Le psychiatre dit que j’ai une genre FEMME !

Travesti, transgenre, transsexuelle

Aujourd’hui, 1er février 2016, 22h30, je demande au psychiatre si j’ai un genre femme car il dit penser qu’il n’y a que 2 genres, homme ou femme (ce que je conteste).

Il réponds : « oui, sur la base de ce que vous me dites ici ».

Je lui demande si je suis trans, il dit que non car je n’ai pas commencé ou émis l’envie de commencer une parcours de transition pour passer de homme à femme.

C’est la première fois qu’u psychiatre dit que j’ai un genre femme, c’est à dire que je suis trans !

Que vais je faire de cet avis ?!

Je luis demande si dans 2 mois je lui dis que je suis une femme et que je veux commencer une transition est ce qu’il me dira d’attendre 2 ans ou est ce qu’il m’aidera, il dit qu’im m’aidera.

D’où il pense que la transition n’est pas une idée folle dans mon cas !!!!!

ENFIN, un psychiatre qui valide que j’ai un soucis avec le genre !!!!!

Je devrais le prendre comme une mauvaise nouvelle car être trans c’est selon moi un truc qui destine à une vie sociale chaotique mais je prends ca comme une bonne nouvelle !

 

 

 

Publicités

#3-eme-sexe, #dysphorie-du-genre, #genre, #hormones, #identite-de-genre, #mtf, #psychiatre, #therapie, #transgenre, #transidentite, #transition, #transsexuelle

Les 10 mots

Travesti, Transgenre, Transsexuelle...de tous les sexes !

J’ai fait l’expérience suivante : demander à des gens s’identifiants comme travestis ou transsexuelles ou femme les 10 mots qui leur viennent à l’esprit quand ils pensent à eux en femme.

Les femmes répondent qu’elles sont femmes…étrange réponse comme si être femme empêche de se penser en femme !

Les transsexuelles répondent des trucs assez pessimistes avec une lueur d’espoir :  « se féminiser,  solitude, se changer, gommer la virilité » donc on sent une forte envie de devenir quelqu’un d’autre face à une société qui refuse.

Les travestis répondent 3 choses :

  1. lecture du catalogue de la Redoute ou de Sephora : liste de vêtements et accessoires pour femmes = »  bas, talons, lingerie, rouge à lèvre, perruque, sac à main… »
  2. du sexe, souvent à caractère masochiste et misogyne avec l’idée qu’ils sont humiliés en femme  : « salope, grosse pute, chienne en chaleur, soumise, dressage, partouze… »
  3. des concepts assez creux qui tournent autour…

Voir l’article original 291 mots de plus

#3-eme-sexe, #dysphorie-du-genre, #ftm, #gender-studies, #genre, #lgbtq, #mtf, #queer, #sexe, #transgenre, #transidentite, #transition, #transphobie, #transsexuelle, #travesti

Je souffre de transphobie intériorisée ?

Pour moi, un mâle qui se féminise ne sera jamais une femme pour les raisons objectives suivantes :

  • il a été éduqué en homme et donc intégré une partie des privilèges mâles dont la non peur du viol
  • il n’a pas une biologie femelle et même avec des hormones il gardera une prostate, des chromosomes, une ossature non femelle

Je ne pense pas qu’il est homme pour autant, ni un gay ni un malade car j’ai bien compris la dynamique psychique de la transidentité :

  • le genre psychique : homme ou  femme
  • le sexe biologique : mâle ou femelle
  • d’où femme c’est mental et non biologique

Néanmoins, je suis dans une société essentialiste et je pense de ce fait que le corps joue un rôle dans le genre, qu’on ne peut pas le déconnecter totalement, d’ailleurs les gens qui changent de sexe le pensent aussi puisqu’ils changent leur corps à coup de chirurgies (souvent ratées).

Pour moi une mâle qui devient femme est une personne TRANS à savoir une sorte d’hybride, un 3 ème sexe.

Les transsexuelles me disent souvent que je suis transphobe de penser ça.

