Typologie des mecs qui cherchent des travestis, transgenres, transsexuelles

Travesti, transgenre, transsexuelle

Après quasiment 10 ans à zoner online sur des sites de rencontre travesti, transgenre, transsexuelle où j’ai parlé à des milliers de mecs et après avoir baisé pus ou moins avec une bonne 100 aines de mecs, voici ma classification des mecs qui disent aimer les travestis, les transgenres, les transsexuelles.

Petit préambule important :

  • quasiment aucun de ces mecs ne se définit comme gay
  • quasi tous ces mecs disent aimer les femmes et non les hommes et beaucoup disent être en couple avec une femme
  • une bonne partie se présente comme hétérosexuelle sans même qu’on leur demande quelque chose sur leur identité sexuelle (d’où anxiété lié au fait d’être perçu comme gay)
  • tous disent aimer « la féminité » sans forcement savoir la définir ni même pourquoi ils aiment ce qu’ils appellent « féminité »
  • quasi TOUS vivent dans la HONTE de leurs pulsions pour les travestis, transgenres, transsexuelles et disent que c’est leur « jardin secret » donc ils sont peu virils (si on considère comme moi que la virilité c’est entre autre vivre sans se soucier du jugement des autres)

 

1) Le SEXE ADDICT

De loin le cas le plus courant.

En fait je me demande même si tous ne sont pas plus ou moins dans ce cas.

Le sex addict est prêt à enfoncer sa bite dans tout ce qui :

  • porte une jupe/talons/bas
  •  propose un trou avec quelque chose de plus ou moins féminin atour
  • accepte de le faire éjaculer ici et maintenant

 

2) Le LOSER 

Moche, gros, pauvre, stupide, inculte, vieux, impuissant, éjaculer rapide, doté d’un micro pénis, ayant souvent besoin d’avilir la femme pour se sentir moins nul…

Enfin, souvent il cumule les défauts et donc n’a objectivement aucune chance de convaincre une femme de baiser avec lui.

Du moins pas autre chose qu’une femme de son niveau.

Or il pense que les femmes comme lui ne sont PAS faisables !

D’où il se rebats sur les femmes de « second choix », les travestis, les transengenres, les transsexuelles.

Le loser n’aime pas vraiment les travestis, les transgenres, les transsexuelles, il se contente de ça car il n’a pas le choix et s’il pouvait avoir une femme sexy jamais il ne rencontrerait de travestis, de transgenre u de transsexuelles.

 

3) Le mec n’acceptant pas d’être lui même un travesti

C’est un mec qui dans le passé a aimé porté des sous vêtements féminin mais n’a pas osé/pu continuer et qui vit son fantasme de s’habiller en femme/de se sentir femme via des rencontre avec des travestis, transgenres, transsexuelles.

On pourrai peut être classer ici le CHASER, c’est dire que le mecs qui n’aime QUE les travestis, transgenres, transsexuelles.

 

4) Le « PERVERS » ou le « MASTER » de pacotille, le pseudo « DOMINANT »

Lui, son truc c’est de dominer, d’avilir, de se sentir puissant, de se sentir viril, fort…

Comme il n’a aucune qualité pour dominer dans la vie sociale, il se rattrape au lit.

Peu de femmes veulent entrer dans son jeu, il découvre donc un jour les travestis, les transgenres, les transsexuelles…

On pourrait le classer dans le LOSER mais parfois il ne fait pas LOSER physiquement.

Et surtout il peut vraiment finir par apprécier les travestis, les transgernes, les transsexuelles car dans sa tête il n’y a rien de plus avilissant que de renoncer à sa virilité en devant une femme.

C’est donc un misogyne profond, il n’aime pas les femmes ni a féminité, il s’en sert pour se sentir moins nul leur faisant des trucs qu’ils jugent avilissants.

Il a bien sur peur des femmes.

C’est celui qui exige une féminité absolue, totale, c’est à dire une caricature de pute qui singe les normes du genre.

 

5) L’EXLORATEUR

Celui là est plus intéressant : il est attiré par l’ambiguïté masculin/féminin, se pose parfois des questions sur sa propre identité sexuelle, sur son genre…

Ils voient souvent les travestis, ls transgenres, les transsexuelles comme plus intéressants que les femmes car ils lui apportent cette ambiguïté qui l’excite.

 

6)  Le PASSIF angoissé à l’idée d’être gay

Lui, ce qu’il veut c’est clairement être passif : se faire enculer ou sucer une bite.

