmer ma dysphorie. D’autres s’habillent en femme de temps en temps chez eux. Il y a x défenses anti dysphorie possibles.

Et ceux qui veulent changer de corps et de rôle social de façon définitive sont dits avoir une dysphorie de genre au sens 2)

C’est ceux qu’on mettait avant dans la case du dsm 4 « trouble de l’identité de genre » et avant encore dans le dsm 3 dans « transexualisme ».

Avant c’était plus restrictif, le simple désir ne suffisait pas, il fallait avoir la conviction inébranlable D’ÊTRE déjà femme !

Donc avant il fallait être dans une sorte de dél…

Autre point essentiel sur la dysphorie de genre (du moins celle qui relève du diagnostic du dsm, chez l’adulte) =

elle est chronique :

c’est à dire qu’elle ne disparaît jamais d’elle même, elle peut disparaître après des mesures de féminisation plus ou moins pousées mais si on supprime ces mesures elle revient.

Autre point important =

la dysphorie est évolutive et avec le temps elle tend a augmenter.

D’où une personne qui au début a une dysphorie légère, qui ne relève pas du dsm (qui est juste mal à l’aise avec le genre mais n’a pas l’idée de se transformer) peut avec le temps avoir l’idée de se transformer.

C’est pourquoi on voit pas mal de trans de 40/50 ans ayant une bonne adaptation en mec (marié, enfants, bon job, vie sociale riche, pas plus malheureux que la moyenne des non trans et sans idée de suicide malgré la dysphorie…) se changer soudainement en femme = la dysphorie a augmenté progressivement et a un moment elle devient trop forte et ce n’est plus possible de tenir avec leurs anciennes défenses anti dysphorie (fantasmes, travestissement ponctuel, légère féminisation, s’inventer un personnage féminin online…).

Donc ma dysphorie ne partira pas d’elle même.

Elle a pas mal augmenté (il y a 20 ans elle était bien plus faible) et on est quasi certain qu’elle continuera à augmenter, même si elle peut se mettre en stand by pendant un moment (si par exemple je tombe amoureux d’une meuf qui me veut homme).

Mais le stand by n’est que provisoire.

Et donc je dois agir pour la diminuer.

Et la seule action connue qui marche c’est la féminisation.

D’où j’ai testé le traitement hormonal. Comme premier niveau d’action.

Si ça suffit pour diminuer assez le mal être pour me sentir viable = pas besoin d’aller plus loin.

Mais comme la dysphorie augmente avec l’âge le ths risque d’être efficace que de façon provisoire. Et alors on passe à la transition sociale ou la chirurgie !

Pour moi la transition sociale, bien que réversible, le semble le truc le plus extrême. La chirurgie me semble moins extrême.

C’est illogique mais c’est comme ça que je le vois.

Peut être car j’ai une dysphorie plus liée à la sexuation/sexualité qu’à la vie sociale genrée.

Est ce que le bordel est signe qu’on est trans ?

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