Sébastien Mâchefaux, vrai ou faux psychiatre ?

Transition, SoFECT PARIS, Mâchefaux

J’ai eu par SMS un dialogue assez sur-réaliste avec Sébastien Mâchefaux, le psychiatre qui mâche du faux pour connaitre le vrai ?

Je vais faire un résumé plus tard, preuve à l’appui, de ce que je lui reproche !

Ah oui, mon psychiatre n°2 dit qu’il savait que SOS trans (équipe hospitalière de Saint Anne se disant spécialisée dans les trans) était transphobique mais qu’il ignorait qu’en plus on y engage des nazes et pour lui s Mâche est un psychiatre à éviter si on se base sur mon échange.

Il a même pensé que je parlais avec un faux psychiatre  tellement ls réponses de Sébastien Machefaux sont absurdes et quand j’ai dit que c’était Sébastien Machefaux, il était surpris (car Mache se présente en outre comme expert et semble avoir une haute image e lui même puisqu’il réclame quand même 130€ au lieu de 43€ ! )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

Les trans sont ils malades ?

 

Les anti trans, qui sont souvent simplement anti transition, donnent en argument anti trans la logique suivante :

 » les trans sont malades mentaux  »

Souvent, ils ne rajoutent rien, tellement ils sont anti malades mentaux, et pensent que tout est dit !!!!

En quoi être malade leur pose problème ? Pourquoi méprisent ils les malades ? D’ailleurs, qu’est ce qui leur fait penser qu’eux même ne sont pas malades ?

Logiquement, si on est sain, on a de la compassion pour un malade et non du mépris !

Donc ils font penser à des malades qui ne supportent pas de l’être et qui vont attaquer d’autres malades pour se sentir normaux !

Ensuite, en quoi être malade devrait empêcher de se soigner ?!

Car ce que ces anti trans malades qui se refusent comme tel ignorent, c’est que la transition est précisément le seul traitement ou du moins le plus efficace proposé par ceux qui sont supposés s’occuper des malades à savoir les psychiatres et l’état.

Et ce qu’ils ignorent en plus c’est que de plus en plus de psychiatres (en gros ceux qui sont confrontés aux trans dans la vraie vie et non dans les livres d’école) disent que les trans ne sont pas malades, du moins pas plus que les non trans et qu’on trouve aussi bien des trans malades que des trans sains.

Je place cette situation sur une population ayant 1) un Q.i. faible et 2) pas mal de conflits psychiques conscients et inconscients non résolus et qui du coup se sent perdu par l’idée que finalement chacun n’est peut être pas ce qu’ils laisse penser qu’il est…

Et en quoi être malade devrait empêcher de disposer de son propre corps et de vivre comme on le veut ?

Une personne trans + malade (enfin dite malade car la maladie mentale reste assez subjective) devrait à mon sens aussi pouvoir soigner sa non maladie trans librement et sa maladie !!!

Après, on ne peut pas nier que chez les trans il y a pas mal de gens instables et fragiles mais ce qui est certain c’est qu’une grande partie de leur détresse est liée à la façon dont ils sont traités à savoir mâl(e) traités, de façon totalement irrationnelle et INJUSTE !

Si bien que si on prend n’importe quel non trans et qu’on lui réserve une vie sociale qu’on offre aux trans, il finira forcement dépressif, anxieux, addict et suicidaire : imaginez vous sans famille (enfin, avec une famille qui ne veut plus vous parler), sans ami, sans vie amoureuse, sans vie sexuelle, sans job, sans argent, sans logement, avec des gens qui vous regardent partout de travers, vous insultent et vous menacent de mort, juste parce que vous passez à côté d’eux…vous ne serez pas un peu « malade » après quelques mois ?

Etre une fausse femme ou une vraie personne trans ?

Je trouve ridicule de vouloir à tout prix faire 100% femme en gommant toute trace  supposée masculinité dans le visage, la voix ou l’attitude.

Pour moi, la transition a pour but de devenir une version femme de MOI, à savoir que le but n’est PAS de ne pas me changer de la tête au pied.

Je veux me reconnaitre dans la glace et être reconnu par les gens que je connais car je m’aime et je veux donc rester proche de ce que je suis avant transition.

Proche physiquement et mentalement, mais dans une version assez féminisée pour avoir un passing assez efficace pour ne pas être mâle traitée et pour me plaire en femme.

La poupée Barbie, non merci, ce n’est pas mon modèle de beauté et je ne veux pas lui ressembler !