Mais il n’ose pas avec un mec car peur de se sentir gay.

Et comme par magie, si la personne qui l’encule a du rouge à lèvre et des bas, ça change TOUT !

Il aime souvent utiliser les termes « shemale », « 3eme sexe », « femme à bite ».

 

7) Le TRANS LOVER

Lui, il aime vraiment les travestis, les transgenres, les transsexuelles.

Il les met dans le mêmes sac que les femmes et ne les vois pas du tout comme des hommes.

Il peut être en couple avec une travesti, une personne transgenre, une personne transsexuelle car son intérêt va au delà du sexe.

C’est celui qui a le moins honte et dans de rares cas il peut être totalement OUT par rapport à son attirance.

 

8) Le LIBERTIN

Lui ce qu’il aime c’est le coté subversif.

Il veut faire des trucs que les autres ne font pas.

Il a déjà tout fait avec les femmes, les hommes et commence à se faire chier !

Il lui faut un nouveau truc pour vibrer.

Il peut finir par y prendre goût.

 

9) Le FANTASMEUR (ou le masturbateur)

Lui, il ne fait quasi rien en vrai, sa vie sexuelle est online.

Il n’a souvent même jamais rencontré de travesti, transegenre, transsexuelle !

Je vois 2 sous catégories :

  • l’obsédé de la CAM, des photos, il veut voir et se montrer : le serial masturbateur !
  • le « romantique » qui propose un vie de couple après 2 messages et passe son temps à dire à quel point je suis la plus belle femme du monde et qu’avec lui je ne manquerai de rien : le mastrurbateur effectif !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les 10 mots

Travesti, Transgenre, Transsexuelle...de tous les sexes !

J’ai fait l’expérience suivante : demander à des gens s’identifiants comme travestis ou transsexuelles ou femme les 10 mots qui leur viennent à l’esprit quand ils pensent à eux en femme.

Les femmes répondent qu’elles sont femmes…étrange réponse comme si être femme empêche de se penser en femme !

Les transsexuelles répondent des trucs assez pessimistes avec une lueur d’espoir :  « se féminiser,  solitude, se changer, gommer la virilité » donc on sent une forte envie de devenir quelqu’un d’autre face à une société qui refuse.

Les travestis répondent 3 choses :

  1. lecture du catalogue de la Redoute ou de Sephora : liste de vêtements et accessoires pour femmes = »  bas, talons, lingerie, rouge à lèvre, perruque, sac à main… »
  2. du sexe, souvent à caractère masochiste et misogyne avec l’idée qu’ils sont humiliés en femme  : « salope, grosse pute, chienne en chaleur, soumise, dressage, partouze… »
  3. des concepts assez creux qui tournent autour…

Voir l’article original 291 mots de plus

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Je souffre de transphobie intériorisée ?

Pour moi, un mâle qui se féminise ne sera jamais une femme pour les raisons objectives suivantes :

  • il a été éduqué en homme et donc intégré une partie des privilèges mâles dont la non peur du viol
  • il n’a pas une biologie femelle et même avec des hormones il gardera une prostate, des chromosomes, une ossature non femelle

Je ne pense pas qu’il est homme pour autant, ni un gay ni un malade car j’ai bien compris la dynamique psychique de la transidentité :

  • le genre psychique : homme ou  femme
  • le sexe biologique : mâle ou femelle
  • d’où femme c’est mental et non biologique

Néanmoins, je suis dans une société essentialiste et je pense de ce fait que le corps joue un rôle dans le genre, qu’on ne peut pas le déconnecter totalement, d’ailleurs les gens qui changent de sexe le pensent aussi puisqu’ils changent leur corps à coup de chirurgies (souvent ratées).

Pour moi une mâle qui devient femme est une personne TRANS à savoir une sorte d’hybride, un 3 ème sexe.

Les transsexuelles me disent souvent que je suis transphobe de penser ça.

Je ne suis pas d’accord car pour moi ce qui est anti trans c’est de vouloir à tout prix nier qu’on est trans, vouloir faire croire qu’on est une femme depuis toujours, plus femme que les femelles car on croit que trans est inférieur à femme.

Pour moi travesti, transgenre, transsexuelle, gender fluid devraient être des genres reconnus légalement et socialement et égaux avec homme et femme.

Donc quand je dis qu’une personne est trans et non femme ce n’est pas une insulte.

