Sodomie

Travesti, transgenre, transsexuelle

Pendant 25 ans j’ai été très orientée sodomie, je me suis enfoncé des tas de trucs pour en arriver à des bites.

Toujours en portant au moins des bas quand seule ou habillée en femme quand avec un homme.

Et toujours en m’imaginant,  me sentent, me soyant à la place d’une femme.

Donc jamais je ne me suis vue ça comme du sexe gay alors que j’avais selon la société des relations sexuelles une hommes.

Depuis peut être 1 an, je suis bien moins orientée sodomie.

Je ne suis pas passée d’une sexualité passive anale à une sexualité active génitale pour autant.

J’aime toujours le sexe anal mais je commence à comprendre que c’est pas le sexe anal en soi qui m’attire mais le fait de recevoir des bites dans mon corps, comme une femme.

D’ailleurs le sexe anal ne m’a jamais spécialement intéressé dans les trucs porno, je préfère de loin voir du sexe vaginal.

Et quand je baisais en homme des femmes ça m’intéressait encore moins que dans le porno puisque j’ai du essayé 2 ou 3 fois maxi.

Donc je ne suis pas fétichiste du sexe anal.

Et dans mes fantasmes je ne me vois pas sodominée mais pénétrée sans me dire que c’est anal.

Je crois que j’aime le sexe anal car je n’ai pas de vagin.

Et je ressens souvent comme une sorte de réparation intérieure durant la sodomie, comme si ça remettait les choses en places !

 

 

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Les 10 mots

Travesti, Transgenre, Transsexuelle...de tous les sexes !

J’ai fait l’expérience suivante : demander à des gens s’identifiants comme travestis ou transsexuelles ou femme les 10 mots qui leur viennent à l’esprit quand ils pensent à eux en femme.

Les femmes répondent qu’elles sont femmes…étrange réponse comme si être femme empêche de se penser en femme !

Les transsexuelles répondent des trucs assez pessimistes avec une lueur d’espoir :  « se féminiser,  solitude, se changer, gommer la virilité » donc on sent une forte envie de devenir quelqu’un d’autre face à une société qui refuse.

Les travestis répondent 3 choses :

  1. lecture du catalogue de la Redoute ou de Sephora : liste de vêtements et accessoires pour femmes = »  bas, talons, lingerie, rouge à lèvre, perruque, sac à main… »
  2. du sexe, souvent à caractère masochiste et misogyne avec l’idée qu’ils sont humiliés en femme  : « salope, grosse pute, chienne en chaleur, soumise, dressage, partouze… »
  3. des concepts assez creux qui tournent autour…

Voir l’article original 291 mots de plus

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Gender queer (in English)

http://www.mtv.com/news/2428003/genderqueer-transition-trans-awareness/?utm_source=hootsuite

Je trouve cette personne fascinante…

Pas vous ?

Mélange homme femme dedans, apparence homme femme dehors : logique !

Mais visiblement il met mal à l’aise les gens, y compris moi d’une certaine façon et on a du mal à  ne pas se dire « il a un grain ».

N’est ce pas ?

Pourquoi de dire qu’il a un grain ?!

Sa démarche semble moins extreme que de changer de sexe finalement.

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Pourquoi je pense au suicide ?

Travesti, transgenre, transsexuelle

Je pense au suicide assez souvent, non pas de façon continue mais intermittents, quelques heures puis ça passe.

D’où impossible de me tuer puisque l’envie passe avant même que j’ai  pu imaginer un plan d’action pour me tuer.

Mais l’envie revient assez souvent d’où quelque chose cloche chez moi !

Est ce un signale d’alarme qui indique un mal être qui peut être supprimé en modifiant des choses dans ma vie ou une maladie mentale ?

L’idée de suicide est quasi toujours liée à l’envie d’être femme et d’accompagnée d’une sensation de vide, d’ennui, de vie n’ayant aucun sens.

Aucun sens car je vis en homme ou aucun sens tout court ?!

Comment le savoir ?

Ce qui est certain c’est qu’il y a un lien entre envie d’être femme et suicide.

Est ce l’envie d’ère femme qui provoque l’envie de suicide ?

ou

l’envie de suicide qui provoque l’envie d’être femme ?

ou

est ce que les 2 sont liés par un 3 ème élément,  la maladie mentale par exemple ?

Je n’en sais rien.

