Femme à bite ?

Travesti, transgenre, transsexuelle

 

Je voudrais parler d’un sujet qui semble obséder les trans et les non trans quand ils parlent du sujet trans : LA BITE !

Il est souvent attendu d’une personne trans qu’elle déclare détester sa bite et qu’elle soit prête à tout pour se la couper.

Faut il haïr sa bite pour être trans ?

Je suis sceptique.

J’ai parlé avec 2 personnes trans dont la chirurgie à mal tournée (qui se sont retrouvé avec  un trou entre la parois du vagin et de l’anus qui provoquait que la merde entre dans la vagin et provoque des infections et nécessite comme unique solution de dévier la merde vers un sac relié à l’abdomen).

Bref ils sont gravement handicapés dans la vie quotidienne, voient leur estime ruinée et la vie sexuelle est probablement impossible.

En plus elles ont payé 20 ke pour avoir ce problème.

Donc en toute logique elles devraient regretter amèrement la chirurgie et dire que si elle avaient su elles auraient gardé leur bite.

Mais non, elle disent ne pas regretter et que c’est moins pénible que d’avoir une BITE (qui fonctionne !).

Comment peut on préférer à une bite qui marche et un anus qui marche à un trou insensible que personne ne veut pénétrer du fait d’un sac à merde qui pendouille sachant qu’en plus on ne peut plus manger normalement et qu’on se balade partout avec ce sac avec la peur qu’il provoque des odeurs en public ?!

Pour moi c’est clairement soit un signe de dissonance cognitive (on se ment en disant qu’on ne regrette pas car comme on ne peut rien changer on préfère se mentir car c’est moins couter psychiquement) soit un signe de MALADIE MENTALE qu’on pourrait nommer DYSMORPHOPHOBIE.

Du coup je me demande si ces personnes sont vraiment trans ou simplement malades ?!

Et je me demande si la haine de sa propre bite ne traduit pas le fait qu’on n’est justement PAS trans.

Je m’explique : quand on déteste quelque chose c’est que cette chose compte pour nous et si elle compte c’est qu’on lui donne un importance, qu’on valide son existence psychique, un peu comme un homophobique admet en détestant les gays qu’il a peur de devenir gay et que donc il se sent concerné par la sexe gay.

Donc une personne qui déteste a bite déteste peut être le fait d’aimer inconsciemment avoir une bite, elle se dit qu’elle ne peut pas être une femme si elle aime sa bite et donc développe une phobie de sa bite pour se convaincre/rassurer qu’elle est bien une femme.

Moi je n’ai pas de phobie avec ma bite, la voir ne me provoque pas un dégout, tout comme voir mon oreille ne me provoque pas un dégout, tout comme mon caca ne me provoque pas de dégout, tout comme mon urine ne me provoque pas de dégout, tout comme rien en moi ne me provoque un dégoût.

Et rien ne me dégoute car je m’aime et ma bite en particulier ne me dégoute pas car je ne la vois pas comme une bite à savoir un truc que je vais rendre dure avec comme objectif de l’astiquer faute de pouvoir l’enfoncer dans un trou avec l’objectif de me secouer dedans pour jouir !!!

Pour moi ma bite n’est pas une bite, c’est un robinet SUPER PRATIQUE pour pisser dans le lavabo pendant que je me lave les dents et un truc pratique pour jouir en 2 minutes en me branlant en imaginant qu’un homme me prend le vagin et éjacule en moi !

Donc ma bite n’est pas intégrée dans mon psychisme comme une bite, un psyché,alite dira qu’elle n’est pas investie, je ne la vois pas comme un truc identitaire qui me définit et qui m’est indispensable pour jouir mais comme un truc pratique pour pisser et me branler.

Elle ne me pose pas de problème au quotidien, je n’y pense pas, elle est comme inexistante et il m’arrive même de prendre un bain sans même penser la décalotter pour la laver !

Elle me pose problème dans la sexualité avec les autres car quand les autres s’excitent avec elle ça ne m’excite pas et je me sens utilisée/arnaquée car je ne fais pas un truc qui  me parle quand je l’utile comme un homme utiles sa bite.

Et elle me pose problème par sa présence car je me dis qu’elle prend la place du vagin dont je rêve. Donc c’est plus le manque de vagin qui me pèse que la présence de bite car la bite je suis libre de ne pas l’utiliser comme une bite.

 

 

 

 

 

 

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Sodomie

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Pendant 25 ans j’ai été très orientée sodomie, je me suis enfoncé des tas de trucs pour en arriver à des bites.

Toujours en portant au moins des bas quand seule ou habillée en femme quand avec un homme.

Et toujours en m’imaginant,  me sentent, me soyant à la place d’une femme.

Donc jamais je ne me suis vue ça comme du sexe gay alors que j’avais selon la société des relations sexuelles une hommes.

Depuis peut être 1 an, je suis bien moins orientée sodomie.