Mais il y a aussi des raisons plus personnelle pour laquelle je ne vois pas les femmes trans comme des femmes mais comme des trans et que pour moi ces gens sont des « ILS » et non des « ELLES ».

Première raison, je sais qu’ils sont comme moi or je ne me vois pas comme elle (pour diverses raisons dont mon corps mâle), même si je parle de mois au féminin ici par fantasme et jeu.

Et le fait qu’ils soient comme moi fait que je sais qu’ils n’ont pas ce mystère qu’on les gens qui ne sont pas comme moi, ils ne me fascinent pas, ils n’ont pas la magie et la grâce qu’on les femmes à mes yeux.

Donc concrètement je peux baiser avec une femme mais pas avec une femme trans, il y a un blocage mental

Ce qui est intéressant c’est que je n’ai pas ce blocage avec un homme trans : je peux envisager de baiser avec lui et lui dire « IL ».

Surement car pour moi une femme doit me plaire pour être femme à mes yeux or 90% des femmes trans ne me plaisent pas et surement aussi car 90% des hommes trans ne me plaisaient pas en femme car c’était des butch.

Mais je pense qu’il y a une autre raison plus complexe que l’attirance :

Si je n’arrive pas à voir les femmes trans comme des femmes c’est pour me protéger contre l’envie de faire la même chose.

En effet, si j’accepte que les femmes trans sont des femmes, que je peux les appeler elles et les trouver sexy, ça signifie que moi aussi je peux devenir une femme sexy et que donc mon rêve est accessible.

Si la pulsion de devenir femme devient réaliste,  je suis alors en danger de la réaliser, je parle de danger car vois la transition comme une sorte de suicide social, de fuite en avant dangereuse qui peut ruiner ma vie.

De plus, si mon rêve devient d’être femme devient réalisable, ne pas le réaliser signifie que je suis une lavette ou un faux trans qui fantasme, ce qui n’est pas agréable quand le fantasme consiste à se dire qu’on veut être femme.

Bref, faut que je travaille ça avec le psychiatre !!!

Quelque part, mon problème est que je ne suis pas transsexuelle car je ne crois pas que je suis une femme.

Si je ne croyais, ça sera à la fois plus simple et x fois plus compliqué.

Donc de toute évidence je me défends contre l’idée de penser que peux être une femme légitime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Conversion d’un homophobe

Travesti, transgenre, transsexuelle

J’ai un ami noir qui est un peu niais, il me disait que les gays étaient possédés par Satan il y a quelque années.

A l’époque, je l’ai vu refuser de filer son numéro de téléphone à une mec qu’il trouvait sympa après que le mec ait dit être gay…

Donc un homophobe basique et apriori indécrottable car en plus influencé par des trucs farfelus style Satan, esprits…

Je lui au dit un jour que j’étais travesti, que je me posais la question si je n’étais pas transsexuelle, que je baisais avec des hommes en femmes et que j’adorais ça !

Il a bien sur dit que j’étais malade et que je devais le soigner.

Je sentais que le sujet l’intéressait car il me posait pas mal de question sur les travestis, disait avoir un ami arabe qui aime les travestis après avoir vu ms photos et m’avoir trouvé pas mal je pense.

Un jour, je l’ai fait venir chez moi avec des amis à moi alors que j’étais en femme et comment ça c’est fini ?

Je l’ai sucé, il a éjaculé hyper vite, il a eu peur et il s’est cassé vite fait !

Pourquoi j’ai fait ça ?

Car il disait avoir une bite de 26cm (ce qui est faux) et car je voulais le pervertir !

Je l’ai sucé 2 fois de plus dans les mois qui ont suivi donc le bougre y prend gout à ma bouche trans !

Un jour, alors qu’on sortait du Mac Donald, il me propose de le sucer dehors alors que j’étais en mec, je lui dis que je suis en mec et que donc pas envie, il me dit pas grave…

Je me demande même s’il n’est pas un peut amoureux de moi car quand je suis en femme il aime me caresser et on voit qu’il n’est pas à l’aise !

Bref, le mec homophobe est quasi devenu un amateur de trav  grâce à moi.

 

 

 

 

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Embrasser des hommes

Travesti, transgenre, transsexuelle

 

Je n’ai jamais été attirée par les hommes mais par les femmes.

Donc je pensais avoir un désir sexuel pour les femmes et je suis sorti en homme avec des femmes.

Cependant, je me suis toujours plus ou moins fait chier au lit avec une femme et pour y trouver du plaisir je devais me sentir amoureux.

