Sodomie

Travesti, transgenre, transsexuelle

Pendant 25 ans j’ai été très orientée sodomie, je me suis enfoncé des tas de trucs pour en arriver à des bites.

Toujours en portant au moins des bas quand seule ou habillée en femme quand avec un homme.

Et toujours en m’imaginant,  me sentent, me soyant à la place d’une femme.

Donc jamais je ne me suis vue ça comme du sexe gay alors que j’avais selon la société des relations sexuelles une hommes.

Depuis peut être 1 an, je suis bien moins orientée sodomie.

Je ne suis pas passée d’une sexualité passive anale à une sexualité active génitale pour autant.

J’aime toujours le sexe anal mais je commence à comprendre que c’est pas le sexe anal en soi qui m’attire mais le fait de recevoir des bites dans mon corps, comme une femme.

D’ailleurs le sexe anal ne m’a jamais spécialement intéressé dans les trucs porno, je préfère de loin voir du sexe vaginal.

Et quand je baisais en homme des femmes ça m’intéressait encore moins que dans le porno puisque j’ai du essayé 2 ou 3 fois maxi.

Donc je ne suis pas fétichiste du sexe anal.

Et dans mes fantasmes je ne me vois pas sodominée mais pénétrée sans me dire que c’est anal.

Je crois que j’aime le sexe anal car je n’ai pas de vagin.

Et je ressens souvent comme une sorte de réparation intérieure durant la sodomie, comme si ça remettait les choses en places !

 

 

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Embrasser des hommes

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Je n’ai jamais été attirée par les hommes mais par les femmes.

Donc je pensais avoir un désir sexuel pour les femmes et je suis sorti en homme avec des femmes.

Cependant, je me suis toujours plus ou moins fait chier au lit avec une femme et pour y trouver du plaisir je devais me sentir amoureux.

Et avec le temps j’ai compris que je n’aimais pas sexuellement les femmes  mais que je voulais être elle, d’où attirance, un peu comme un fan pour son modèle.

Et j’ai compris ça notamment en baisant avec des hommes.

Baiser avec des hommes n’a pas été une révélation non plus, j’ai mis 9 ans à avoir le déclic !

Faut dire que je suis un peu lente car j’ai commencé le sexe avec les femmes à 22 ans et avec les hommes à 33 ans.

Now, à 42 ans, je considère que ma vie sexuelle n’a aucun sens avec une femme et que je dois faire ma vie avec des hommes.

 

Donc j’ai fini par embrasser des hommes à 40 ans et là ce fut une mini révélation : j’aime les hommes !

Now, à 42 ans, je considère que ma vie sexuelle n’a aucun sens avec une femme et que je dois faire ma vie avec des hommes.

Mais je ne suis toujours pas attirée par les hommes physiquement.

Je suis TRES attirée par la virilité (les poils, les couilles, la bite, le sperme, les odeurs de mâle) et par les sensations que j’ai quand un homme me touche et  que je me sens à ma place car il me voit comme une femme.

Donc ex post, je dirais que baiser avec des hommes a été une des choses les plus importante dans ma vie, ça m’a permis de mieux me comprendre et de me sentir mieux dans ma peau.

Et je conseille à tous les travestis, transgenres, transsexuelles qui pensent aimer les femmes d’essayer pendant x années les hommes car ils risquent d’avoir une bonne surprise in fine !

Je pense qu’il faut une période pour assumer qu’on aime la virilité, pour y prendre gout, un peu comme une fille de 14 ans n’est pas de suite accro à la bite  mais le devient 20 ans plus tard !

Et embrasser des mecs durant le sexe change tout, ça ouvre vraiment la porte à des sensations nouvelles et c’est GENIAL, bien mieux que le sexe  direct que j’ai pratiqué x années et qui ne m’intéresse plus.

 

 

 

 

 

 

 

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Le coming out travesti, transgenre, transexuelle

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Je ne vis pas en femme, je sors rarement en femme mais je ne suis pas dans le placard car :

  • tous mes amis savent qui je suis
  • je suis visible online en femme et j’y raconte ma vie
  • j’ai dit à mon père que j’aimerais être une femme
  • toutes les femmes avec qui j’ai été dans une relation amoureuse savaient qui j’étais
  • je vais parfois dans des soirées sexe en femme
  • je suis allé à la gay pride et manger après la gay pride en femme

Donc quelque part j’ai fait un  coming out même si je ne suis pas en femme 99% du temps.

Et m’avouer les 2 vérités suivantes m’a enlevé un poids :

  • je pense que je suis trans et je me demande si je ne vais pas changer de sexe un jour
  • je veux être en couple avec un homme viril

 

Les dires aux autres m’a aussi permis de me sentir moins en souffrance car je me sens plus authentique, plus en phase avec moi même, plus libre.

Donc je conseille à tout le monde de ne pas rester à 100% dans le placard et de sortir un peu !!!!!!