Et les trans qui veulent être plus femme que les femmes son simplement bons pour la psychiatrie car là on est dans le rejet massif de soi et dans le fantasme irréalisable.

Il est évident que si on analyse une personne trans sous tous les angles on va voir qu’elle est trans ou penser que c’est une femme pas qui a des trucs très masculins et on va avoir tendance à dire « la pauvre », on dirait un mec avec ce nez.

C’est l’ambiguïté trans et la subversion trans qui me semble interessante justement.

C’est le fait d’être un mâle qui se change ouvertement pour ressembler à une femelle et vivre en femme en disant « fuck, je m’en fous de votre avis, je vis comme je veux et je m’aime trans » qui rend les trans attirants et non de caricaturer de façon desserrée des bimbos débiles qui sans être trans sont déjà grotesques.

In trans we trust !

 

 

 

 

 

 

 

J’ai changé ?!

Après x années de thérapie, 3 ans et demi avec Hub et quasi 2 ans avec Guetta, il parait que j’ai changé.

Du moins les 2 psychiatres le disent.

Et je crois que j’ai changé sur les points suivants :

  • now, je dis « je suis trans » sans me sentir faux alors même que je sais que pour les autres ca signifie transition et que je n’ai fait aucune transition, donc je doute beaucoup moins sur qui je suis niveau genre
  • je sais que j’en envie d’entendre par les psychiatres que je suis trans et que ca me fait du bien qu’ils le disent (avant, je ne savais pas si je voulais entendre que je l’étais ou que je ne l’étais pas)
  • je ne me sens plus du tout trav et je n’ai pas envie qu’on me voit comme un trav (avant, je m’en foutais, trav me convenait comme étiquette)
  • la transition ne me semble plus de la science fiction mais à portée de main si j’y mets de l’argent, du temps, de la volonté et de la patience
  • le coté sexuel associé au travestissement à quasiment disparu, je ne peux baiser que dans un rôle de femme mais être en femme ne provoque pas forcement des actes sexuels et besoin de faire des trucs public en femme et non de rester à me goder puis branler dans ma chambre !
  • je ne me gode quasiment plus, et je m’habille très peu en femme, sauf si je peux sortir en femme librement
  • je ne m’imagine plus fréquenter une femme mais un homme
  • j’ai fait x coming out trans, je ne cache rien

 

L’envie de transition est revenue !

Après 3 mois où je n’ai plus pensé à changer de sexe de façon marquée (j’y pensais en background, en me disant toujours que c’est une connerie !), voilà que l’envie revient !!!!!!

Et quand elle revient, je me dis vraiment que je vais finir par me lancer car c’est évident que je suis trans.

Puis, après x jours, l’envie repart. Souvent elle repart si je me gode en femme ou que je sors en femme. Mais parfois elle repart sans que je ne fasse rien de spécial que je ne fais pas quand je n’y pense pas.

Ya de toute évidence une jouissance quand l’envie est là, elle valide quelque chose en moi et je me sens en vie.

L’en vie qui vient de l’envie !!!

Bon, pourquoi je ne commence pas une transition ?

Je crois que la raison est la peur des conséquences, sur la santé et sur le pouvoir d’agir en société.

Je ne pense as du tout que je pourrais me dire que vivre en mc était mieux car je ne me sens pas mec, même quand je ne pense pas à changer de sexe.

Je me sens sans genre quand je n’ai pas envie de changer de sexe.

Et je crois que c’est pour ca que je m’aime et que je m’accepte en homme, avec une barbe et un look masculin.

Je m’aime car je ne me vois pas homme !

Je me vois enfant, ado tout au plus, sans identité sexuée, hors du temps, un peu abstrait, quasi comme si ce n’était pas moi qui me regarde.

Cette capacité à s’extraire du genre est très pratique pur se supporter en homme alors qu’on veut plus que tout être femme !!! Très belle défense contre l’anxiété trans !!!

Je note que je ne me vois pas homme car quand je regarde des hommes moches dans la rue je me dis : si j’étais eux, je me suiciderais.

Je ne me dis pas ca avec les femmes moches, je me dis même l’inverse : je me dis que je vais me suicider car je ne suis pas elles, sachant que mêmes moches, elles ont la chance de pouvoir  femme librement en société, sans qu’on les maltraite car elles se présentent en femme.

Je pense aussi au suicide quand je me dis qu’une transition est impossible et que je ne ferais jamais rien en ce sens car je ne suis pas trans.

Ca me déprime de me dire non trans, même si intellectuellement je préfère ne pas être trans car je sais que la vie trans est infernale parfois.