Je ne suis pas d’accord car pour moi ce qui est anti trans c’est de vouloir à tout prix nier qu’on est trans, vouloir faire croire qu’on est une femme depuis toujours, plus femme que les femelles car on croit que trans est inférieur à femme.

Pour moi travesti, transgenre, transsexuelle, gender fluid devraient être des genres reconnus légalement et socialement et égaux avec homme et femme.

Donc quand je dis qu’une personne est trans et non femme ce n’est pas une insulte.

Mais il y a aussi des raisons plus personnelle pour laquelle je ne vois pas les femmes trans comme des femmes mais comme des trans et que pour moi ces gens sont des « ILS » et non des « ELLES ».

Première raison, je sais qu’ils sont comme moi or je ne me vois pas comme elle (pour diverses raisons dont mon corps mâle), même si je parle de mois au féminin ici par fantasme et jeu.

Et le fait qu’ils soient comme moi fait que je sais qu’ils n’ont pas ce mystère qu’on les gens qui ne sont pas comme moi, ils ne me fascinent pas, ils n’ont pas la magie et la grâce qu’on les femmes à mes yeux.

Donc concrètement je peux baiser avec une femme mais pas avec une femme trans, il y a un blocage mental

Ce qui est intéressant c’est que je n’ai pas ce blocage avec un homme trans : je peux envisager de baiser avec lui et lui dire « IL ».

Surement car pour moi une femme doit me plaire pour être femme à mes yeux or 90% des femmes trans ne me plaisent pas et surement aussi car 90% des hommes trans ne me plaisaient pas en femme car c’était des butch.

Mais je pense qu’il y a une autre raison plus complexe que l’attirance :

Si je n’arrive pas à voir les femmes trans comme des femmes c’est pour me protéger contre l’envie de faire la même chose.

En effet, si j’accepte que les femmes trans sont des femmes, que je peux les appeler elles et les trouver sexy, ça signifie que moi aussi je peux devenir une femme sexy et que donc mon rêve est accessible.

Si la pulsion de devenir femme devient réaliste,  je suis alors en danger de la réaliser, je parle de danger car vois la transition comme une sorte de suicide social, de fuite en avant dangereuse qui peut ruiner ma vie.

De plus, si mon rêve devient d’être femme devient réalisable, ne pas le réaliser signifie que je suis une lavette ou un faux trans qui fantasme, ce qui n’est pas agréable quand le fantasme consiste à se dire qu’on veut être femme.

Bref, faut que je travaille ça avec le psychiatre !!!

Quelque part, mon problème est que je ne suis pas transsexuelle car je ne crois pas que je suis une femme.

Si je ne croyais, ça sera à la fois plus simple et x fois plus compliqué.

Donc de toute évidence je me défends contre l’idée de penser que peux être une femme légitime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#genre, #sexe, #sexe-biologique, #transgenre, #transphobie-interiorisee, #transsexuelle, #travesti

Le coming out travesti, transgenre, transexuelle

Travesti, transgenre, transsexuelle

 

Je ne vis pas en femme, je sors rarement en femme mais je ne suis pas dans le placard car :

  • tous mes amis savent qui je suis
  • je suis visible online en femme et j’y raconte ma vie
  • j’ai dit à mon père que j’aimerais être une femme
  • toutes les femmes avec qui j’ai été dans une relation amoureuse savaient qui j’étais
  • je vais parfois dans des soirées sexe en femme
  • je suis allé à la gay pride et manger après la gay pride en femme

Donc quelque part j’ai fait un  coming out même si je ne suis pas en femme 99% du temps.

Et m’avouer les 2 vérités suivantes m’a enlevé un poids :

  • je pense que je suis trans et je me demande si je ne vais pas changer de sexe un jour
  • je veux être en couple avec un homme viril

 

Les dires aux autres m’a aussi permis de me sentir moins en souffrance car je me sens plus authentique, plus en phase avec moi même, plus libre.

