Dysphorie de genre : on s’y habitue !

Travesti, transgenre, transsexuelle

La dysphorie de genre…tout un programme !

J’ai déjà expliqué ce que c’était donc je ne vais rentrer dans les détails mais voici comment je la comprends :

On se sent mal, insatisfait, plus ou moins en permanence, de façon plus ou moins forte, c’est très fluctuant allant d’une sensation d’anxieté, d’irritabilité (après le sexe en homme chez moi par exemple), de tristesse (assez latent chez moi), d’apathie (j’ai ca en toile de fond via la proscrastination).

Parfois le mal être est tel que je pense très clairement au suicide mais comme il fluctue je n’ai pas le temps de monter un projet viable de suicide ni même de faire un suicide impulsif.

Et comme elle vient du genre cette dysphorie à savoir du fait d’avoir un genre femme avec un corps mâle et une vie sociale de mec  on exprime en parallèle de ces symptômes des fantasmes/désire/envie/idée de changer de sexe, de modifier son corps pour devenir femme.

Mais on ne fait pas forcement le lien. Parfois on peut même penser que cette envie est un symptôme dans le lot et que la cause est commune à savoir une maladie mentale ou une structure mentale bordeline ou psychotique qui provoque le mal être ET l’envie de changer de sexe.

Donc avant  de se dire qu’on va mal car on un problème de genre qui ne colle pas au corps ca peut prendre x années !

Et un des trucs qui empêche de se rendre compte de ce qui se passe est le fait de developper une certaine tolérance à ce mal être, à le considérer comme tout à fait normal, comme l’état par défaut chez soi et chez tout le monde.

Du coup on va mal mais on ne s’en rend même plus compte et on se rend encore moins compte de pourquoi on va mal.

Parfois on peut avoir une vie tout à fait réussie et enviable (argent, job, famille, amis, position sociale) vu de l’extérieur et donc avoir un mask hyper efficace, tellement efficace qu’on supporte la dysphorie pendant 40 ans.

Certains trans peuvent tenir à vie avec le mask mais la plupart finissent par craquer, le mask se fissure et on réalise qu’on va mal et à quel point on va mal.

Et parfois on peut même avoir une vie qui pour t’extérieur parait ratée (mon cas puisque je n’ai ni job, ni argent, ni carrière, ni femme, ni enfant, ni position sociale et que je m’embrouille souvent avec les gens…) et penser que tout va bien car on est un peu anesthésié par la dysphorie ou qu’on s’est déconnecté des émotions pour ne pas sentir la dysphorie.

Voilà pourquoi tous les trans ne disent pas qu’ils sont des femmes à 8 ans et pourquoi on peut sortir du placard trans à 50 ans sans jamais avoir été obsédé par le genre au point de se dire qu’on est trans auparavant.

Tolérance à la dysphorie qui devient l’état normal, comme quand on consomme une drogue  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vide borderline ou vide de femme ?

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J’ai longtemps pensé que j’étais borderline car j’avais une sensation de vide en moi, avec parfois une impression de trou, de quelque chose qui manque.

Et j’avais noté que je pouvais remplir cette sensation désagréable de 3 façons :

  • les achats de masse (10 brosses identiques d’aspirateurs pour avoir les frais de ports gratos et revendre ensuite les brosses, 1 000€ de chaussettes, 25kg de cassoulets, 1 000€ de maquillage, toujours ce qui est amusant en disant que c’est rationnel car en promo !)
  • apprendre des choses en lisant online ou en parlant avec des gens
  • me goder ou me faire prendre les trous par un homme

J’ai donc un besoin de remplir : ma chambre, mon cerveau ou mon anus !

Et bien d’après Guetta, le psychiatre qui dit que je suis une femme :

  • les hommes expulsent vers l’extérieur l’énergie
  • les femmes introduisent en elles l’énergie

Dynamique qu’on retrouve d’ailleurs dans le sexe et qui est favorisée/confirmée par l’anatomie :

  • la bite qui entre, qui possède l’espace, qui s’impose en mettant le vagin à la bonne taille, le sperme qui remplit le vide et déborde !
  • la chatte qui s’ouvre à la bite, s’adapte à la taille de la bite et garde le sperme ce qui fait que même après le sexe l’homme reste un peu dans la femme, et d’ailleurs quand il l’engrosse  la rattache à lui à vie et donc la possède à vie.

Donc le vide que je croyais être un vide borderline pathologique et peut être juste une sensation normale de féminité, et le besoin de le remplir un besoin de femme !!!

Sauf que ne pouvant le remplir librement par le sexe car j’ai un corps mâle qui me bloque pour me laisser aller, je l’ai rempli un peu par les achats mais budget limité, un peu par les lectures mais capacité à me concentrer et à mémoriser limitée et du coup le vide ne disparait jamais et je me sens dysphorique.

Et peut être que le seul moyen de remplir comme il faut ce trou que je sens parfois de façon très nette est d’être femme au grand jour pour pouvoir le remplir via la relation aux autres, avec des émotions, des échanges, dans une position féminine et non masculine.

Ca me semble très intelligent cette analyse !!!

Du coup la seule solution pour en finir avec ce vide : me changer en femme et vivre en femme !?

Le premier psychiatre, celui qui disait que je n’étais pas trans et qui maintenant doute, parlait lui d’un trou chez tous les trans, un genre qui ne se met jamais en place et laisse un vide, vide qui sera rempli par la sensation qu’on est dans l’autre genre.

Ca me parle aussi car je me sens trouée et j’en souffre !

Je me répare en me faisant agrandir un autre trou par des hommes virils en étant femme au lit !!! Ce qui est un peu paradoxal !?

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