Mais je crois que je suis trans et que cette envie d’être femme ne partira jamais.

D’ailleurs, je n’ai pas envie qu’elle parte, je l’aime cette envie, même si elle me fait souffrir, c’est pas l’envie qui pose problème, c’est la réalité où je ne suis pas femme !

 

 

 

 

 

 

 

 

Totalitarisme trans

Je n’ai jamais adhéré à la théorie du genre qui pourrait se résumer comme ceci : le fait d’avoir une « identité de genre »  homme ou femme, évidente, innée (ou non) qui prime sur le corps et est totalement déconnectée de celui-ci. Donc je conteste l’existence même de cette identité de genre en tant qu’identité. Je vois bien que des gens se disent homme ou femme. Mais qu’est ce que ca signifie ? Qu’ils ont une identité profonde ? Que tous ceux qui se disent femmes sont identiques mentalement ?  Je pense que le je suis un homme ou une femme est plus fluctuant qu’on le pense et que pas mal de gens n’auraient rien contre le fait de changer de sexe mais n’en ont pas non plus besoin.

Et j’adhère encore moins avec la solution proposée par les trans et une partie des psychiatres à savoir que si on se sent femme et qu’on a un corps qui met dans la case homme alors on change le corps via hormones et chirurgies pour résoudre le problème.

Et je pense qu’un mâle ne sera jamais une femme car pour moi femme implique femelle. Il sera un mâle féminisé qui pour une raison mystérieuse refuse d’être un homme. Il sera selon moi trans et non femme. S’il pense qu’il est une femme : il est dans une illusion qui le rassure.

Mais je ne pense pas que le besoin d’avoir cette illusion est signe de maladie.

Mais là où on peut se demander s’il y a maladie c’est quand on veut imposer à tous l’idéologie trans qui consiste à dire qu’il suffit de se dire femme pour être femme.

En d’autre termes je pense que dire qu’on  a une identité de genre femme ne signifie pas forcement qu’on est une femme. Ca signifie juste qu’on a envie d’être une femme.

Je ne pense pas qu’il faut maltraiter les trans pour autant. Il faut leur donner des droits et les aider à  faire ce qu’ils ont envie de faire à leur propre corps.

Mais vouloir que 0,5% des gens définissent ce que c’est être femme (via le concept du genre comme identité profonde) à 99,5% des gens est une folie ! Une folie car jamais les gens ne vont adhère à ca. Au plus ils s’en foutent des salades trans.

Les trans sont souvent des hystériques qui crient à la transpobie dès qu’on refuse de dire qu’ils sont femmes. C’est pénible.

Pire, une grande partie se dit lesbienne et exigent d’avoir accès à tous les espaces réservés aux femmes (même quand ils ont et veulent garder leur bite) et veulent obliger les lesbienne à baiser avec eux sous peine de les traiter de transphobe si elles refusent.

Pour moi les trans sont des trans, des gens très spéciaux, qui ne sont ni homme ni femme mais qui sont trans.

Je ne sais pas si je suis dans cette case mais j’ai envie d’être une femme ce qui est la caractéristique principale des trans.

Après faudrait analyser pourquoi je veux être une femme et pourquoi les autres trans veulent être femme.

Ils parlent d’identité de genre. Mais je pense qu’ils se trompent, c’est la version politiquement correcte de « je veux jouir comme une femme ».

Mon analyse sur la trans-identité

Vouloir changer de sexe n’est PAS une maladie mentale.

On ne peut pas non plus dire que c’est une situation normale et optimale que de vouloir être biologiquement ce qu’on n’est pas. Ne soyons pas dogmatique !

C’est donc quand même un sorte de défaut dans le développement psychique et/corporel. Est il d’origine intra-utérine ou sociale ? Difficile à dire. Mais quelle importance ?

Ce qui est certain c’est que les chromosomes ne font pas le genre (car il existe des gens qui sont XY mais naissent avec une chatte et développent un genre femme sans savoir qu’ils sont XY) et que l’éducation ne fait pas non plus le genre (car ya des mâles élèves en fille suite à une circoncision ratée qui ruine la bite et jamais ils ne se sentent filles).

Ya des trans qui parlent d’une condition inter-sexe cérébrale : le corps se développe en mode mâle et l’esprit en mode femelle. C’est séduisant comme théorie mais il n’y a pas vraiment de preuve absolue à ce jour. Ya quelques études par imageries qui font un peu penser à cette théorie mais l’imagerie ne sait pas vraiment différencier un cerveau femelle d’un cerveau mâle.