Donc je conseille à tout le monde de ne pas rester à 100% dans le placard et de sortir un peu !!!!!!

 

 

 

 

 

#3-eme-sexe, #coming-out, #coming-out-trans, #gay, #genre, #homophobie, #lgbtq, #placard, #queer, #transgenre, #transphobie, #transsexuelle, #travesti

Malade mental ou transsexuelle ou les 2 ?

TRAVESTI, TRANSGENRE, TRANSSEXUELLE

Je pense que le fait de vouloir changer son corps, changer de genre, changer de sexe n’est as en soi une maladie mentale car certaines personne gens qui font ces changements ne sont visiblement pas malades mentaux car ils ont des vies stables et non erratiques après avoir changé et  certains également avant d’avoir changé.

Néanmoins certains troubles mentaux peuvent donner l’envie de changer de sexe.

La schizophrénie par exemple. Le trouble bipolaire en phase UP aussi. Le trouble borderline aussi.

Donc comment être sure que cette envie de changer mon corps n’est pas la conséquence d’une maladie mentale ?

Telle est une de mes problématiques.

Je sais que je ne suis pas schizophrène car je n’ai jamais eu de délire ou d’hallucination et que j’ai une pensée assez claire.

Reste bipolaire et borderline.

Je sais que je ne suis pas bipolaire de type 1 car je n’ai jamais de perte de contact avec le réalité, encore moins pendant x mois.

Un bipolaire de type 2 ne voudra pas changer de sexe dans une phase UP car elle ne provoque pas de perte de contact avec la réalité lui faisant faire des trucs aussi extrêmes.

Bipolaire de type mixte ou a cycle rapide ? J’ai peut être ce trouble mais je doute qu’il entraine une envie de changer de sexe qui dure et il ne serait pas limité à la seule idée farfelue de changer sexe.

Donc je dote être bipolaire. Au pire cyclothymique.

Reste le meilleur pour la fin : BORDERLINE.

Je pense que je suis borderline, même si ce n’est pas un borderline flagrant.

Mais là encore, rien n’est sur car je n’ai jamais eu de diagnostic et que je n’ai pas le symptômes principal borderline : l’impulsivité.

Je suis plutôt une personne réfléchie, rationnelle, qui analyse avant d’agir, la preuve :

  • je n’ai jamais sucé un mec sans préservatif donc je me contrôle bien, même pendant le sexe en femme
  • je n’ai jamais fumé, jamais bu, consommé de psychotrope, ni même de café !
  • je n’ai jamais pris de crédit et jamais eu de découvert et j’achète toujours en solde quitte à parfois attendre x mois avant d’acheter (certes souvent des trucs dont je n’ai pas vraiment besoin…)

De plus je ne fais jamais de truc dingue, de truc dangereux, je n’ai jamais « pété un cable », jamais été hospitalisée en psychiatrie suite à une effondrement psychique, jamais fait de T.S. (même si j’y pense souvent depuis 6 ans).

Enfin, le trouble borderline  en théorie s’atténue  à partir de 40 ans, un borderline aura donc moins de symptômes à 42 ans qu’à 22 ans ou 32 ans.

Or non seulement je n’ai pas eu de symptômes borderline évidents quand j’étais jeune mais vouloir être une femme, qui pourrait être un symptômes borderline, est une envie qui augmente avec l’âge puisque je n’ai même jamais eu autant envie d’avoir un corps femelle qu’aujourd’hui à 42 ans.

Idem pour l’envie de suicide : à 22 ans je n’avais aucune idée suicidaire, à 42 ans j’en ai souvent, quasiment toujours en lien avec le sexe/genre.

D’où mon évolution symptomatique ne colle pas avec une évolution borderline.

Donc pourquoi ai je cette idée plus ou moins obsédante qui consiste à me dire que j’aimerais être une femme, que je suis dans une vie qui n’est pas la mienne car je devrais avoir un corps femelle ?!

Fantasme sexuel obsessionnel ?

Je n’en sais rien.