 

 

 

 

 

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NEWS (in English) : Bodybuilders trans

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http://projects.aljazeera.com/2015/11/trans-bodybuilding/?utm_content=main&utm_campaign=ajam&utm_source=facebook&utm_medium=SocialFlow

Article intéressant sur les hommes trans qui utilisent le bodybuilding pour mieux accepter et aimer leur corps.

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Pulsion sexuelle transsexuelle & théorie de Bersani ?

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Ma principale pulsion sexuelle n’est pas de me branler ou d’enfoncer ma bite dans des trous et ne l’a jamais été.

Ma principale pulsion sexuelle est dans l’autre camps, celui des corps qui se font pénétrer.

Comment l’expliquer ?

Léo Bersani, un prof de fac et psychanalyste gay américain a développé une théorie interessante, non pas sur l’explication de pourquoi une personne x aime se faire pénétrer alors qu’une personne y aime pénétrer mais sur la logique sous jacente à chacune des positions.

Selon Bersani, il existe dans la sexualité humaine 2 pulsions contradictoires :

  1. l’envie de valider le Moi, de se sentir fort et dans le contrôle, de se sentir conscient de Soi, de s’affirmer
  2. l’envie d’exploser le Moi, de mourir psychiquement, de se perdre, de ne plus rien contrôler, de disparaitre

Selon lui, chacune de ces pulsions peut exister chez tous le monde, quelque soit le sexe, et nous sommes tous capables d’avoir les 2 pulsions.

Selon lui encore, la personne qui pénètre est dans la pulsion 1, celle du contrôle et la personne qui se fait pénétrer dans la pulsion 2, celle du lâcher prise.

Il n’explique pas pourquoi la pulsion 1 ne permet pas de lâcher prise mais pour avoir pratiquer moi même le sexe actif et passif, je peux deviner pourquoi il pense ca.

Dans la position active il faut bander, tenir l’érection, ne pas éjaculer, faire attention de ne pas blesser l’autre, bouger…donc on est exactement dans l’inverse du lâcher prise, on est dans le contrôle de son corps.

De plus, niveau physique, la sensation est concentrée sur quelques cm de gland avec une vague sensation de plaisir dans la zone du pubis.

Donc que ce soit niveau mental ou physique, aucune chance d’être chamboulé par l’experience !

D’où selon Bersani, l’actif n’aime pas le sexe mais le CONTROLE.

Contrôle de son propre corps et contrôle du plaisir de l’autre car l’autre lui a beaucoup de plaisir physique et un lâcher prise qu’il ne peut contrôler.

En effet, dans la position passive, il n’y a rien à contrôler, on écarte les jambes, on lubrifie son trou et on se laisse faire, d’où on peut s’abandonner plus facilement car aucune pression de la performance.

De plus, sentir quelque chose qui n’est pas nous s’enfoncer 15 cm en profondeur dans notre corps n’est pas sans provoquer une réaction physique de notre corps : le corps cherche à expulser l’intrus en contractant les muscles.

Cette invasion physique si elle est bien menée provoque du plaisir corporel TRES INTENSE et ce plaisir finit par provoquer une effraction psychique, comme si la bite qui pénètre le corps  parvient à pénétrer après x minutes l’esprit et à faire perdre tout repère corporel, spatio-temporel, moral et à faire exploser les barrière de la personne pénétrée qui ne pense plus qu’à une chose : se faire ramoner encore !

En quelque sorte, la personne pénétrée donne le pouvoir sur son esprit  à celui qui pénétre et cet abandon de pouvoir et de contrôle de soi est perçu socialement comme une marque de faiblesse, d’où la sexualité des femmes et des gays est présentée comme inférieure, honteuse.

Selon Bersani, le mâle ayant une bite, un truc qui gonfle et qu’il peut enfoncer dans un trou, il est naturellement  plus enclin à avoir des pulsions actives que la femelle qui se voit limitée par la forme de son corps.

Et bien je trouve cette explication éclaire ma sexualité  car dans le sexe en homme actif avec une femme passive je n’arrive jamais à me lâcher, je me dis que je dois contrôler et faire jouir l’autre, je me sens faux et je me fais chier durant la pénétration et je suis agressif après le sexe.

Dans la pénétration passive, je me sens toute le contraire, à l’aise, moi même, je prends beaucoup de plaisir et je suis douce et reconnaissante après le sexe si j’ai eu un orgasme anal.

Donc je peux dire que je n’ai quasi aucune pulsion de pénétrer active mais que je suis souvent envahie par des pulsions fortes de pénétration passive (spontanées ou après avoir vu  ne femme se faire pénétrer par un homme).

Conclusion : au niveau de la sexualité, je me considère à 95% comme une femme passive et ca joue une grande part dans mon idée que je suis peut être transsexuelle car je ne me sens pas du tout gay.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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