J’essaye de trouver la réponse depuis x années, via le sexe en femme avec des hommes, via la thérapie, via l’introspection, via les dialogue avec d’autres gens trav/trans…

Mais je n’ai toujours pas la réponse !

Je crois que cette situation d’incertitude, de no man’s land du genre, où je suis un peu homme, un peu femme, ni l’un ni l’autre, ou je ne sais pas comment je dois vivre et avec qui je dois sortir me fait souffrir.

Et qu’un jour je n’aurais plus la force de supporter cet vide.

 

 

 

 

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Etre à la bonne place

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Un des psychiatres (spécialisé dans les transsexuelles et le genre) que je consulte travaille non stop, de 7h à 22h parfois 23h, 6 jours par semaine !

Je lui dis que c’est un malade.

Il dit que ce qui compte c’est d’être à la bonne place et qu’il est à la bonne place à son job.

Pourtant il lutte pour ne pas dormir quand je parle et ensuite il rentre chez lui en voiture !

Donc je ne suis pas sur qu’il soit à la bonne place à 22h dans son cabinet.

Mais cette histoire de bonne place me parle car mon problème est que je ne me sens pas à la bonne place.

Et j’ai cette idée de mauvaise place quand je regarde les femmes dehors et que je me dis que je ne suis pas comme elles, que je suis un mâle.

Je ne déteste pas être un homme,  je ne me déteste pas non plus tout court, au contraire même, je m’aime tôt court.

Mais je n’aime pas la place que j’ai car je voudrais celle des femmes.

Place qui me semble plus désirable même si je sais qu’objectivement il vaut mieux être un homme car la vie est plus simple en homme.

Et je ne me dis pas ça en voyant des femmes en maillot de bain ou habillée comme un morceau de viande qu’on expose.

Je me dis ça quand je vois des femmes faire des trucs sexuels avec un homme donc il a un coté sexuel.

Mais je me dis ça aussi quand je vois certaines femmes marcher dans la rue ou être assise dans le RER.

Donc ce n’est pas que sexuel car une femme qui marche dans la rue ne fait rien de sexuel en marchant.

D’où peut être qu’il y a une vraie envie d’être une femme, au delà de la pulsion sexuelle et que cette envie d’exprime via la sexualité car c’est la façon la plus évidente d’exprimer qu’on est une femme ?!

Je me dis aussi que je suis  la mauvaise place quand je vois un homme nu et que je me dis que j’ai le même corps et que ce corps est moche !

Ou quand je vois un mec pénétrer une femme et que je me dis que ce qu’il fait est ridicule car on dirait un singe qui fait des vas et viens compulsifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pulsion sexuelle transsexuelle & théorie de Bersani ?

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Ma principale pulsion sexuelle n’est pas de me branler ou d’enfoncer ma bite dans des trous et ne l’a jamais été.

Ma principale pulsion sexuelle est dans l’autre camps, celui des corps qui se font pénétrer.

Comment l’expliquer ?

Léo Bersani, un prof de fac et psychanalyste gay américain a développé une théorie interessante, non pas sur l’explication de pourquoi une personne x aime se faire pénétrer alors qu’une personne y aime pénétrer mais sur la logique sous jacente à chacune des positions.

Selon Bersani, il existe dans la sexualité humaine 2 pulsions contradictoires :

  1. l’envie de valider le Moi, de se sentir fort et dans le contrôle, de se sentir conscient de Soi, de s’affirmer
  2. l’envie d’exploser le Moi, de mourir psychiquement, de se perdre, de ne plus rien contrôler, de disparaitre

Selon lui, chacune de ces pulsions peut exister chez tous le monde, quelque soit le sexe, et nous sommes tous capables d’avoir les 2 pulsions.

Selon lui encore, la personne qui pénètre est dans la pulsion 1, celle du contrôle et la personne qui se fait pénétrer dans la pulsion 2, celle du lâcher prise.

Il n’explique pas pourquoi la pulsion 1 ne permet pas de lâcher prise mais pour avoir pratiquer moi même le sexe actif et passif, je peux deviner pourquoi il pense ca.

Dans la position active il faut bander, tenir l’érection, ne pas éjaculer, faire attention de ne pas blesser l’autre, bouger…donc on est exactement dans l’inverse du lâcher prise, on est dans le contrôle de son corps.

De plus, niveau physique, la sensation est concentrée sur quelques cm de gland avec une vague sensation de plaisir dans la zone du pubis.