Je ne suis pas passée d’une sexualité passive anale à une sexualité active génitale pour autant.

J’aime toujours le sexe anal mais je commence à comprendre que c’est pas le sexe anal en soi qui m’attire mais le fait de recevoir des bites dans mon corps, comme une femme.

D’ailleurs le sexe anal ne m’a jamais spécialement intéressé dans les trucs porno, je préfère de loin voir du sexe vaginal.

Et quand je baisais en homme des femmes ça m’intéressait encore moins que dans le porno puisque j’ai du essayé 2 ou 3 fois maxi.

Donc je ne suis pas fétichiste du sexe anal.

Et dans mes fantasmes je ne me vois pas sodominée mais pénétrée sans me dire que c’est anal.

Je crois que j’aime le sexe anal car je n’ai pas de vagin.

Et je ressens souvent comme une sorte de réparation intérieure durant la sodomie, comme si ça remettait les choses en places !

 

 

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Embrasser des hommes

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Je n’ai jamais été attirée par les hommes mais par les femmes.

Donc je pensais avoir un désir sexuel pour les femmes et je suis sorti en homme avec des femmes.

Cependant, je me suis toujours plus ou moins fait chier au lit avec une femme et pour y trouver du plaisir je devais me sentir amoureux.

Et avec le temps j’ai compris que je n’aimais pas sexuellement les femmes  mais que je voulais être elle, d’où attirance, un peu comme un fan pour son modèle.

Et j’ai compris ça notamment en baisant avec des hommes.

Baiser avec des hommes n’a pas été une révélation non plus, j’ai mis 9 ans à avoir le déclic !

Faut dire que je suis un peu lente car j’ai commencé le sexe avec les femmes à 22 ans et avec les hommes à 33 ans.

Now, à 42 ans, je considère que ma vie sexuelle n’a aucun sens avec une femme et que je dois faire ma vie avec des hommes.

 

Donc j’ai fini par embrasser des hommes à 40 ans et là ce fut une mini révélation : j’aime les hommes !

Now, à 42 ans, je considère que ma vie sexuelle n’a aucun sens avec une femme et que je dois faire ma vie avec des hommes.

Mais je ne suis toujours pas attirée par les hommes physiquement.

Je suis TRES attirée par la virilité (les poils, les couilles, la bite, le sperme, les odeurs de mâle) et par les sensations que j’ai quand un homme me touche et  que je me sens à ma place car il me voit comme une femme.

Donc ex post, je dirais que baiser avec des hommes a été une des choses les plus importante dans ma vie, ça m’a permis de mieux me comprendre et de me sentir mieux dans ma peau.

Et je conseille à tous les travestis, transgenres, transsexuelles qui pensent aimer les femmes d’essayer pendant x années les hommes car ils risquent d’avoir une bonne surprise in fine !

Je pense qu’il faut une période pour assumer qu’on aime la virilité, pour y prendre gout, un peu comme une fille de 14 ans n’est pas de suite accro à la bite  mais le devient 20 ans plus tard !

Et embrasser des mecs durant le sexe change tout, ça ouvre vraiment la porte à des sensations nouvelles et c’est GENIAL, bien mieux que le sexe  direct que j’ai pratiqué x années et qui ne m’intéresse plus.

 

 

 

 

 

 

 

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Vaginoplastie à Lyon par Nicolas MOREL JOURNEL : GRATOS mais bob bof…

Résultat de vaginoplastie transsexuelle (MtF) de Nicolas MOREL JOURNEL de Lyon (rare online !)

Pour moi ça fait Frankenchatte :

  • pas de clito à la bonne place,
  • pas de capuchon,
  • on croit que le vagin est entre ce qui est supposé être les lèvre et qui cache le clito qui n’est pas visible,
  • on voit clito  quand on écarte et là on voit un truc qui fait gland,
  • en prime mauvaise odeur d’après la personne qui possède cette chatte ;

Et vous, qu’en  pensez vous  ?

Voir ça en vrai chez une personne trans que je connais m’a fait un CHOC, ça m’a refroidie et éloignée de l’idée de vaginoplastie pendant 6 mois

Ce n’est pas moche comme résultat, on ne voit quasiment pas de cicatrice ce qui est étonnant mais on voit ce suite que ce n’est pas une vraie chatte or j’ai entendu x personnes dire qu’une chatte trans peut même tromper un gynécologue !

Donc je m’attendais à bien plus réaliste.

Puis, après réflexion, je me suis dit « pourquoi pas, ça sera toujours mieux pour se sentir femme qu’un truc moche et inutile qui pendouille » !

 

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Etre à la bonne place

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Un des psychiatres (spécialisé dans les transsexuelles et le genre) que je consulte travaille non stop, de 7h à 22h parfois 23h, 6 jours par semaine !

Je lui dis que c’est un malade.