Donc disons que trans = mysterious !

Il y a un truc qui ne se passe pas normalement mais ce n’est pas un défaut qui doit être stigmatisé par la société ou vécu comme honteux par la personne.

D’une part car je ne vois aucun problème éthique à changer SON sexe (ou à modifier SON corps au sens large) et d’autre par car on ne choisit pas d’être comme ca. On choisit de changer de sexe mais on ne choisit pas d’avoir envie de changer de sexe. Et quand l’envie est super forte, est ce vraiment un choix ?

Tout comme être myope est un défaut qui peut être surmonté via la technologie et qui n’empêche pas de s’aimer, trans peut être surmonté via la technologie et ne doit pas empêcher de s’aimer.

Comme tout défaut il provoque une certaine frustration et une envie de s’en débarrasser. D’autant plus quand la société s’en mêle et dit que ce défaut est honteux, infamant, qu’il rend la personne sans valeur et qu’elle doit vivre avec en le cachant.

Le société transforme le défaut mineur en véritable handicape social et fait que la personne finit par s’en vouloir d’avoir ce défaut et elle développe même souvent des troubles mentaux à cause de la mauvaise image qu’elle a d’elle même suite au rejet social.

Donc ce qui au départ est un défaut qui ne semble pas ruiner la vie finit par devenir un véritable handicape psychique et social.

Le défaut est mineur à mes yeux car si on laisse une personne trans exprimer librement ses gouts et envies, elle vivra librement dans le genre souhaité, sera acceptée dans ce genre et le défaut sera tout à fait vivable, même pas certain qu’elle réclame des interventions chirurgicales.

Si quand la personne trans réclame des interventions on les lui donne et qu’elles sont réussies et qu’on la laisse toujours vivre en l’acceptant avec le nouveau corps et bien elle n’aura probablement aucun problème psychique. Le défaut sera oublié ou presque et il ne sera ni un handicape social ni source de souffrance psychique significative.

Malheureusement la société empêcher les trans d’être trans, elle décourage un enfant mâle à se dire fille, elle oblige donc la personne trans à nier cette envie d’être fille pour se protéger. Et cette envie n’est pas une caprice ou un truc anodin, elle touche à ce qui fait l’identité, à ce qui fait qu’on sait qu’on est ce qui on est et pas un autre.

Donc faire une croix sur cette envie n’est pas possible sans dégâts psychiques.

Et c’est surement ce que j’ai fait pendant 43 ans : nier cette envie d’être fille et en subir les conséquences psychiques.

De plus ou moins inconscient dans l’enfance (j’ai eu des pensées étranges sur le genre), l’envie est passé chez moi à semi consciente à l’adolescence (travestissement) et elle est aujourd’hui à hyper consciente à l’age adulte (jeje demande ouvertement si je suis trans ou pas trans).

Quand elle est peu consciente elle perturbe un peu mais n’empêche pas d’avoir une vie normale.

Quand l’envie devient consciente, elle perturbe vraiment.

Et elle perturbe d’autant plus qu’on sait que c’est une envie interdite, une envie condamnées par les autres et donc non vivable ouvertement sans ruiner sa vie.

On lutte contre l’envie, on se dit que c’est un truc de fou, qu’on ne peut pas être comme ca, qu’on doit être normal, que si on fait ca on va ruiner sa vie…et cette lutte provoque des symptômes psychiatriques comme tout conflit psychique.

On réunit ses symptômes dans un syndrome nommé dysphorie de genre.

Donc la question est une fois qu’on sait qu’on est trans, ce qui peut prendre longtemps car on lutte : qu’est ce qu’on fait de cette envie ?

On la valide en se disant qu’elle est cool mais pas réalisable à cause de x raisons, donc on se dit trans mais on ne la réalise pas de passage à l’acte de transition ou on se commence une transition ?

J’en suis là je crois : transition possible et souhaitable ou transition acte non rationnel qui va ruiner ma vie ?

Revers positif de la médaille trans = un défaut peut être transcendé et transformé en force.

Avoir un défaut et savoir qu’on l’a surmonté avec succès jusqu’à être aussi heureux/fonctionnel qu’une personne sans le défaut = ca donne un grande sensation de PUISSANCE et d’estime de soi.

De plus être trans donne la sensation d’être unique et donc d’avoir une certaine valeur lié à la rareté.

Et ca permet de voir le monde de façon différente et donc d’être plus original que les autres.

On se sent un peut comme un x-men, un humain avec des pouvoirs mutants !!! Du moins, moi je le vois comme ca !