Donc que ce soit niveau mental ou physique, aucune chance d’être chamboulé par l’experience !

D’où selon Bersani, l’actif n’aime pas le sexe mais le CONTROLE.

Contrôle de son propre corps et contrôle du plaisir de l’autre car l’autre lui a beaucoup de plaisir physique et un lâcher prise qu’il ne peut contrôler.

En effet, dans la position passive, il n’y a rien à contrôler, on écarte les jambes, on lubrifie son trou et on se laisse faire, d’où on peut s’abandonner plus facilement car aucune pression de la performance.

De plus, sentir quelque chose qui n’est pas nous s’enfoncer 15 cm en profondeur dans notre corps n’est pas sans provoquer une réaction physique de notre corps : le corps cherche à expulser l’intrus en contractant les muscles.

Cette invasion physique si elle est bien menée provoque du plaisir corporel TRES INTENSE et ce plaisir finit par provoquer une effraction psychique, comme si la bite qui pénètre le corps  parvient à pénétrer après x minutes l’esprit et à faire perdre tout repère corporel, spatio-temporel, moral et à faire exploser les barrière de la personne pénétrée qui ne pense plus qu’à une chose : se faire ramoner encore !

En quelque sorte, la personne pénétrée donne le pouvoir sur son esprit  à celui qui pénétre et cet abandon de pouvoir et de contrôle de soi est perçu socialement comme une marque de faiblesse, d’où la sexualité des femmes et des gays est présentée comme inférieure, honteuse.

Selon Bersani, le mâle ayant une bite, un truc qui gonfle et qu’il peut enfoncer dans un trou, il est naturellement  plus enclin à avoir des pulsions actives que la femelle qui se voit limitée par la forme de son corps.

Et bien je trouve cette explication éclaire ma sexualité  car dans le sexe en homme actif avec une femme passive je n’arrive jamais à me lâcher, je me dis que je dois contrôler et faire jouir l’autre, je me sens faux et je me fais chier durant la pénétration et je suis agressif après le sexe.

Dans la pénétration passive, je me sens toute le contraire, à l’aise, moi même, je prends beaucoup de plaisir et je suis douce et reconnaissante après le sexe si j’ai eu un orgasme anal.

Donc je peux dire que je n’ai quasi aucune pulsion de pénétrer active mais que je suis souvent envahie par des pulsions fortes de pénétration passive (spontanées ou après avoir vu  ne femme se faire pénétrer par un homme).

Conclusion : au niveau de la sexualité, je me considère à 95% comme une femme passive et ca joue une grande part dans mon idée que je suis peut être transsexuelle car je ne me sens pas du tout gay.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le passing

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Vaste sujet…

Passer pour une femme. OK mais dans quel but ?

Qu’est ce que ca apporte aux gens d’entendre madame au lieu de monsieur ?

En quoi l’avis des autres doit il nous influencer ?

Veut on passer pour se sentir soi ou pour plaire aux autres ?

Je suis assez perplexe sur la tyrannie du passing.

D’un coté je pense qu’on doit pouvoir s’habiller comme on veut, avoir le genre qu’on veut, et donc si on a une tête de mec et qu’on s’habille en femme en se croyant femme on doit pouvoir le faire librement.

Mais comment ne pas se moquer ou avoir pitié des travestis et transsexuelles qui font mecs déguisés ?!

C’est le premiere réflexe que j’ai et que beaucoup de gens ont.

On se dit qu’ils sont maboules de ne pas se rendre compte qu’ils sont grotesques, d’autant plus quand ils se disent sexy.

Mais en fait ils s’en rendent compte.

Du moins les transsexuelles s’en rendent compte. D’où  la dysphorie de genre.

Les travestis c’est moins sur car ils sont dans le fantasme donc dans un ego trip où ils sont leur propre star, ils sont à leurs yeux la plus belle femme du monde quand ils enfilent leur tenue de wonder woman.

Donc ceux qui sont ridicules : soient ils s’en foutent totalement des normes (ce qui est impressionnant pour les autres et ils sont alors parfois dans une démarche queer), soit ils en souffrent mais ne peuvent pas faire autrement que de se mettre en femme, quitte à se ridiculiser en public.

Et je commence à penser que ces gens qu’on trouve ridicules sont plus femmes que les « vraies » femmes sexy qu’on nous vend dans les médias !

 

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