Il dit que ce qui compte c’est d’être à la bonne place et qu’il est à la bonne place à son job.

Pourtant il lutte pour ne pas dormir quand je parle et ensuite il rentre chez lui en voiture !

Donc je ne suis pas sur qu’il soit à la bonne place à 22h dans son cabinet.

Mais cette histoire de bonne place me parle car mon problème est que je ne me sens pas à la bonne place.

Et j’ai cette idée de mauvaise place quand je regarde les femmes dehors et que je me dis que je ne suis pas comme elles, que je suis un mâle.

Je ne déteste pas être un homme,  je ne me déteste pas non plus tout court, au contraire même, je m’aime tôt court.

Mais je n’aime pas la place que j’ai car je voudrais celle des femmes.

Place qui me semble plus désirable même si je sais qu’objectivement il vaut mieux être un homme car la vie est plus simple en homme.

Et je ne me dis pas ça en voyant des femmes en maillot de bain ou habillée comme un morceau de viande qu’on expose.

Je me dis ça quand je vois des femmes faire des trucs sexuels avec un homme donc il a un coté sexuel.

Mais je me dis ça aussi quand je vois certaines femmes marcher dans la rue ou être assise dans le RER.

Donc ce n’est pas que sexuel car une femme qui marche dans la rue ne fait rien de sexuel en marchant.

D’où peut être qu’il y a une vraie envie d’être une femme, au delà de la pulsion sexuelle et que cette envie d’exprime via la sexualité car c’est la façon la plus évidente d’exprimer qu’on est une femme ?!

Je me dis aussi que je suis  la mauvaise place quand je vois un homme nu et que je me dis que j’ai le même corps et que ce corps est moche !

Ou quand je vois un mec pénétrer une femme et que je me dis que ce qu’il fait est ridicule car on dirait un singe qui fait des vas et viens compulsifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quelques définitions

Travesti, Transgenre, Transsexuelle, Gender fluide, Non binaire, 3ème sexe, 2 spirits…

Que signifie ces termes qu’on trouve souvent sur les sites traitant du sujet « travesti, transgenre, transsexuelle » ?

Chacun aura un peu sa propre définition, plus ou moins subtile, de ce qu’est un vrai travesti, une vraie transsexuelle, un vrai transgenre….

Donc j’ai envie de dire FUCK les finitions, vous trouverez ça online facilement !

Ce qui compte c’est de suivre ses envies, ses besoins, ses pulsions, sans enTRAVe, sans se coller une étiquette et sans essayer de rentrer à tout prix dans une case pour exister !

J’ai fait ça trop souvent et je le fais encore et je constate que ça n’a rien réglé que d’avoir une étiquette.

D’autant plus que j’en change au fil du temps.

Donc FUCK les étiquettes !

 

 

 

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Le genre, mon (?) genre

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Qui je suis aujourd’hui ?

Je doute encore beaucoup mais je dirais que je suis une personne transgenre (car je suis né mâle mais je ne me vois pas comme homme sans pour autant me voir comme une femme), ayant un genre fluide (car je ne me ressens pas femme tout le temps, l’envie d’être femme étant assez fluctuante mais présente depuis longtemps) ou peut être two spirit ou 3 ème genre.

Niveau identité sexuelle, je ne sais pas trop, peut être SUPER HETERO car je baise avec des femmes en homme et avec des hommes en femme ?!

Mais pour tout dire, je n’ai  pas vraiment besoin des autres, je suis donc assez auto-érotique mais  je baise principalement avec des hommes avec lesquels je tiens le rôle de femme POUR ME « SENTIR » PLUS FEMME.

Niveau attirance amoureuse je suis intéressé par les femmes mais j’ai de plus en plus envie de sortir avec un homme et d’avoir une relation amoureuse avec un home viril dont je serai la femme. Je ne sais pas si je peux aimer un homme car ca ne m’est jamais arrivé (je parle de sentiment et non de sexe) mais ca m’arrangerait bien de pouvoir me sentir amoureuse d’une homme !

Niveau attirance sexuelle, je suis excité par moi même en femme et par la virilité chez les autres (car par un jeu de miroir elle me permet de me sentir plus féminin et donc plus femme).

Je suis donc une personne complexe, avec une sexualité assez originale (pour un mâle du moins) et un mode de vie assez hors normes !

Et je le suis d’autant plus que tout cela n’est pas fixe, mon auto-identification et mes pratiques ayant changé pas mal avec l’âge et les expériences et continuant à changer.

D’un coté je suis totalement perdue car je me sens très en décalage par rapport aux autres, tous les autres, y compris les trav (qui restent mentalement homme) et les trans (qui sont mentalement femme), je me pose des tas de questions sur mon genre, ma sexualité, la vie que je veux mener,  mais d’un autre coté je ne me suis jamais sentie aussi libre et affirmée.

A presque 42 ans, il serait temps que je me trouve !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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