Bilan après 6 rdv avec Mache, le psychiatre (gay) SOFECT !

Il dit que :

  • j’ai une dysphorie liée au genre et que je suis trans
  • j’ai une façon TRES marginale de penser, communiquer et vivre
  • il ne détecte pas de maladie mentale mentale ou trouble de la personnalité (mais il continue de chercher !)
  • il suppose que je suis marginal car H.P.I. !

Donc il dit la même chose que Hub, Guetta et Pierrat sur l’absence de maladie et le coté trans.

Sur le H.P.I. il innove mais Hub & Guetta disent la même chose d’une autre façon :

  • je suis sa meilleure élève et je cherche la vérité selon Hub
  • je suis lucide, j’analyse en détails, je suis exigeant, j’ai une façon singulière de communiquer et je recherche de façon motivée quelque chose selon Guetta

 

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Lettre de Mache aux homologues Sofect !

Chère Catherine, Cher Nicolaï,

 
Pourriez vous recevoir en consultation un patient très attachant je trouve, bien compliqué sur le plan diagnostic en terme de dysphorie de genre et en terme psychiatrique, plein de paradoxes : autant dans la provocation que la recherche de séduction, son élaboration est très fine mais le vocabulaire est le plus souvent vulgaire, il a un côté exhibitionniste ou histrionique mais il est le plus souvent reclus chez lui, la sexualité est très présente dans le discours mais l’activité sexuelle est assez pauvre, il a des comportements d’allure paranoïaque (il enregistre les consultations, peut menacer de représailles) mais il ne semble pas tout méfiant, semble honnête, emphatique et authentique.

 

Il est célibataire sans enfant vivant chez ses parents, bénéficiant du RSA et ne travailant pas. On pourrait croire à cette description qu’il est déficitaire mais je pense au contraire qu’il a un haut potentiel intellectuel qui l’handicape. Je vais le faire tester à ce propos. Il vit chez son père qui n’accepte pas la transition. Sa mère est décédée d’un cancer du sein il y a 3 ans et demi.
Il est suivi depuis quelques années par deux psychiatres bien spécialisés dans la thématique : Dr Guetta et Dr Hubert. Il a demandé à avoir un 3ème avis avec moi après avoir vu une de mes interventions, séduit par l’idée de continuum. Il  a obtenu son premier RDV en m’inondant de SMS jusqu’à je le bloque sur mon téléphone après l’avoir menacé de le faire, pour que je me décide à la recevoir craignant qu’il soit en état maniaque.
Il soupçonnait être un travesti jusqu’à début de mon suivi il y a quelques mois et s’était présenté de façon masculine un peu discordante à mon premier RDV. J’ai attesté au 1er RDV qu’il vivait mal son genre et qu’il avait donc une problématique dans le grand spectre de la dysphorie de genre sans aller plus loin. Il semble avoir épuisé le Dr Nicolas Hacher l’endocrinologue, et qui a fini par lui prescrire il y a quelques mois l’hormonothérapie qu’il ne savait pas vraiment s’il allait prendre mais qu’il a pris assez rapidement et que son généraliste lui renouvelle.
Sur le plan phénoménologique, actuellement : « je suis un mâle qui a envie d’avoir un corps femelle et qui a envie d’être une femme, désir très centré sur la dimension de la sexualité et l’autogyénophilie. Il semble exister également à la fois une peur d’une transition insatisfaisante parce que pas assez crédible ce qui lui ferait perdre tout espoir, et un besoin et une satisfaction à la provocation par cette présentation non conventionnelle :  barbe et cheveux longs.
Je pense pour ma part qu’on peut l’accompagner dans une transition progressive qu’il demande

10 MOIS de prise de THS, 1/4 A + 2 O

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Suicide social ou normalisation ?

Ya pire qu’une transition trans niveau suicide social = se tatouer le visage de façon très visible.

Pourquoi des gens font çà ?

Mon avis = maladie mentale et Q. I. bas.

C’est quasi toujours des borderline qui veulent se sentir en vie et dans le contrôle en abimant un corps qu’ils n’aiment pas.

Moi je m’aime et j’aime mon corps. Je n’ai pas envie de l’abîmer ce corps.

Mais la sexuation masculine de ce corps ne me convient pas car elle n’est pas adaptée au fonctionnement psycho-sexuel féminin que je semble avoir.

D’où l’idée de me féminiser n’est pas lié à un désir de me punir ou de me marginaliser.

C’est tout le contraire, c’est lié à un désir de me récompenser et de me normaliser (au sens réunir les conditions pour pouvoir avoir une vie plus normale, c’est à dire sans dysphorie).

Le problème c’est que ça risque de provoquer l’inverse si socialement je suis rejeté, ça sera alors comme une récompense qui se change en punition car être rejeté car trans n’est pas agréable et complique le quotidien et in fine provoque de la dysphorie !

D’où j’avance doucement…

Mais je n’ai aucune honte ni culpabilité à avoir le désir d’être femme. Et ça c’est un sacré avantage sur pas mal de trans qui vivent dans la honte/culpabilité de ne pas être normaux.

Je considère maintenant que je fais une sorte de transition et que c’est donc plus qu’une expérimentation chimique que de prendre un ths.

Avoir des seins visibles ne me provoque pas d’inquiétude, pas d’anxiété corporelle ou sociale, pas de regret de mon ancien torse, pas d’idée que je suis devenu une autre personne.

J’ai pas vraiment la sensation de changer et pas du tout celle de ne plus me reconnaître !

C’est comme si j’avais toujours été comme çà.

J’ai pas l’impression d’avoir rajouter un truc nouveau à mon corps.

Les mini seins sont donc mentalement intégrés, c’est comme si c’était normal d’avoir ces glandes gonflées sur moi.

C’est à mon avis un signal fort que mentalement je ne suis pas homme car un homme sera mal à l’aise avec des seins et voudra les faire enlever s’il en a et sûrement pas les faire pousser !

Je suspecte qu’avoir une chatte (même trans) dans le slip me ferait le même effet.