Et avec le temps j’ai compris que je n’aimais pas sexuellement les femmes  mais que je voulais être elle, d’où attirance, un peu comme un fan pour son modèle.

Et j’ai compris ça notamment en baisant avec des hommes.

Baiser avec des hommes n’a pas été une révélation non plus, j’ai mis 9 ans à avoir le déclic !

Faut dire que je suis un peu lente car j’ai commencé le sexe avec les femmes à 22 ans et avec les hommes à 33 ans.

Now, à 42 ans, je considère que ma vie sexuelle n’a aucun sens avec une femme et que je dois faire ma vie avec des hommes.

 

Donc j’ai fini par embrasser des hommes à 40 ans et là ce fut une mini révélation : j’aime les hommes !

Now, à 42 ans, je considère que ma vie sexuelle n’a aucun sens avec une femme et que je dois faire ma vie avec des hommes.

Mais je ne suis toujours pas attirée par les hommes physiquement.

Je suis TRES attirée par la virilité (les poils, les couilles, la bite, le sperme, les odeurs de mâle) et par les sensations que j’ai quand un homme me touche et  que je me sens à ma place car il me voit comme une femme.

Donc ex post, je dirais que baiser avec des hommes a été une des choses les plus importante dans ma vie, ça m’a permis de mieux me comprendre et de me sentir mieux dans ma peau.

Et je conseille à tous les travestis, transgenres, transsexuelles qui pensent aimer les femmes d’essayer pendant x années les hommes car ils risquent d’avoir une bonne surprise in fine !

Je pense qu’il faut une période pour assumer qu’on aime la virilité, pour y prendre gout, un peu comme une fille de 14 ans n’est pas de suite accro à la bite  mais le devient 20 ans plus tard !

Et embrasser des mecs durant le sexe change tout, ça ouvre vraiment la porte à des sensations nouvelles et c’est GENIAL, bien mieux que le sexe  direct que j’ai pratiqué x années et qui ne m’intéresse plus.

 

 

 

 

 

 

 

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Le coming out travesti, transgenre, transexuelle

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Je ne vis pas en femme, je sors rarement en femme mais je ne suis pas dans le placard car :

  • tous mes amis savent qui je suis
  • je suis visible online en femme et j’y raconte ma vie
  • j’ai dit à mon père que j’aimerais être une femme
  • toutes les femmes avec qui j’ai été dans une relation amoureuse savaient qui j’étais
  • je vais parfois dans des soirées sexe en femme
  • je suis allé à la gay pride et manger après la gay pride en femme

Donc quelque part j’ai fait un  coming out même si je ne suis pas en femme 99% du temps.

Et m’avouer les 2 vérités suivantes m’a enlevé un poids :

  • je pense que je suis trans et je me demande si je ne vais pas changer de sexe un jour
  • je veux être en couple avec un homme viril

 

Les dires aux autres m’a aussi permis de me sentir moins en souffrance car je me sens plus authentique, plus en phase avec moi même, plus libre.

Donc je conseille à tout le monde de ne pas rester à 100% dans le placard et de sortir un peu !!!!!!

 

 

 

 

 

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Qui je suis ?

Physiquement je suis un mâle de 42 ans, je fais 174 cm et je pèse dans les 80kg.

Mentalement je rêve d’avoir un corps femelle et dans une moindre mesure la vie de femme qui va avec.

Sexuellement je me considère femme et j’aime le sexe avec les hommes VIRILS.

Socialement je (sur)vis en homme par peur, par facilité et par doute sur ma capacité à vivre en femme trans.

Je n’ai pas modifié mon corps à ce jour mais je pense sérieusement à féminiser mon corps et entamer une transition ne me semble plus de la science fiction comme c’était le cas il y a x années.

Je suis donc probablement quelque part dans le spectre transgenre, entre homme et femme, entre travesti et transsexuelle.

Je me cherche encore mais je suspecte que je suis dans une dynamique de « transsexualisation » (un passage progressif d’une identité homme à une identité trans, voire femme) car j’ai cessé de me voir comme un homme et j’ai très envie de féminiser mon corps.

Cette situation n’est pas facile  car elle provoque une dysphorie de genre.

De  plus, je me dis qu’il n’y a aucune solution, que la société déteste les gens comme moi, que je suis ridicule en femme ou que je suis juste un pervers/un malade mental  qui fantasme.

