Je me définis comme trans : c’est le CATA !

Transsexuelle, transgenre

Il y a 1 an je suis allée consulter un psychiatre car je ne savais pas si j’étais un travesti, une personne transgenre, une personne transsexuelle, un homme qui fantasme, un borderline perdu, un pervers…enfin je changeais d’avis selon mon humeur et selon mon degré d’excitation sexuelle (quand j’étais d’humeur sexuelle je me disais transsexuelle…).

Je ne savais pas non plus si je voulais qu’il me dise que je suis un travesti qui fantasme ou une personne trans avec un problème de corps/genre social.

Intellectuellement je voulais entendre « travesti » car c’est bien plus facile d’être un travesti qui se branle en collant et qui revient dans la vie normal après 4h à fantasmer qu’une personne trans qui doit faire face à la dysphorie de genre d’une part et à la société anti trans d’autre part.

Je crois aujourd’hui que je voulais entendre « transsexuelle » car aujourd’hui je me définie comme une personne trans et je ne me perçois plus du tout comme un travesti.

Par trans j’entends un humain  avec un corps mâle accompagné d’un fonctionnent psychique globalement féminin qui pourrait correspondre à une genre femme et d’une façon d’évacuer la pulsion sexuelle  similaire à celle qu’on retrouve chez 90% des femelles (envie de bite dans son corps et aucune envie de pénétrer les gens !).

Pour reprendre un terme de mon autre psychiatre je dirais qu’être mâle et homme ne me fait pas jouir  alors que l’idée même d’être femelle dans le corps et femme en société provoque une jouissance, éveille à la vie et libère une énergie positive qui n’existe pas en homme.

Je pense donc que le côté sexuel que je donnais au travestissement n’était que la partie visible de l’iceberg trans : me faire enculer en femme par des hommes  était la manifestation d’une sexualité de femme normale à la différence que  j’étais  handicapée par un corps mâle et donc réduite à utiliser des artifices pour avoir l’air femme et réduite à focaliser sur les sensations anales pour trouver mon plaisir.

Donc je pense que je suis TRANS, Transsexuelle, transgenre, transidentitaire…enfin j’ai un genre femme dans un corps mâle et que j’en souffre.

La question aujourd’hui est la suivante  : que faire de cette situation TRANS ?

Je vois plusieurs possibilités :

 

1) Ne rien faire

Rester physiquement et socialement homme (enfin, ado en pyjama qui ne sort que pour aller chez les psychiatres !) par commodité.

A coté m’accepter trans et dire autour de moi à qui veut l’entendre que je veux me changer en femme. Etre femme online et baiser de temps en temps avec des hommes qui me voient femme.

Je pense qu’à moyen terme ce n’est pas viable car je ne peux pas passer ma vie en pyjama chez moi et car je pense souvent au suicide et un jour je risque de tester pour voir ce que ca fait de se pendre !

Enfin, très clairement je suis passée de l’idée que changer de sexe est impossible à l’idée que c’est possible.

Donc je crois que ce n’est pas la meilleure façon de gérer ma situation trans.

 

2) Etre trans à temps partiel

Donc sortir plus souvent en femme, me trouver un mec en femme et revenir en mec quand j’en ai besoin ou envie.

Problème : les gens vont me voir comme un mec en robe et non comme une femme et donc ma vie  sera rude car la société n’aime pas les hommes en robe !

Autre problème, peut être plus grave : je ne veux pas être un mélange homme/femme, femme à bite, travesti, queer, gender fluid, hors de la binarité…je veux simplement être une femme banale.

J’aime la binarité homme/femme, c’est juste que je ne suis pas dans le bon camps ! Je n’aime pas les femmes masculines ou les hommes féminins. J’aime les femmes féminines et les hommes masculins. Je ne veux pas tuer le genre, je veux en changer aux yeux des autres !

Donc je pense qu’une double vie, homme en pyjama d’un côté et homme en robe de l’autre n’est pas non plus un choix épanouissant car aucun des 2 ne me plait !

 

3) Faire une transition totale

Me féminiser au maximum via hormones, chirurgie faciale, chirurgie génitale, training de la voix, apprentissage de la gestuelle…

Faire tout ce qu’il est possible de faire pour avoir l’air d’une femme  dans le corps et dans la mode de vie.

Je pense que c’est l’option qui me parle le plus, celle qui a le plus de sens.

Toute la question est de savoir si c’est  possible.

Est ce que je peux prendre des hormones sans ruiner ma santé, est ce que je vais les supporter ? Est ce que les hormones auront un effet positifs sur mon mental et un effet féminisant suffisant sur mon corps ? Je n’en sais rien !

Est ce que je peux trouver la force de faire tous les efforts nécessaires ? Je n’en sais rien !

Est ce qu’une chatte trans est un truc qui peut me convenir ? Je n’en sais rien !

Est ce que je peux être amoureuse d’un homme ? Je n’en sais rien !

Est ce qu’un homme peut vouloir de moi, me voir comme sa femme en sachant que je suis trans ? Je n’en sais rien !

Est ce que je peux faire assez femme pour mener une vie normale de femme ? Je n’en sais rien !

Est ce que je vais m’adapter en femme ? Est ce que  je ne vais pas me sentir légitime en femme ? Je n’en sais rien !

Donc je suis face à l’inconnu, avec comme seule certitude que ca sera un chemin dur !!!!

Peut être que la solution est la suivante :

 

Commencer une transition très progressive, petit à petit, sans se presser, sans se fixer des objectifs trop compliqués, sans timing, avec l’idée que tout peut arriver et qu’au pire je peux revenir dans ma vie de mec en pyjama et me suicider quand j’en aurais marre !

Pour être plus pragmatique je dirais que je peux commencer par demander une ALD trans, pour marquer une étape. Ou alors consulter un hormonologue pour faire des examens et voir si je suis en assez bonne santé pour tester les hormones, commencer avec CMU et si je trouve ca cool après 3 mois demander une ALD.

De façon étrange les hormones me semblent une étape plus simple que l’épilation définitive et je pense que c’est la première étape.

Les effets psychiques des hormones à petite dose me diront si une transition est possible, une épilation ne me dira rien.

Donc faut que je trouve la folie pour réclamer des hormones !!!!!!!

 

 

 

 

 

 

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