Cette incertitude est difficile à vivre car elle provoque une anxiété diffuse et empêche de faire le moindre projet de vie.

Je suis perdue et j’en souffre !

Souffrance qui laisse penser que je ne suis pas dans une logique de pervers car le pervers ne souffre pas, il fait souffrir les autres en théorie !

De plus, le pervers ne consulte pas, moi je consulte depuis 6 ans et je ne me vois pas m’en sortir sans jamais voir de psychiatre.

Donc qui suis je ?

Une personne transsexuelle plus complexe que le cas typique transsexuel, une personne trans quelque chose, un maboule, un pervers ?

Enfin,  transsexuelle ET malade mental ?

Je n’en sais rien.

Peut être que je ne suis qu’une réincarnation alien de civilisation plus avancée comme me l’a dit un ami…psychotique !

En tout cas, je n’ai pas envie de mourir sans avoir essayé de prendre des hormones pour voir l’effet sur esprit et le corps !

Peut être que c’est un début de réponse que de voir la prise d’hormones comme quelque chose d’important avant de mourir ?!

Car quelle personne non transsexuelle voit la prise d’hormones comme un objectif dans la vie ?

#3-eme-sexe, #bipolaire, #borderline, #fantasme-sexuel, #genre, #lgbtq, #maladie-mentale, #psychiatre, #queer, #sexe, #transgenre, #transition, #transsexuelle, #travesti

Gender queer (in English)

http://www.mtv.com/news/2428003/genderqueer-transition-trans-awareness/?utm_source=hootsuite

Je trouve cette personne fascinante…

Pas vous ?

Mélange homme femme dedans, apparence homme femme dehors : logique !

Mais visiblement il met mal à l’aise les gens, y compris moi d’une certaine façon et on a du mal à  ne pas se dire « il a un grain ».

N’est ce pas ?

Pourquoi de dire qu’il a un grain ?!

Sa démarche semble moins extreme que de changer de sexe finalement.

#3-eme-sexe, #gender-studies, #genre, #lgbtq, #queer, #transgenre, #transsexuelle, #travesti

Pourquoi je pense au suicide ?

Travesti, transgenre, transsexuelle

Je pense au suicide assez souvent, non pas de façon continue mais intermittents, quelques heures puis ça passe.

D’où impossible de me tuer puisque l’envie passe avant même que j’ai  pu imaginer un plan d’action pour me tuer.

Mais l’envie revient assez souvent d’où quelque chose cloche chez moi !

Est ce un signale d’alarme qui indique un mal être qui peut être supprimé en modifiant des choses dans ma vie ou une maladie mentale ?

L’idée de suicide est quasi toujours liée à l’envie d’être femme et d’accompagnée d’une sensation de vide, d’ennui, de vie n’ayant aucun sens.

Aucun sens car je vis en homme ou aucun sens tout court ?!

Comment le savoir ?

Ce qui est certain c’est qu’il y a un lien entre envie d’être femme et suicide.

Est ce l’envie d’ère femme qui provoque l’envie de suicide ?

ou

l’envie de suicide qui provoque l’envie d’être femme ?

ou

est ce que les 2 sont liés par un 3 ème élément,  la maladie mentale par exemple ?

Je n’en sais rien.

J’essaye de trouver la réponse depuis x années, via le sexe en femme avec des hommes, via la thérapie, via l’introspection, via les dialogue avec d’autres gens trav/trans…

Mais je n’ai toujours pas la réponse !

Je crois que cette situation d’incertitude, de no man’s land du genre, où je suis un peu homme, un peu femme, ni l’un ni l’autre, ou je ne sais pas comment je dois vivre et avec qui je dois sortir me fait souffrir.

Et qu’un jour je n’aurais plus la force de supporter cet vide.

 

 

 

 

#3-eme-sexe, #dysphorie-du-genre, #gender-studies, #genre, #lgbtq, #queer, #sexe, #suicide, #transgenre, #transidentite, #transition, #transsexuelle, #travesti