D’où sensation de désespoir et pensées suicidaires assez fréquentes.

Mais j’essaye quand même de garder espoir et je me fais aider par 2 psychiatres (donc 2 séances par semaine !).

Je ne me déteste pas en homme mais je pense que je devrais être une femme.

Je ne cherche pas à m’avilir, à me punir, à me rabaisser en devenant femme, au contraire je cherche à m’améliorer.

Je suis une personne très intelligente, assez cultivée et j’ai un bac+5 en économie (le même D.E.A. que D.S.K.)  mais je ne fais rien de tout ça niveau professionnel puisque je ne travaille pas depuis 13 ans et que je n’ai aucune envie de travailler.

Je suis au R.S.A. et comme je vis avec mes parents (enfin avec mon père car ma mère est morte d’un cancer du sein il y a 6 mois), j’arrive à me débrouiller pour vivre normalement sans travailler.

Je ne suis donc pas aigrie par la pseudo réussite sociale des autres, pas vénale, pas envieuse.

Enfin, si je suis TRES envieuse des femmes que je vois dehors : je voudrais être elles !

Aussi, malgré cette situation socio-économique indigne de mes capacités et bancale à terme, je ne pense pas du tout à trouver un emploi, la seule chose qui occupe mes pensées : la pulsion/envie d’être femme.

J’emploie beaucoup d’énergie à lutte contre cette pulsion/envie de modifier mon corps et de venir femme trans, du coup j’ai très peu d’énergie pour faire autre chose que lutter ou fantasmer, selon un cycle que je décris  ici :

https://dragmi.wordpress.com/2015/12/28/eureka-jai-pige-la-dynamique-pulsionnelle-qui-me-pousse-a-lhabiller-en-femme/

Je ne lutte pas car j’ai honte.

Je n’ai pas de honte en général et aucune honte ni culpabilité de vouloir être une femme ni d’aimer le sexe avec les hommes.

Etre femme passive avec un homme actif me parait couler de source, c’est ma sexualité et je ne veux pas en changer.

Je lutte simplement car j’ai PEUR.

Peur de la vie de femme trans  et peur de trouver ça pire que ma vie actuelle.

Niveau personnalité je suis une personne très franche, sincère, ouverte, et je ne mens jamais car mentir signifie qu’on  pense ne pas être légitime, qu’on a commis une faute, qu’on a honte…

Je suis plutôt solitaire mais extravertie, je ne fuis pas les autres car ils me font peur  mais j’aime  être seule car je trouve les gens ennuyeux.

Je suis très bavarde, j’ai un bon sens de l’humour, je sais me moquer de moi même  mais je suis une personne sérieuse, je ne cherche pas à me détruire  mais à me préserver car je m’aime.

En toute logique, je ne consomme ni tabac, ni alcool, ni stupéfiants, ni médicaments psychotrope, je n’ai pas besoin de ça pour me supporter.

Je suis assez sensible mais je ne me laisse pas faire et je sais me défendre quand on me fait chier, je dirais que j’ai une personnalité affirmée et que je suis même un peu chiante.

J’ai des tas de défauts dont celui d’être bordélique (à cause du manque d’énergie en partie) et de tout remettre au lendemain (à cause du manque d’énergie).

Mais je ne vais pas lister les défauts car je ne veux pas finir veille fille !

Je n’aime pas les enfants et je n’ai ancien envie d’en avoir ni d’en supporter autour de moi.

Je ne suis pas du tout soumise mais j’aime l’idée d’être avec un homme qui me domine physiquement et mentalement (ça il va avoir plus de mal le pauvre…), probablement pour me sentir plus fragile et donc plus femme et aussi pour être protégée par la virilité que je n’ai pas.

Je suis internet addict et je vis un peu hors du temps car je n’ai pas d’horaires.

Je ne suis pas sex addict mais j’aime le sexe et je me débrouille plutôt bien au lit d’après mes amants !

Je suis 100% passive au lit et je ne compte pas changer ma sexualité.

Je n’ai pas de tabou mais j’ai une sexualité banale en femme : j’aime embrasser, me faire caresser les tétons, me faire lécher la chatte, sucer le sexe de mon homme, sentir son sexe dur bouger en moi, le faire éjaculer en moi ou sur mon visage  !

En ce moment, je cherche un homme pour une relation de couple et je suis prête à m’investir dans un lien homme/transgenre sans honte ni masque.

Voilà en gros une idée de qui je suis !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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